Archives de February, 2009

Popularité de l’Internet au Québec

Consultez le carnet techno de Bruno Guglielminetti sur le site Web de la SRC pour découvrir les plus récentes données sur la popularité de l’Internet au Québec. Il s’agit de chiffres qui confirment ceux du Bureau de la publicité interactive du Canada, émis au début du mois de février 2009, à l’effet que l’Internet dame le pion à la presse écrite et à la radio en matière de consommation d’information.

Denis Bertrand

 

L’Internet plus populaire que les jounaux et les magazines

Selon le plus récent bulletin du Bureau de la publicité interactive du Canada (février 2009), les adultes canadiens (francophones et anglophones) obtiennent leurs informations principalement de la télévision, de la radio et de l’Internet. Les 25 à 34 ans ont recours autant à l’Internet qu’à la télévsion, tandis que chez les 18 à 24 ans, l’Internet arrive en première position. Le Bureau souligne qu’en vieillissant, les Canadiennes et les Canadiens conservent leurs habitudes médiatiques.   

Denis Bertrand

 

L’Internet : ami ou ennemi des arts et de la culture ?

Un ancien bonze de la Silicone Valley, Andrew Keen, a publié un ouvrage récemment – maintenant disponible en français (Le culte de l’amateur – Comment Internet tue notre culture, Éditions de l’Homme) – dans lequel il dénonce le recours aux Facebook et YouTube de ce monde. Il affirme, entre autres, que grâce à leur capacité de diffuser des textes et des vidéos amateurs, ces outils éloignent le public, et les enfants en particulier, des oeuvres des musiciens, des auteurs et des cinéastes professionnels.

Ce n’est pas la première fois qu’une personne sonne l’alarme par rapport aux progrès technologiques qui menaceraient certains modes d’expression. L’avènement de la télé devait tuer le cinéma et l’Internet, le livre, etc. Rien de tout cela ne s’est avéré vrai. Hollywood a réalisé des profits records en salles au cours de la plus récente période des fêtes.

Pour juger de l’impact véritable des nouvelles technologies de l’information et des communications sur la promotion des arts et de la culture, je vous invite à découvrir Paul Potts. Ce vendeur de téléphones cellulaires participait en 2007 à une émission de découverte de talents intitulée Britain’s Got Talent. Lorsqu’il s’est amené sur scène et qu’il a annoncé qu’il allait chanter un air d’opéra, les juges et le public ont réagi avec un certain scepticisme. Vous verrez le résultat. Depuis, cette vidéo a été vue par tout près de 42 millions de personnes (version haute définition qui n’est malheureusement plus disponible sur YouTube), M. Potts a produit un album et donne maintenant des concerts professionnels. Ce n’est pas là sa plus grande réalisation. Il est certain que grâce à lui et à la présence de sa perfomance sur YouTube, bien des gens ont acquis une nouvelle appréciation de l’opéra et ont sans doute acheté son album.    

Je ne vous dis pas que si vous utilisez YouTube, des millions de personnes vont se précipiter pour voir votre vidéo. Par contre, il y a fort à parier que selon l’auditoire que vous voulez joindre, cet outil pourrait s’avérer très avantageux pour vous. 

Denis Bertrand

 

Citation pertinente

” Si on fait de nos spectacles des événements incontournables, c’est certain que le public sera au rendez-vous. ” – Robert Lepage, directeur artistique, Ex Machina (Québec). Source : Ex Machina : Chantiers d’écriture scénique, 2007.

Je me suis permis de surligner l’élément le plus important de l’affirmation de M. Lepage. Créer un événement autour de chaque spectacle est une des composantes de notre stratégie de Développement de l’auditoire pour les arts. En créant l’événement, les diffuseurs et les compagnies soulèvent l’intérêt du public et font l’envie de leurs concurrents.    

Denis Bertrand

 

Lecture recommandée

Je viens de compléter la lecture d’un bouquin très intéressant portant sur le développement de public pour les arts intitulé Invitation to the Party – Building Bridges to the Arts, Culture and Community, de Donna Walker-Kuhne (Theatre Communications Group, 2005). L’auteure affirme que le développement de public se planifie et qu’il nécessite la participation de toutes les composantes d’un organisme artistique, des bénévoles qui siègent au conseil d’administration jusqu’aux employés, en passant par les autres bénévoles engagés auprès de l’organisme. Mme Walker-Kuhne précise que le développement de public a pour but de permettre à un organisme artistique de tisser des liens durables avec les communautés qu’il dessert. Selon elle, en joignant de nouveaux publics, les organismes artistiques contribuent à la création d’une société meilleure, puisque les arts offrent à la population des expériences empreintes d’humanité. Mme Walker-Khune écrit que le développement de public moderne comprend à la fois des techniques de marketing et le développement de relations directes avec l’auditoire.

