Archives de February, 2010

“Sous le grand chapiteau”

J’assistais en début de semaine à l’événement “Sous le grand chapiteau”, une première recontre des festivals des arts de la scène de la francophonie canadienne tenue à Winnipeg. J’y étais pour animer une table ronde sur des pratiques exemplaires en développement de public, un atelier sur le sujet et un Forum ouvert qui a permis aux participantes et aux participants de discuter d’actions communes potentielles. J’ai pris bonne note de certaines pratiques exemplaires que je partagerai avec vous au cours des prochains jours. Entre temps, je remercie les organisateurs de cet événement d’avoir fait appel à mes services. Ce fut une expérience très agréable.

Denis Bertrand

 

Les cellulaires et les performances en direct

Comment rappeler aux spectatrices et aux spectateurs qu’ils doivent éteindre leurs cellulaires avant le début d’une performance ? Doit-on émettre un avertissement, avoir recours à de l’humour ou à de la signalisation ? Cette question anodine soulève de petites polémiques aux États-Unis. En effet, malgré des rappels à cet égard, bien des gens négligent malgré tout d’éteindre leurs appareils.

Denis Bertrand

 

10 étapes pour redresser la barre d’un organisme artistique ou culturel en difficulté

Michael M. Kaiser est le président du Kennedy Centre for the Performing Arts. En 25 ans de carrière dans le domaine des arts, il a été appelé à secourir à maintes reprises des compagnies artistiques aux prises avec des difficultés financières et admistratives qui menaçaient leur existence. Dans son ouvrage intitulé The Art of the Turnaround – Creating and Maintaining Healthy Arts Organizations, il présente les 10 étapes qu’un organisme doit suivre pour retrouver une santé financière sur une certaine période de temps : 

  1. Il faut un leader : le moment n’est plus aux prises de décisions par consensus ou au sein de comités. L’organisme a besoin d’un chef de file capable de proposer une vision claire, diplomate et rassembleur des forces vives de la compagnie. Le conseil d’administration doit épouser la vision qui lui est présentée et permettre au leader d’aller de l’avant avec la mise en oeuvre de son plan. 
  2. Le leader doit avoir un plan : cette personne doit être en mesure de proposer un plan pratico-pratique qui permettra à l’organisme de recouvrer la santé. Ce plan doit comprendre une révision de la mission et des objectifs de la compagnie, un examen de l’environnement dans lequel elle opère, une analyse honnête de ses forces et faiblesses, des stratégies qui lui permettront d’aller de l’avant avec sa mission en toute connaissance de cause, un calendrier de mise en oeuvre et un plan financier. 
  3. La réduction des dépenses ne suffit pas : les dépenses excessives sont rarement la cause des difficultés que rencontrent les organismes artistiques. Ils ont appris depuis longtemps à faire plus avec moins. Il est possible que des réductions s’imposent dans certains secteurs, mais le défi premier des organismes est d’augmenter leurs revenus.
  4. Mettez l’accent sur aujourd’hui et demain ; oubliez le passé : voyez d’abord à vos besoins immédiats de liquidité. Négociez des ententes avec vos créanciers en leur démontrant que vous avez en main un plan pour redresser votre situation. N’oubliez pas de consacrer du temps à votre raison d’être, à savoir vos activités artistiques.
  5. Prolongez votre calendrier de programmation : n’hésitez pas à reporter des projets artistiques plus ambitieux à une date ultérieure. Vous pourrez aller de l’avant avec ceux-ci une fois que la stabilité aura été rétablie. Par ailleurs, n’hésitez pas à innover pour démontrer que malgré vos difficultés, vous demeurez une force vive dans la communauté et au sein du milieu artistique. 
  6. N’abandonnez pas le marketing : vous devez continuer à promouvoir votre programmation et vos activités. Allez au-delà des publicités traditionnelles. Créez des événements spéciaux, obtenez des endossements auprès de personnes respectées dans votre communauté, offrez des programmes d’initiation à votre art, sortez dans la communauté, etc. Dotez-vous d’une stratégie de relations publiques et d’un plan de mise en marché (autrement dit, d’un plan de développement de public). 
  7. L’organisme a un seul porte-parole qui véhicule un message positif : votre message doit porter sur votre raison d’être, votre mission et vos projets en développement. N’hésitez pas à présenter votre plan de redressement à l’occasion d’un cocktail à vos membres, aux décideurs qui soutiennent votre organisme, de même qu’à vos partenaires et donateurs. De telles activités contribueront à changer votre image publique, sans doute ternie par vos difficultés.      
  8. Prélèvement de fonds – visez les gros donateurs : donnez-vous un objectif. Déterminez quel est le don moyen que vous voulez percevoir. Ciblez les personnes et les entités les plus aptes à vous soutenir. Ces donateurs auront un effet d’entraînement sur votre communauté.
  9. Au besoin, revoyez la composition de votre conseil d’administration : les membres de votre C.A. ne peuvent être de simples spectateurs pendant la période de redressement. Ils doivent mettre la main à la pâte et donnez l’exemple, y compris pendant la campagne de prélèvement de fonds. N’hésitez pas à remercier les membres qui sont incapables de vous aider. Recrutez plutôt des personnes dynamiques et bien réseautées. Offrez à ces personnes l’appui de votre personnel pour les aider à atteindre leurs objectifs. Certaines personnes risquent d’être blessées par ces changements, mais il vaut mieux composer avec cela que la fermeture de votre organisme.
  10. L’organisme doit s’engager à respecter chacune de ces étapes : une seule étape ne suffira pas. Il vous faut une vision et un plan global. L’heure n’est pas à l’indécision, mais à l’action. Cela ne veut pas dire que chacun de vos gestes rapportera les dividendes escomptés. Apprenez de vos erreurs, corrigez le tir et foncez.

