Archives de January, 2010

L’impact du film “Avatar” sur les arts et la publicité

Une discussion intéressante sur l’impact du film Avatar sur les industries du divertissement et de la publicité. À écouter à compter de la 8e minute. Le clip pertinent s’étend jusqu’à la 17e minute. 

Denis Bertrand

 

Les auditoires qui vieillissent : bonne ou mauvaise chose ?

Dans toute la littérature et les recherches courantes qui ont trait au développemernt de public, un des constats qui revient régulièrement est que les publics vieillissent. On déplore le fait que bon nombre d’organismes artistiques ne parviennent pas à se doter d’une relève plus jeune et que cela peut engendrer des défis à deux niveaux en particulier : une diminution constante des assistances et la création d’un fossé entre les jeunes créateurs et les gens qui se présentent aux spectacles. Cet article traite du sujet et propose des points de vue peu entendus, notamment qu’il ne faut pas croire que les auditoires vieilissants sont conservateurs pour autant (ils ont connu le tumulte des années 60) ou qu’ils ont perdu leur appréciation pour des oeuvres originales qui ont des choses importantes à dire. 

Denis Bertrand

 

Baisse de l’assistance aux arts aux États-Unis en 2008

Je vous ai mentionné récemment la parution d’une étude de l’organisme américain de promotion des arts, Americans For The Arts, qui révèle qu’alors que la pratique des arts par la population et que la demande pour les arts en milieu scolaire étaient à la hausse aux États-Unis en 2008, l’assistance aux arts était à la baisse. Les conditions économiques et l’accès du public aux arts via Internet ont été évoqués comme des facteurs ayant contribué à cette diminution des assistances. Par contre, l’organisme prévoit que le public sera de retour en 2011. Pour en savoir plus, cliquez ici, ici et ici. Si j’étais un organisme artistique américain aux prises avec ces défis, je tisserais des liens avec les écoles d’arts et le milieu scolaire (y compris les parents) et leur offrirait des éléments de programmation (ex., assister à une répétition générale, visiter les coulisses, participer à des ateliers ou à des rencontres “exclusives” avec des artistes) et des forfaits taillés sur mesure afin de les amener à participer à mes activités ou à assister à mes spectacles. Autrement dit, je leur offrirais une expérience plutôt que simplement leur vendre des billets.       

Denis Bertrand

 

L’approche Tupperware

Un de mes anciens collègues de travail chez 50 Carleton, Réal Fortin, aimait bien parler de l’approche de vente Tupperware comme modèle à imiter. Une personne accepte d’inviter un certain nombre d’amis et de voisins chez elle pour rencontrer le vendeur local de plats et d’articles Tupperware. Un goûter et des breuvages sont servis pendant que le vendeur présente ses produits. Les invités savent au départ pourquoi ils sont là et sont souvent prêts, au préalable, à effectuer des achats. Des partis politiques se sont déjà inspirés de cette approche pour promouvoir leurs programmes. Elle permet d’établir des rapports directs entre un “vendeur” et un groupe de personnes réceptives à son offre. Un auteur américain a décidé de s’inspirer de cette approche pour promouvoir et vendre son plus récent bouquin. Vous pouvez en apprendre davantage sur son expérience en cliquant ici. La stratégie Tupperware peut être utilisée aussi par les entreprises et les organismes artistiques. Par exemple, chaque membre d’un conseil d’administration accepte d’inviter de ses amis chez lui ou chez elle pour un 5 à 7 afin que la direction artistique d’une compagnie de théâtre ou d’un lieu de diffusion, par exemple, puisse parler des activités de son organisme et des avantages reliés à un abonnement de saison. Parce que le rapport est établi directement et se fait dans une atmosphère conviviale, il y a fort à parier que l’organisme ou l’entreprise récoltera des abonnements supplémentaires à la fin de la rencontre.