Nous sommes du même avis que cette experte. C’est pourquoi le Développement de l’auditoire pour les arts de 50 Carleton fait appel au marketing intégré et aux contacts directs entre le diffuseur, les artistes et le public pour permettre aux organismes artistiques de conserver leurs auditoires courants et en joindre de nouveaux.

Denis Bertrand

 

Un guide ”national” de développement de public

Nous vous invitons à consulter le site www.maitrediffuseur.ca pour y découvrir le Guide pratique de développement de public que nous avons produit pour l’Alliance des réseaux de diffusion des arts de la scène (ARDAS) et la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF).

Denis Bertrand

 

Le marketing social : êtes-vous branchés ?

Facebook a annoncé la semaine dernière que plus de 11 millions de Canadiennes et de Canadiens utilisaient dorénavant ses services. Voici quelques données additionnelles : c’est chez les 45 ans et plus qu’on a noté la hausse la plus importante de participation à Facebook ; il y a plus de femmes que d’hommes sur Facebook ; les gens qui ont un compte Facebook possèdent en moyenne 120 amis avec lesquels ils partagent toutes sortes d’informations et de recommandations. Votre organisme artistique fait-il appel au réseautage social pour promouvoir ses activités ? Si ce n’est pas le cas, nous pouvons vous y introduire. 

Denis Bertrand

 

Les théâtres montréalais et la récession

Dans un article paru le 24 janvier 2009 dans La Presse sous la plume de Sylvie St-Jacques (Les théâtres montrélais : récession, dites-vous ?), des directions artistiques se questionnent sur l’impact que pourraient avoir les conditions économiques courantes sur la fréquentation des spectacles. Alors que certaines se demandent s’il faut modifier ou non la programmation des théâtres pour qu’ils demeurent concurrentiels et accessibles, d’autres s’interrogent sur l’impact d’une offre accrue de produits culturels dans la métropole québécoise et le recours par le public au divertissement domestique (ex., cinéma-maison). À notre avis, il appartient à chaque direction artistique de déterminer ce qu’elle veut présenter. Nous croyons qu’il y a un public pour toutes sortes de spectacles et qu’il y a moyen de surmonter les défis associés aux conditions économiques courantes si les compagnies et les diffuseurs entreprennent des activités qui auront pour but de les distinguer de la concurrence et d’offrir au public une véritable expérience artistique et sociale, plutôt qu’une simple soirée au théâtre.

Denis Bertrand

 

Une stratégie de développement de public pour l’Alberta

Je reviens d’une tournée auprès de diffuseurs francophones de l’Alberta pour lesquels nous avons développé une Stratégie globale de développement de public sous l’égide du Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA) et le Réseau Cent Gains (AB+). La Stratégie est basée sur le Développement de l’auditoire pour les arts de 50 Carleton. Je remercie Mariette Rainville et Sylvie Duchesne du RAFA, de même que tous les diffuseurs rencontrés sur place, pour leur accueil. La Stratégie a été très bien reçue et répond à de nombreux besoins exprimés par les diffuseurs eux-mêmes.     

Denis Bertrand

 

L’importance de se démarquer dans un marché saturé

L’émission d’affaires publiques Desautels, diffusée sur les ondes de la Première Chaîne de la SRC, a présenté le 4 février dernier un reportage portant sur les efforts déployés par de grandes institutions culturelles québécoises (Orchestre symphonique de Montréal, l’Opéra de Montréal, le Musée des Beaux-Arts…) pour joindre de nouveaux publics. Par exemple : l’Opéra présente des extraits de spectacles dans le métro ; l’OSM a tenu un concert-hommage aux Canadiens de Montréal au Centre Bell ; une exposition sur Andy Warhol au Musée était accompagnée de musique et de jeux de lumières en direct afin d’attirer un public plus jeune. Tout en reconnaissant que de telles initiatives permettent à la population d’avoir une opinion plus favorable des arts, l’expert en marketing des arts et de la culture aux Hautes Études Commerciales de Montréal, M. François Colbert, a expliqué que l’offre artistique augmente sans cesse, mais qu’il n’en va pas autant du marché à laquelle elle est destinée. ” L’offre dépasse la capacité du marché, explique-t-il, et elle continue d’augmenter. Pour les compagnies et les artistes, c’est une situation intenable, puisqu’il y a de plus en plus de monde qui se partage une tarte qui ne grossit pas, qui ne grossira pas.” M. Colbert recommande aux compagnies et aux artistes de joindre les personnes qui se trouvent ”à la frange” de leurs activités et qui seraient prédisposées à consommer leurs produits, question de ”tirer leur épingle du jeu, parce que la concurrence est féroce.” Il a ajouté que plus une compagnie jouit d’une grande notoriété, plus il est facile pour elle d’aller chercher ces gens susceptibles d’être intéressés à son produit. 

Dans le Développement de l’auditoire pour les arts de 50 Carleton, nous vous proposons justement des moyens pour accroître votre visibilité et faire appel à vos proches et à vos clients fidèles pour joindre ces personnes ”prédisposées”. Contactez-nous pour en savoir davantage !

Denis Bertrand