Archives de November, 2009

Animation d’ateliers sur le développement de public pour Théâtre Action

J’ai animé en novembre (2009) trois teliers d’une demi-journée chacun sur le développement de public dans le cadre des rencontres régionales intersectorielles de Théâtre Action (TA), l’organisme de service du milieu théâtral franco-ontarien. Un peu plus de 80 personnes y ont pris part, dont des artistes professionnels, des gestionnaires de compagnies de théâtre, des étudiants, des enseignants et des responsables de troupes communautaires. Selon les commentaires qui me sont parvenus directement et ceux que m’a transmis la directrice générale de TA, Marie Ève Chassé, les participants ont beaucoup apprécié les ateliers. Ma présentation comprenait deux parties : la première était plus thérotique (ce qu’est le développement de public, pourquoi il est si important et les retombées qu’il génère) et la seconde, plus pratico-pratique (les publics des arts, le processus décisionnel qui anmène une personne à consommer un produit artistique et les 7 étapes pour créer sa propre stratégie de développement de public pour une saison ou un événement).  Les participants étaient invités ensuite à se regrouoper pour une séance de travail au cours de laquel ils devaient faire appel aux 7 étapes pour créer une stratégie afin de promouvoir une activité ou une production. Le tout se terminait avec une plénière au cours de laquelle chaque groupe présentait le fruit de son travail, avec des rétroactions des autres participants. Les gens qui ont pris part à ces ateliers ont fait preuve de beaucoup d’imagination. Je leur ai demandé de me tenir au courant des résultats engendrés par leurs stratégies et me suis engagé à en parler sur ce blogue. Merci à TA d’avoir fait appel à mes services et à toutes les personnes présentes à ces ateliers !  

Denis Bertrand

 

Twittez votre organisme ou entreprise

Il y a peu de ressources francophones qui ont trait au réseautage social, mais en voici une : Boostez votre business avec Twitter. Ce bouquin vient tout juste de sortir. Je vous en reparlerai losrque je l’aurai lu.

Denis Bertrand

 

Même Disney veut offrir une “expérience” au public

Aux États-Unis, la sortie du nouveau film d’animation traditionnelle de Disney, La princesse et la grenouille, sera accompagnée d’activités connexes pour permettre au public de profiter d’une expérience complète au cinéma. Ainsi, les enfants pourront participer à des jeux et des comédiennes interpréteront des princesses à la mode Disney. Pour en savoir plus, cliquez ici. Rappelons que lorsqu’il est question de développement de public pour les arts, “l’offre d’une expérience” par un diffuseur ou un producteur comprend l’organisation d’activités qui ont pour but de plonger le public dans l’univers proposé par un spectacle ou un événemnt artistique. Cela permet au public d’oublier (pendant quelque temps) le monde extérieur et de se mettre en train pour mieux recevoir la performance qu’on lui propose. 

Denis Bertrand

 

Se mettre dans la peau du public

Le participant à la communauté de pratique américaine Project Audience, portant sur le développement de public pour les arts, et expert-conseil britannique en marketing, Roger Tomlinson, a diffusé récemment un document (So, You Want to Go Out?) dans lequel il affirme qu’il est important pour les organismes artistiques d’adopter le point de vue du public pour mieux comprendre ses choix de sorties. Les gens veulent investir leur temps dans des expériences qui les distrairont, ce qui peut comprendre une visite au centre commercial, prendre une marche ou assister à un événement artistique. Il faut donc faire en sorte que l’expérience artistique soit plus attrayante que les solutions de rechange. Tomlinson recommande aux organismes artistiques de garder deux choses en tête : ne prenez pas pour acquis que les gens savent ou comprennent ce que vous faites (ou qu’ils sont familiers avec le jargon artistique que vous employez) ; il y a fort à parier que vous êtes invisibles aux yeux d’une partie importante de la population. Ces deux facteurs ont un impact sur les taux d’assistance. Ainsi, selon Tomlinson, un public réduit ne veut pas dire que la population boude un spectacle. Il peut être question plutôt d’un simple manque d’information et de visibilité. Par ailleurs, Tomlinson suggère aux organismes de ne pas intellectualiser leurs communications et de faire appel plutôt aux sentiments et aux sensations auxquels ils convient le public. Visez le coeur plutôt que la tête.

Denis Bertrand

 

Des nouvelles de “Project Audience” – 3 (fin pour l’instant)

La communauté de pratique américaine Project Audience s’est penchée sur le réseautage social et ses applications (Facebook, Twitter, etc.).  Ces dernières sont perçues comme des moyens qui peuvent faciliter la participation du public aux arts et l’obtention d’informations sur ces gens. Le plein potentiel du réseautage social n’a pas encore été exploité à fond par les organismes artistiques. 

