Archives de May, 2009

Développement de l’auditoire pour les arts de 50 Carleton : projets en cours

Le Réseau atlantique de diffusion des arts de la scène (RADARTS) a recours à nos services pour l’animation d’ateliers portant sur le développement de public et le marketing viral. Ceux-ci seront offerts aux membres de RADARTS le 12 juin 2009, à Halifax, dans le cadre de l’AGA de l’organisme. 

Entre temps, nous développons des stratégies de développement de public en appui à la tournée ontarienne que doit amorcer l’automne prochain la compagnie de danse torontoise CORPUS. Celle visitera une dizaine de communautés pour y présenter trois de ses oeuvres (Les moutons, Le Grand Peep Show et L’escadron volant), d’une durée de 30 minutes chacune, dans des centres d’achats et d’autres lieux publics.

De plus, nous venons de renouveler notre entente avec le Théâtre du Nouvel-Ontario (TNO) de Sudbury pour l’élaboration de ses stratégies de développement de public pour la saison 2009-2010.

Surveillez ce blogue pour en apprendre davantage sur ces activités.

Denis Bertrand

 

Autre exemple de l’efficacité du Développement de l’auditoire pour les arts

50 Carleton travaille depuis quelques années avec le Théâtre du Nouvel-Ontario (TNO) de Sudbury à l’élaboration de ses stratégies de développement de public, par l’entremise du Développement de l’auditoire pour les arts. Ces stratégies et la qualité de la programmation du TNO ont permis à celui-ci d’accroître sa vente d’abonnements de 140 % de 2006-2007 à 2007-2008. L’assistance aux spectacles a augmenté de 56 % de 2005-2006 à 2007-2008. Le nombre de représentations à guichets fermés est passé de 50 % en 2007-2008 à 70 % en 2008-2009. Le taux moyen d’assistance pour la saison 2008-2009 s’élevait à 95 %, comparativement à 94 % la saison précédente. Ces résultats sont impressionnants et tout le crédit revient à l’équipe du TNO qui s’investit pleinement dans le développement de public. Mais il y a plus. Les spectatrices et les spectateurs qui aiment bien toutes les initiatives mises en place par le TNO pour approfondissent leur expérience au théâtre lui font maintenant des suggestions d’activités pour attirer encore plus d’adeptes ! C’est la preuve que le TNO a réussi à tisser des liens très étroits avec son public et que celui-ci s’amuse bien lorsqu’il franchit les portes du théâtre.        

Denis Bertrand

 

Le Canadien de Montréal et le développement de public

Il y a un bout de temps que je veux vous parler d’un article du magazine L’Actualité portant sur les stratégies de marketing du Canadien de Montréal, paru dans l’édition du 1er mars 2009. Maintenant que les hauts et (surtout) les bas de la sasion et des séries éliminatoires sont passés, le moment semble opportun d’y revenir. Ainsi, il n’y a pas que les organismes artistiques qui s’investissent dans le développement de public. Il y a aussi les équipes sportives. L’Actualité nous apprend que le Canadien a entrepris de rajeunir sa clientèle au cours des dernières années en donnant des billets aux élèves de 5e année parce que, selon le président de l’équipe, Pierre Boivin, c’est l’âge à laquelle on adopte des habitudes pour la vie. L’équipe utilise des jeunes pour vendre des billets dans les cégeps et les universités. Le Canadien réserve aussi des sections du Centre Bell pour les familles.  Il promet aux spectateurs une “expérience unique” qui comprend autant l’animation offerte au public, qui mise sur les heures de gloire de l’équipe, que les matchs disputés sur la patinoire. Peu importe ce que vous pensez du Canadien, je vous invite à lire le texte de L’Actualité

Denis Bertrand

 

Les pensées de René Cormier sur les rapports entre les théâtres et le public

Je suis désolé d’avoir négligé ce blogue depuis quelques jours. Veuillez m’en excuser.