Dans son ouvrage, Kaiser vous présente comment il a mis en oeuvre ces 10 étapes au profit de cinq organismes artistiques de renom.

Denis Bertrand

 

Les humoristes québécois ont recours aux réseaux sociaux

Les humoristes québécois ont recours aux médias sociaux pour garder le contact entre eux et avec le public. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Denis Bertrand

 

Qu’en est-il du livre numérique au Québec ?

Je vous invite à lire l’excellent article de Florence Meney (à compter de la page 30) dans le dernier numéro du bimestriel Le Libraire.  Elle dresse un portrait courant sur les défis associés à l’avènement du livre numérique chez-nous. Une chose est certaine, on tourne la page vers l’avant et non vers l’arrière.

Denis Bertrand

 

Joindre un jeune public : offrir un abonnement mensuel ?

Avec toutes les réflexions qui ont cours ces jours-ci sur comment renouveler les auditoires pour les arts et la culture, j’ai décidé de pousser mes recherches pour trouver des solutions de rechange plus ambitieuses. C’est ainsi que je suis tombé sur le cas d’un théâtre américain situé à Seattle. Celui-ci a choisi d’offrir un abonnement mensuel de 25 $ qui permet à de jeunes personnes, plus promptes à prendre des décisions de dernière minute que leurs parents et grands-parents, d’assister aussi souvent qu’elles le désirent à des spectacles présentés ce mois-là, selon les places disponibles. Si elles amènent quelqu’un d’autre avec elles, cette personne bénéficie d’un rabais de 50 % sur le coût du billet. Cette intiaitive est encore au stade de projet-pilote, mais elle est certainement très novatrice (on en discute plus longuement ici). Cette solution peut fonctionner pour des lieux de diffusion qui offrent des programmations mensuelles assez denses, mais rien n’empêche un diffuseur ou producteur qui offre une programmation plus limitée de s’associer à un pair pour offrir un forfait de ce genre valable à plus d’un endroit.       

Denis Bertrand

 

Déclin des auditoires au Québec : et la musique ?

Autre réaction aux baisses des auditoires au Québec.

Denis Bertrand

 

Les diffuseurs des arts de la scène du Québec sont inquiets ; les liens qui unissent le public aux lieux de diffusion

Deux articles intéressants dans les médias aujourd’hui.

Le premier provient du quotidien montréalais Le Devoir et porte sur les inquiétudes des diffuseurs des arts de la scène québécois par rapport au vieillissement et au non renouvellement des auditoires. Je vous réfère à mon texte d’hier (Nouvelle confirmation du vieillissement des auditoires) dans lequel j’aborde cette question et propose quelques solutions de rechange. 

Le second, en provenance d’Angleterre, parle des rapports affectifs qui se développent entre le public et les lieux de diffusion, un facteur souvent négligé lorsqu’il est question de développement de public. 

Denis Bertrand

 

Nouvelle confirmation du vieillissement des auditoires

Le quotidien montréalais La Presse publie aujourd’hui (le 15 février 2010) un article qui confirme à nouveau le vieillissement des auditoires des arts classiques au Québec (théâtre, danse, opéra, musique classique) et les défis que rencontrent les diffuseurs et les producteurs pour joindre des publics plus jeunes et plus diversifiés. Ce constat émane d’une Enquête sur les pratiques culturelles au Québec, publiée au début du mois de février 2010 pour le compte du ministère québécois de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. L’article évoque deux solutions possibles auxquelles je souscris et que je développe à mon tour :

  • Internet et réseautage social : les 15 à 30 ans d’aujourd’hui communiquent par l’entremise d’Internet et des réseaux sociaux en ligne. Si vous n’êtes pas présents sur le Web et que vous n’y animez pas votre présence, vous négligez cette clientèle ;
  • Éducation artistique : prendre le temps d’initier le public aux arts est un bon investissement. Plus les gens sont familiers avec les fondements et la pratique d’un art, plus ils sont aptes à l’apprécier. Cela signifie que les diffuseurs et les producteurs doivent envisager de mettre sur pied des initiatives d’introduction aux arts et de médiation culturelle.      

Peu importe la stratégie mise en place, un constat est incontournable : pour joindre les jeunes adultes et un public plus diversifié, les producteurs et les diffuseurs doivent aller au-devant de ceux-ci. Les jeunes et les publics non-traditionnels ne s’avanceront pas d’eux-mêmes. Il faut leur laisser savoir directement qu’ils sont les bienvenus et leur permettre d’apprivoiser l’art. 

Denis Bertrand

 

Établir un climat de confiance

Le site Web de la firme d’affaires publiques IPSOS contient un article intéressant sur comment une entreprise peut gagner la confiance de ses clients (Building Trust Builds Company Performance). Les principes énumérés peuvent s’appliquer à une entreprise ou un à organisme artistique. Les auteures de l’article parlent de la valeur actualisée de la réputation d’une compagnie qui peut lui permettre de jouir d’une haute cote d’estime auprès de ses clients et du public et de l’appui de ceux-ci lorsqu’elle doit relever des défis importants. Les étapes qui mènent à l’établissement d’un climat de confiance sont les suivantes : 

  • Sensibiliser le public à notre existence
  • Permettre au public de se familiariser avec notre raison d’être et notre produit      
  • Amener le public à développer une opinion favorable à notre égard
  • Établir un climat de confiance
  • Appuyer des causes qui intéressent le public ou pour lesquelles le public est prêt à vous soutenir

Denis Bertrand