Archives de July, 2010

Salles de spectacles : comment évaluer la valeur de vos places et de vos billets

La plus récente édition du International Journal of Arts Management (vol. 12, no. 3, printemps 2010), publié par les HEC Montréal, contient un article sur le développement de la nouvelle stratégie tarifaire du Looking Glass Theatre de Chicago, stratégie qui a pour but d’accroître les revenus de la compagnie. Celle-ci possède une salle de spectacles polyvalente de 240 places. Elle offrait ses billets à prix unique, peu importe la proximité ou l’éloignement des spectateurs et des spectatrices de la scène. Après une comparaison des prix pratiqués par le Looking Glass Theatre et ses principaux concurrents, la compagnie a questionné des consommateurs pour déterminer des prix acceptables pour son produit. Elle a ensuite demandé à des non-consommateurs de donner une valeur à certaines places réparties dans son théâtre. La compagnie s’est retrouvée ainsi avec une fourchette de prix à l’intéreur de laquelle elle a pu augmenter la valeur de ses billets, de même que ses revenus au guichet. L’approche du Looking Glass Theatre pourrait être utile tout particulièrement aux gestionnaires de salles de spectacles de plus de 200 sièges (celles de 200 places et moins offrent traditionnellement des billets à prix unique). Cela étant dit, rien n’empêche les gestionnaires de salles de 200 places et moins de s’y référer aussi pour examiner la possibilité d’augmeter le coût unique de leurs billets.   

Denis Bertrand

 

Les initiatives de développement de public du San Francisco Symphony

[Williams]

Michael Tilson Thomas (photo : Wall Street Journal).

Le directeur musical du San Francisco Symphony, Michael Tilson Thomas, a parlé récemment des initiatives entreprises par son orchestre pour rendre la musique classique plus accessible au public :

  • Offre de concerts destinés aux familles qui comprennent des échanges informatifs avec le publc, la distribution d’un guide d’activités familiales et d’autres articles imprimés ou sonores (CD) pour poursuivre l’expérience musicale une fois de retour à la maison.
  • Création d’un programme d’introduction à la musique classique (Keeping Score) qui en présente les origines, les artistes qui l’interprètent et le travail requis pour la jouer. Des produits dérivés ont été developpés en appui à une diffusion élargie du contenu du programme, y compris en milieu scolaire. 
  • Offre de programmes parascolaires pour initier les enfants à la musique classique. 

Visitez le site Web de l’orchestre pour en apprendre davantage.

Denis Bertrand

 

Les nouveaux médias et les arts dans l’actualité

Deux articles intéressants aujourd’hui sur l’utlisation que font des groupes musicaux des nouvelles technologies pour joindre et animer leur public :

  • Le groupe électro-jazz québécois Misteur Valaire a dévoilé les résultats de sa stratégie de distribuer ses albums sur le Web en demandant aux personnes qui le téléchargent de payer le montant de leur choix. Résultat : le groupe vend autant d’albums traditionnels qu’il y a de téléchargements. Vous pouvez obtenir plus d’informations sur cette approche en cliquant ici.
  • Lors d’un concert extérieur récent, le New York Philarmonic a demandé aux spectateurs de lui envoyer des messages textes pour choisir la pièce musicale qui allait être présentée lors du rappel.  Ce faisant, les personnes participantes ont eu droit à un rabais sur l’achat d’un CD en production et l’orchestre a pu recueillir de nouveaux noms et de nouvelles coordonnées de gens intéressés à ses activités pour sa liste de diffusion. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Denis Bertrand

 

À propos de l’apport des arts aux municipalités

Le président du National Endowment for the Arts, M. Rocco Landesman, a déclaré ce qui suit récemment à propos de l’apport des arts aux municipalités :

Les personnes qui travaillent dans le milieu des arts ne fabriquent pas des bidules ; ils créent des lieux. Ils créent des lieux où les gens veulent vivre, travailler et s’amuser. Ils contribuent à la qualité de vie des villes et à leur renouvellement. Ils y parviennent en changeant les caractéristiques physiques et sociales d’une communauté, en animant des lieux, en modifiant la circulation pédestre et en créant généralement des expériences qui rassemblent le public.

M. Landesman n’est pas le premier intervenant à parler de l’apport des arts aux milieux urbains, mais j’aime bien qu’il mentionne le rôle rassembleur des arts.    

Denis Bertrand

 

À propos de Facebook

Le site de réseautage social Facebook a franchi le cap des 500 millions d’usagers cette semaine, ce qui confirme son statut de réseau social le plus populaire sur la planète. Pour en savoir plus, cliquez ici ou ici.

Denis Bertrand

 

Accueillir un concert ou une performance chez soi

De plus en plus de gens invitent des artistes professionnels à se produire à leur domicile, notamment en chanson-musique et en littérature. Ces performances intimes sont une excellente façon d’introduire ses voisins et ses amis à des artistes locaux de talent ou même d’accueillir des artistes de renom. Voici les étapes à suivre si une telle expérience vous intéresse :