Je vous reviens avec les pensées intéressantes de l’homme de théâtre acadien René Cormier qui a réfléchi aux relations que les théâtres doivent établir avec leur public. René parle de compagnies de théâtre, mais ses réflexions peuvent s’appliquer facilement à d’autres organismes artistiques. Dans une entrevue accordée au Bulletin de l’Association des théâtres francophones du Canada, il affirme que “c’est une évidence que le développement des arts doit être intégré à la communauté (…) Le théâtre, peut-être plus que toute autre sorte d’art, est un lien profond avec le milieu, le lieu dans lequel on vit. C’est une relation profonde et intime avec sa communauté, un dialogue permanent avec elle. (…) Le théâtre doit établir un dialogue culturel avec sa communauté, l’interpeller et s’inscrire au coeur de la cité. (…) Le théâtre doit s’ouvrir et miser sur des alliances avec d’autres secteurs. (…) Les théâtres ont une relation à long terme à établir avec leur public, leur communauté, en maintenant une relation par les spectacles, mais aussi par les activités qui les entourent. (…) En milieu minoritaire, quant on est le théâtre, il y a une dimension pédagogique indispensable à intégrer, le théâtre joue un rôle d’éducateur pour toutes les couches de la société. Pour cela, on a besoin de dialoguer avec les publics. On crée une oeuvre, mais il y a une multitude de choses à faire autour pour renforcer la rencontre entre l’oeuvre et le spectateur.”

René prône donc la création de rapports plus étroits entre les théâtres et le public. Autrement dit, il ne suffit plus pour un organisme artistique de simplement vendre des billets, d’inviter les gens à s’asseoir pendant 90 minutes ou deux heures pour regarder un spectacle, puis de les renvoyer à la maison. Il faut approfondir l’exérience du public en lui permettant de mieux comprendre ce qu’on lui présente et de tisser des liens avec les artistes, le producteur ou le diffuseur.  Le Développement de l’auditoire pour les arts de 50 Carleton aborde ces thématiques.

Denis Bertrand

 

Lecture recommandée : Le capital conversationnel

Le marketing viral est insdispensable à tout organisme artistique désireux de joindre un nouveau public. La promotion bouche à oreille est au coeur de cette approche. Pour savoir comment initier et gérer le bouche à oreille, lisez Le capital conversationnel, publié aux Éditions Transcontinental. Je remercie Simone St-Pierre, du Théâtre de la Vieille 17 d’Ottawa, qui m’a introduit à cet ouvrage.

Denis Bertrand

 

Le Développement de l’auditoire pour les arts de 50 Carleton donne des résultats

50 Carleton a produit l’hiver dernier une Stratégie globale de développement de public pour les arts pour le Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA), inspirée de son programme de Développement de l’auditoire pour les arts (DAA). Le RAFA a choisi de mettre la stratégie provinciale à l’épreuve en appuyant la présentation d’un spectacle de danse de la troupe Zéphyr de l’Association la Girandole dans la communauté de Cold Lake, le 22 mars 2009. En terme de développement de public, la stratégie ciblait prioritairement les familles de la base militaire et un public plus large dans les deux régions avoisinantes – Cold Lake et Bonnyville. Malgré une tempête hivernale ce jour-là qui a pu décourager  certaines personnes de se rendre à Cold Lake, les organisateurs du spectacle ont salué l’utilité de la Stratégie globale. Selon le rapport d’évaluation de l’expérience de Cold Lake, «toutes les étapes de la stratégie sont importantes. Elles se complètent. Si on ne connaît pas le produit, on ne peut cibler des marchés, créer l’offre, joindre les gens des cercles d’influences, développer des outils de communication adéquats (viraux et traditionnels), créer une expérience mémorable pour le public pour enfin contribuer au développement de la communauté. L’identification des cercles d’influences ont surpris plus d’un et ont permis de renforcer ou de tisser de nouveaux liens avec des groupes sociaux, les militaires ou tout simplement la communauté francophone, francophile et anglophone de la région. Le marketing viral (bouche à oreille, courriels) semble avoir un plus grand impact que les outils traditionnels (annonces dans les journaux, imprimés, affiches). Par contre, les deux semblent être nécessaires.»  Contactez-moi pour en savoir davantage : denis@50Carleton.com ou composez le (705) 673-7385.

Denis Bertrand