Archives de September, 2009

Un point de vue australien

Je vous invite à découvrir le blogue d’une enseignante de la Faculté des Arts de l’Université de Southern Queensland en Australie, Kate Foy. Elle y parle du programme Talking Theatre (Parlons théâtre) que je vous ai mentionné récemment et de l’impact des réseaux sociaux sur la promotion du théâtre. Cliquez sur l’icône audio pour entendre son intervention. Elle parle de théâtre, mais ses commentaires s’appliquent aussi aux arts de la scène en général. 

En résumé, elle affirme qu’établir des liens avec le public doit être une priorité pour les théâtres et que les réseaux sociaux (Facebook et compagnie) permettent de prolonger l’expérience artistique au-delà des représentations, en encourageant un dialogue contenu avec et entre les spectateurs. Elle recommande aux théâtres de tenir compte de la portée des moyens de promotion qu’ils utilisent et de développer des messages en fonction de leurs auditoires. Le public utilise les réseaux sociaux. Les théâtres n’ont jamais eu autant d’outils à leur disposition pour assurer leur rayonnement et répondre à la concurrence de la télévision et du cinéma. 

Denis Bertrand

 

À propos de la courtoisie au théâtre

Avez-vous déjà connu une situation comme celle-ci ?

Denis Bertrand

 

Broadway et Twitter

Le journal Variety publie un court texte aujourd’hui (le 29 septembre 2009) sur l’utilisation qu’a fait la comédie musicale Next to Normal de Twitter pour joindre son public. Les producteurs se sont servis de Twitter pour diffuser l’histoire du spectacle du point de vue d’un des personnages et les personnes qui ont suivi ces messages ont participé à la création d’une chanson du spectacle.  

Denis Bertrand

 

Consommation de la télé et de l’Internet chez les 18-34 ans

La firme de sondage IPSOS a dévoilé aujourd’hui (le 29 septermbre 2009) des données sur la consommation que font les jeunes Canadiens, anglophones et francophones, de 18 à 34 ans, de la télévision et de l’Internet. Il appert qu’ils passent autant de temps à l’Internet que devant le téléviseur, soit 27 heures par semaine. La moyenne quotidienne de consommation de télé se situe à 4,8 heures par jour en semaine et à 4,6 heures par jour les week-ends. Les jeunes Canadiens s’échangent 78,7 messages textes par semaine et 81 % d’entre eux ont un compte Facebook. Pour les organismes et les entreprises artistiques qui s’interrogent encore sur les moyens de joindre le public des 18 à 34 ans, le recours à l’Internet et aux réseaux sociaux constitue une avenue de choix, la publicité à la télé étant généralement trop dispendieuse (à moins d’ententes particulières avec des télédiffuseurs, bien entendu).  

Denis Bertrand

 

“Parlons théâtre”

Autre article intéressant dans la dernière édition du International Journal of Arts Management des HEC de Montréal (automne 2009, vol. 12, no. 1). Celui-ci, sous la plume de Rebecca Scollen, dresse une comparaison entre deux programmes de développement de public employés par des compagnies de théâtre en Angleterre, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Le plus intéressant des deux a pour titre “Talking Theatre” (Parlons théâtre) et a pour but de faciliter l’intégration de nouvelles spectatrices et de nouveaux spectateurs. Ainsi, pendant une saison, des personnes reçoivent des billets gratuits pour assister à un certain nombre de représentations offertes par la compagnie de théâtre participante. L’idée est de leur permettre de mieux apprécier la varitété de l’offre de la compagnie.  En retour, ces nouvelles spectatrices et nouveaux spectateurs doivent s’engager à répondre ponctuellement à des questionnaires pour mesurer leur appréciation de leur passage au théâtre et participer à des discussions après-spectacles avec leurs pairs, en compagnie de représentants de la compagnie, pour discuter plus longuement de la performance à laquelle ils viennent d’assister. Pour la compagnie et les personnes participantes, les mots d’ordre deviennent “Écoutons et apprenons”. Les personnes qui participent au programme acquièrent une meilleure appréciation du théâtre et la compagnie reçoit des informations qui l’aideront dans ses activités de mise en marché. D’après l’étude de Mme Scollen, au moins 30 % des personnes participantes à Parlons théâtre s’abonnent l’année suivante. De plus, elles initient d’autres personnes au théâtre.      

Denis Bertrand

 

Mise en marché du nouveau best-seller de Dan Brown

Article intéressant dans le Globe and Mail aujourd’hui sur la mise en marché du nouveau bouquin de l’auteur du Code Da Vinci, Dan Brown, intitulé The Lost Symbol. L’idée la plus originale de la campagne : le jour du lancement du livre, l’éditeur canadien Random House a expédié une centaine de ses employés à la gare Union de Toronto pour y lire le roman de M. Brown, donnant ainsi l’impression au public que des gens avaient entrepris la lecture de The Lost Symbol plutôt que de se rendre à leur destination.   