Les quelque 170 personnes qui ont pris part à cette discussion se sont entendues sur certains concepts de communication profitables aux arts :

  • La diffusion de recommandations et des critiques “d’amis” par l’entremise de blogues, de vidéos, de messages sur Twitter, etc., peut avoir un impact sur les personnes qui hésitent à assister à une performance ;
  • Fournir au public un contenu et des descriptions lui permettant de mieux comprendre l’expérience artistique qu’on lui propose, en mettant l’accent sur les émotions qu’il pourrait éprouver ; 
  • Ajuster le contenu et l’allure des outils utilisés en ligne pour tenir compte des caractéristiques sociodémographiques du public visé.          

Denis Bertrand

 

L’utilisation de l’Internet ne nuit pas aux rapports sociaux

À lire sur Cyberpresse.

Denis Bertrand

 

Des nouvelles de “Project Audience” – 2

Au cours d’un second filon de discussion, les quelque 170 personnes qui ont pris part, entre les mois de mai et de septembre 2009, à des échanges en ligne dans le cadre de la communauté de pratique américaine Project Audience ont tenté de dresser des comparaisons entre le marketing et le développement de public. Selon eux, le développement de public est une composante du marketing puisqu’ils partagent certains objectifs et ont recours à des moyens similaires. Par contre, le développement de public se distingue par sa volonté de joindre des participants potentiels en adoptant des stratégies qui ont pour but de modifier les rapports entre le public et les organismes artistiques, notamment en ayant recours aux réseaux sociaux et à la promotion bouche à oreille. Celle-ci s’avère de plus en plus importante, justement à cause des réseaux sociaux qui permettent la diffusion instantannée d’opinions. C’est pourquoi certains organismes ont recours à des “initiateurs” et à des “ambassadeurs” pour faciliter l’intégration de nouveux venus et répandre la bonne nouvelle à propos de leurs activités.       

Denis Bertrand

 

L’avenir du livre

Vous avez 10 minutes ? Alors, prenez un breuvage de votre choix et découvrez l’avenir (probable) du livre en visionnant cette vidéo

Denis Bertrand

 

Des nouvelles de “Project Audience” – 1

Je vous ai mentionné il y a quelques semaines passées que j’avais adhéré à Project Audience, un regroupement d’intervenants et d’experts-conseils américains intéressés à accroître le rayonnement et la participation du public aux arts. Il s’agit en fait d’une communauté de pratique qui se rassemble principalement en ligne, avec quelques rencontres en face à face. Les responsables de la communauté ont publié récemment les résultats de discussions en ligne qui ont eu lieu du mois de mai au mois de septembre 2009 portant sur le développement de public. Plus de 170 personnes y ont pris part. Voici donc un premier texte sur ces travaux ayant trait à une définition du développement de public. 

Project Audience a d’abord soumis sa propre définition : 

  • “De nouvelles personnes, un public accru, qui participent à plus d’événements plus souvent.”

Les participants ont choisi de d’étoffer cette définition en y ajoutant les considérations suivantes : 

  • Accroîre la taille des auditoires ;
  • Communiquer directement avec les public difficiles à joindre ;
  • Diversifier les auditoires pour s’assurer qu’on dessert toute la communauté ;
  • Cultiver le public de demain en visant les jeunes pour qu’ils deviennent des spectateurs plus tard ;
  • Il ne s’agit pas simplement de mettre plus de postérieurs dans les sièges. Il est aussi question de mobiliser, de faire participer et de faire vivre une expérience ; 
  • Le développement de public est une valeur durable qui s’élève au-delà de l’accroissement des assistances et de la cueillette de dons ;
  • Dialoguer avec le public et la communauté sur leurs besoins plutôt que de se limiter à leur faire des offres promotionnelles ; 
  • Il y a différents publics qui répondent à différentes motiviations : les mordus, les participants réguliers, les particpants occasionnels et les novices ;
  • Définition autralienne : C’est un processus à long terme qui a pour but d’attirer, d’engager et de conserver le public en établissant avec lui des rapports dynamiques et soutenus. 
  • Définition britannique : que le public dans la salle soit représentatif de la communauté dans son ensemble ;
  • En guise de conclusion : le développement de public est une approche structurée qui reconnaît que les publics ne sont pas homogènes. Il faut identifier des groupes cibles, comprendre leurs besoins, défis et motivations, faire des gestes pour susciter leur participation, leur fournir une expérience mémorable et créer des conditions favorables à leur retour.   

Je vous reviendrai sous peu avec d’autres réflexions en provenance de Project Audience

Denis Bertrand