Denis Bertrand

 

La recette Obama

Mon collègue blogueur Sylvio Boudreau présente les 20 clés pour exercer un leadership efficace du président américain Barack Obama. Les entreprises et les organismes artistiques, parmi d’autres, peuvent en tirer des leçons.

Denis Bertrand

 

La participation culturelle

Un blogue voué à la musique classique soulève le besoin de stimuler la participation culturelle du public (la participation culturelle fait référence à la consommation et à la pratique des arts). Une correspondante y affirme ce qui suit : 

“Le milieu de la musique classique se demande comment il peut accroître son auditoire et voilà le problème. Les gens qu’on tente de joindre ne veulent plus faire partie d’un simple auditoire. Il est encore possible de recruter quelques dilettantes superficiels ici et là, mais les personnes qui peuvent apporter du nouveau sang et contribuer à l’avenir ne veulent pas être de simples spectatrices et spectateurs. Elles veulent mettre la main à la pâte.”       

Cette notion de participation culturelle est abordée également par le vice-président du Conseil des Arts du Canada et directeur général de l’École nationale de théâtre, Simon Brault, dans son ouvrage intitulé Le facteur C. M. Brault y affirme qu’il y a des “dangers qui guettent un système culturel subventionné qui valorise l’excellence et l’étendue de l’offre, au point d’en oublier presque de développer la demande”. Selon lui, “il faut aller sur la place publique et convier les citoyens à s’intéresser à la culture comme dimension de leur vie individuelle et, surtout, comme dimension incontournable de leur vie collective.” C’est pourquoi la participation culturelle “doit être encouragée, accompagnée, soutenue et socialement valorisée.” 

Je recommande fortement la lecture du Facteur C aux employés, bénévoles et administrateurs d’organismes et d’entreprises artistiques et culturels. C’est un ouvrage stimulant qui décrit l’évolution et le contexte dans lequel on pratique les arts au Canada et au Québec aujourd’hui. 

Denis Bertrand

 

Contact ontarois 2010

J’assisterai au cocktail d’ouverture de l’événement Contact ontarois 2010, de Réseau Ontario, le mercredi 13 janvier 2010, au Centre des Arts Shenkman d’Orléans (en banlieu d’Ottawa), de 17 h 15 à 18 h 45. Au plaisir de vous y rencontrer !

Denis Bertrand

 

Taxes de vente provinciales : deux provinces, deux approches

Le quotidien torontois The Globe and Mail a parlé récemment de l’impact possible de la nouvelle taxe de vente harmonisée de l’Ontario sur le milieu des arts. Les organismes artistiques craignent d’importantes pertes de revenus à cause de la hausse des prix qu’ils devront imposer aux consommateurs. Pour contrer cet impact à court terme, le quotidien recommande aux organismes d’amorcer la vente de leurs abonnements pour la saison 2010-2011 avant le 1er mai 2010 afin de se soustraire – temporairement – à la TVH.  

Pendant ce temps, au Québec, le gouvernement provincial envisage d’abolir sa taxe de vente sur les produits culturels.

Denis Bertrand

 

Survol des nouvelles parues pendant la période des Fêtes 2009-2010

Bonne année 2010 à tous et toutes ! Voici les actualités qui ont trait au développement de public pour les arts qui sont parues pendant le congé des Fêtes 2009-2010 :

  • Aux États-Unis, le National Endowment for the Arts a dévoilé une étude sur l’assistance aux événements artistiques au cours de l’année 2008. L’étude note une diminution constante des publics, mais il semble que les arts s’en tirent mieux que le cinéma et les sports. Pour en savoir plus, cliquez ici et ici ;
  • Ce blogue fait souvent mention des moyens technologiques à la disposition des diffuseurs désireux de joindre de nouveaux publics. En voici un autre exemple.
  • Le Théâtre du Nouveau Monde de Montréal a recours à Twitter pour promouvoir, de façon originale, sa nouvelle production du Bourgeois gentilhomme, de Molière. 

Denis Bertrand