Denis Bertrand

 

À propos de Facebook

Selon Cyberpresse : 450 millions d’utilisateurs de Facebook dans le monde (j’ajoute mon grain de sel : dont plus de 12 millions de Canadiennes et de Canadiens, soit environ le tiers de la population du pays). Votre organisme ou entreprise artistique a-t-il ou a-t-elle un compte Facebook pour rester en contact régulièrement avec son public ? 

Denis Bertrand

 

Secteur des arts : l’offre dépasse la demande

Dans un article intitulé Beyond Branding: Contemporary Marketing Challenges for Arts Organizations, publié dans l’édition d’automne 2009 (vol. 12, no. 1) du Internal Journal of Arts Management (IJAM), le titulaire de la Chaire de gestion des arts des HEC de Montréal, François Colbert, affirme que l’offre depasse de loin la demande dans le secteur des arts. De fait, le marché est saturé et il s’agit, selon lui, d’un problème universel. Il impute la situation à une décroissance de la demande pour les loisirs qui s’est manifestée au cours des années 90, à une croissance moins importante de la population et à l’avènement de nouvelles compagnies artistiques pendant cette période. Il en résulte que les entreprises artistiques d’aujourd’hui ont trois défis à relever : le positionnement de leur marque, la qualité de leur service à la clientèle et la technologie de l’information à laquelle s’attendent aujourd’hui les consommateurs. Colbert recommande aux organismes artistiques de se doter de messages qui leur permettront de se distinguer et de se faire entendre au-delà du tapage publicitaire qui caractérise le marché, de renforcer leur positionnement en mettant l’accent sur la qualité de leur travail (et de leur programmation), en bonifiant leur service à la clientèle et en exerçant une meilleure gestion de données reliées à leurs clients. 

Denis Bertrand

 

Étude sur les coûts de la diffusion

Le Réseau indépendant des diffuseurs d’événements artistiques unis (RIDEAU) a dévoilé hier une étude portant sur les coûts de la diffusion des arts de la scène au Québec. Cyberpresse en présente un compte rendu, ainsi que Le Devoir. En résumé, presque toutes les représentantions sont déficitaires. RIDEAU demande au gouvernement du Québec d’appuyer davantage les diffuseurs. 

Denis Bertrand

 

” La publicité classique est morte. ”

Le quotidien Le Devoir a publié, le samedi 19 septembre 2009, des articles sur l’impact des réseaux sociaux (Facebook, Twitter et compagnie) sur le monde de la publicité. Je vous recommande tout particulièrement la lecture de La publicité classique est morte et  Quand la publicité cherche sa place sur le Web 2.0. Voici quelques citations d’intérêt :

” La publicité classique, telle qu’on la connaît, est déjà morte. Ce qu’on voit aujourd’hui (à la télévision, à la radio ou dans les journaux), ce ne sont que des résidus. Avec Internet, les réseaux sociaux, le développement des plates-formes mobiles de diffusion et les espaces publicitaires sont en mutation. Et cette transformation va aller en s’accentuant. ” Claude Cossette, ex-publicitaire et professeur au département d’information et de communication de l’Université Laval.

” (…) On ne peut plus imposer un message publicitaire à un consommateur. Il faut l’inviter à le construire avec nous. On doit créer une relation avec lui. ” Stéphane Dumont, président de Revolver 3.

” Le consommateur devient désormais l’acteur du processus publicitaire. Il est interpellé en fonction de ses intérêts, par l’entremise de ses réseaux ; il est exposé à des messages plus personnalisés dont la forme n’est pas traditionnelle. ” Stéphanie Poulin, Option consommateurs

Je suis conscient des préoccupations qu’ont les organismes artistiques par rapport à cette transformation de l’univers publicitaire. Plusieurs d’entre eux n’ont pas encore entrepris le virage vers l’utilisation des réseaux sociaux pour joindre et accroître leurs auditoires. Pour atténuer ces craintes, je vous rappelle ce qui suit : 

– les réseaux sociaux sont des outils de promotion qui vous permettent de joindre, d’accroître et de conserver votre public grâce des contacts directs et personnalisés entre vous et lui. Les médias traditionnels sont des intermédiaires qui s’adressent à la masse, plutôt qu’à des personnes en particulier ;

– il n’en coûte pas nécessairement plus cher de faire le virage vers les outils de réseautage social, puisque plusieurs d’entre eux sont accessibles gratuitement, comparativement aux médias traditionnels. Il est plutôt question de réviser vos budgets de promotion afin de dépenser autrement et plus efficacement pour alimenter ces outils ; 

– avant de créer votre groupe Facebook, dotez-vous d’abord d’une stratégie de développement de public afin de maximiser votre utilisation des outils de réseautage social.       

Le Développement de l’auditoire pour les arts de 50 Carleton peut vous aider avec la préparation d’une telle stratégie et à entreprendre ce virage incontournable.  

Denis Bertrand