  1. Si le concert a lieu à l’extétrieur, renseignez-vous sur les règlements municipaux pertinents, notamment ceux qui ont trait au bruit. 
  2. Contactez l’artiste ou son gérant pour vous renseigner sur le cachet et les indemnités forfaitaires (frais de déplacement et autres dépenses, s’il y a lieu) pour un concert ou une performance à domicile. Obtenez aussi les exigences techniques pour déterminer si vous devez louer un système de son ou d’éclairage.
  3. Invitez vos voisins à se joindre à vous pour éviter de recevoir des plaintes. Au pis aller, avertissez votre voisinage que vous accueillez des artistes et informez-les de l’heure à laquelle la performance ou les festivités prendront fin.
  4. Vous pouvez exiger des frais de participation ou des dons de vos invités pour couvrir vos frais (cachet de l’artiste, bouffe, breuvages, etc.).  Vous pouvez aussi recourir à un repas-partage au lieu de vous occuper de nourrir tout le monde.
  5. Invitez vos convives directement et demandez-leur de confirmer leur présence. Si l’activité est ouverte à tous, faites-en la promotion dans votre voisinage et dans vos réseaux. Identifiez le nombre de gens que vous êtes prêts à recevoir et indiquez-le sur vos outils de promotion (premiers arrivés, premiers acceptés).
  6. Vérifiez auprès de votre agent d’assurance si votre police couvre la tenue d’un tel événement. Il est possible que vous ayez besoin de la bonifier le temps d’un soir. 
  7. Assurez-vous d’avoir des chaises pour tous.
  8. Accueillez les gens à la porte et indiquez-leur les règlements de la soirée. 
  9. Achetez plus de papier de toilette.
  10. Assurez-vous de nourrir et d’héberger votre artiste invité.        

Pour en savoir plus sur la tenue d’un concert ou d’une performance chez soi, cliquez ici. Bon spectacle !

Denis Bertrand

 

Bilan d’une séance de clavardage sur les médias sociaux et les artistes

J’ai participé hier (le 14 juillet 2010) à une séance de clavardage animée par Chamber Music America qui portait sur les médias sociaux et les artistes. Soixante-quinze personnes – journalistes, artistes, administrateurs, représentants d’artistes – y ont pris part en provenance des États-Unis et du Canada. En voici les faits saillants :

  • Plusieurs intervenants ont affirmé préférer Twitter à Facebook. Ils perçoivent Facebook comme un outil de socialisation personnelle, tandis que Twitter est vu comme un “réseau” d’affaires. Ils utilisent Twitter de façon proactive, notamment pour diriger leurs lecteurs vers leurs blogues. Mais peu importe le média social employé, tous s’entendaient pour dire qu’il est important pour les artistes et les organismes artistiques de se doter d’une “communauté” d’adeptes en ligne. Ces communautés sont composées de personnes qui veulent recevoir des informations sur les activités de leurs artistes ou de leurs organismes favoris et qui sont prêtes à faire des gestes pour les soutenir.  
  • La diffusion de communiqués de presse sur Facebook ou Twitter serait inefficace.
  • Il est important d’ajouter une touche personnelle aux communications diffusées par l’entremise des médias sociaux.
  • Peu importe l’emploi que vous faites de Twitter ou de Facebook, il faut surtout les utiliser de façon constante pour garder le contact avec vos adeptes.      

Pour accéder à une transcription de cette séance de clavardage, cliquez ici (titre : Chamber of Secrets).  

Denis Bertrand

 

L’exemple d’Old Spice

Les produits pour hommes Old Spice nous offrent un excellent exemple de convergence de la publicité traditionnelle et des médias sociaux.

Denis Bertrand

 

Le théâtre et l’opéra au cinéma

Le Metropolitain Opera de New York est reconnu non seulement pour la qualité de ses productions, mais aussi pour la diffusion de celles-ci dans des salles de cinéma un peu partout au Canada et aux États-Unis. Cela lui permet de joindre des auditoires qui n’auraient pas la chance d’assister autrement à une de ses perfomances. J’habite à Sudbury (ON) et le multiplexe local diffuse les opéras du Met à guichets fermés. D’autres producteurs d’opéras et de théâtre s’intéressent de plus en plus à ce mode de diffusion, comme en font foi ce premier article et un autre.

Denis Bertrand

 

Comment utiliser Twitter lors d’une performance

Character study ... Australian Ballet dancers tweet their every move. J’ai déjà parlé sur ce blogue de la place de plus en plus importante qu’occupe Twitter comme outil de promotion des arts. Cet article en provenance de l’Australie décrit bien l’utlisation qu’en font des organismes artistiques là-bas :

  • Les artistes qui prennent part à une production sont invités à décrire leurs expériences et le processus de création du spectacle sur Twitter.
  • Le producteur ou le diffuseur encourage le public à lui adresser des questions sur Twitter auxquelles il s’engage à répondre promptement.
  • Le public est invité à donner ses impressions du spectacle sur Twitter lors de l’entracte ou à la fin du spectacle. Des sièges à l’arrière de la salle sont réservés aux personnes qui veulent partager leurs commentaires sur Twitter pendant la performance.    

Le recours à Twitter permet d’engendrer une promotion bouche à oreille. Ainsi, Twitter ne doit plus être perçu comme un autre outil de marketing, mais plutôt comme un outil qui permet de lancer une discussion sur un spectacle. 

Plusieurs organismes artistiques sont encore réfractaires à l’idée de permettre à des gens de communiquer pendant une performance. Voici peut-être une solution de rechange : invitez des gens qui utilisent Twitter à assister à une répétition ou à une avant-première et donnez-leur l’autorisation de communiquer pendant le spectacle. Cela aidera à le promouvoir auprès de personnes que vos promotions traditionnelles ne joignent pas. 

Denis Bertrand