Archives de June, 2009

Convaincre son C.A. d’aller de l’avant avec le développement de public

J’ai fait plusieurs présentations au cours de la dernière année sur le développement de public et le Développement de l’auditoire pour les arts de 50 Carleton à des directions générales et à des responsables de communications ou de marketing d’organismes artistiques. Alors que mes propos semblent plaire à mes interlocuteurs, ceux-ci soulèvent souvent le défi de convaincre leurs patrons (entendre les conseils d’administration) de la pertinence d’adopter de nouvelles approches pour joindre le public. Les choses se corsent lorsque je mentionne que le développement de public est un “sport” d’équipe et que les membres de C.A. doivent mettre l’épaule à la roue eux aussi pour assurer le succès de ces activités. Pour convaincre ces élus, j’invite les directions générales et les autres employés d’organismes artistiques à leur indiquer que le développement de public vise deux buts en particulier : accroître l’assitance aux activités artistiques en permettant au public de se familiariser davantage avec les arts ; créer des communautés de supporteurs capables de promouvoir vos activités artistiques dans leur entourage et prêtes à soutenir publiquement les artistes, les diffuseurs et les producteurs. Je simplifie un peu les choses, mais grosso modo, voilà pourquoi le développement de public se démarque du recours à la publicité traditionnelle qui a pour but essentiellement de vendre des billets, sans engendrer d’autres retombées positives pour les organismes artistiques.   

Denis Bertrand

 

Blogue au repos

Je serai absent pendant quelque temps et dans l’impossibilité d’actualiser ce blogue. Je vous reviendrai à mon retour de vacances dans une dizaine de jours (fin juin 2009). J’en profite pour remercier les personnes qui ont adhéré à ce blogue. J’espère que vous y trouvez votre compte. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires, trouvailles ou pratiques exemplaires en matière de développement de public pour les arts !

Denis Bertrand

 

À propos de Twitter

L’édition du 15 juin 2009 du magazine Time contient un article intéressant sur le phénomène Twitter. Avec ces messages limités à 140 caractères, Twitter permet aux organismes artistiques de garder un contact intime et quotidien avec le public. Mais comme je le répète souvent, le recours à des outils comme Twitter et Facebook doit s’intégrer dans une stratégie de développement de public bien définie. Ils ne peuvent vous livrer les résultats désirés sans que vous ayez établi au départ certains objectifs de recrutement, d’assitance, de soutien ou de participation.   

Denis Bertrand

 

La gentillesse suffit

Je vous invite à lire cet article paru dans l’édition de juin 2009 de la revue Inside Arts produite par le Association of Performing Arts Presenters. Le directeur général d’un centre des arts de Boston y affime qu’il suffit souvent “d’un mot gentil, d’un sourire chaleureux et du bon choix de bières” pour faciliter l’accès aux arts. L’article met en évidence des démarches entreprises par des organismes artistiques pour élargir leurs auditoires, y compris auprès de personnes handicapées.

Denis Bertrand

 

Suivis à l’atelier pour les responsables de réseaux de diffusion des arts de la scène

J’ai eu la chance de coanimer, en avril dernier, un atelier de ressourcement destiné aux directions générales de réseaux de diffusion des arts de la scène. L’atelier créé par l’expert américian en développement de public, Jerry Yoshitomi, a permis aux paticipants de se familairiser avec des notions de développement de public, de leadership et la création de communautés de pratique (micro-réseaux). Pour mesurer les retombées de cette rencontre, Jerry a convoqué, deux mois plus tard, les participants à une conférence téléphonique pour discuter des suivis qu’ils ont donnés à l’atelier. Il appert que bon nombre d’entre eux ont eu recours aux notions apprises pendant l’atelier pour effectuer des changements à leur fonctionnement interne, inciter une participation active de leur conseil d’adminsitation à la définition des orientations de leur organisme, mettre en place des communautés de pratique, lancer des projets de collaboration avec d’autres réseaux et trouver un peu plus de temps pour vacquer à leurs intérêts personnels.  Participer à un tel atelier vous intéresse-t-il ? Si oui, communiquez avec moi

Denis Bertrand

 

L’exemple Obama

Le président américain, Barack Obama, a livré ce matin (le 4 juin 2009) un discours prônant la réconciliation entre le monde musulman et l’Occident. Outre son contenu qui impressionne (je suis un fan d’Obama), j’aimerais porter à votre attention la structure de ce document. Le président énonce clairement dès le début ce dont il parlera et le discours est divisé en sections, en fonction des thématiques qu’il aborde. Pour ceux et celles parmi vous qui vous demandez comment faire une présentation publique efficace, ce discours d’Obama peut vous servir de référence. Les campagnes que Barack Obama a menées pour obtenir l’investiture démocrate et la présidence sont aussi d’excellents exemples de marketing social. Il n’est pas le premier politicien à utiliser cette approche (il a même été devancé en ce sens par le Parti conservateur du Canada), mais il est certainement celui qui a connu le plus de succès. Vous pourrez en apprendre davantage à ce propos en cliquant ici.

Denis Bertrand

 

À propos du capital conversationnel

Je vous ai mentionné il y a quelque temps la parution d’un volume intéressant intitulé Le capital conversationnel – Découvrez comment le bouche à oreille durable contribue à bâtir des marques, publié aux Éditions Transcontinental. Les auteurs, Bertrand Cesvet, Tony Babinski et Eric Alper, affirment que le marché des médias est fragmenté et saturé (…) Le marketing de masse peut être signifiant et produire une impression mémorable, mais il lui est de plus en plus difficile de faire entendre sa voix (…) La diffusion du message (la recommandation) par le consommateur, au moyen du bouche à oreille, a un impact considérable (…) Quand des produits et des services donnent lieu à des expériences de consommation intenses, un phénomène puissant se produit : ils deviennent la matière des conversations qu’entreprend le consommateur pour se définir lui même. Les propos de Cesvet, Babinski et Alper s’arriment parfaitement avec les observations de l’expert américain en développpement de public pour les arts, Alan Brown. Dans un article intitulé An Architecture of Value, Brown identifie le développement de la personne et le développement d’un sens d’appartenance accru à une comunauté au nombre des bénéfices engendrés par la participation du public aux arts. Vous pouvez en apprendre davantage sur la capital conversationnel en cliquant ici.

Denis Bertrand