Archives de August, 2010

À propos de l’évolution de l’Internet

Article attendu par plusieurs observateurs, la revue de technologie américaine Wired vient de faire paraître un texte qui porte sur l’évolution de l’Internet. Selon lui, l’avènement des applications Apple, utilisées couramment sur le iPhone et le iPad, permettent aux consommateurs d’accéder directement à des informations sans avoir recours à des recherches sur le Web. Il est prévu qu’avec le passage du temps, les consommateurs seront appelés à payer davantage pour accéder à ces applications. Ce serait donc la fin de la gratuité universelle sur le Web. Pour les organismes artistiques et culturels, cela signifie que vos sites Web demeureront accessibles à tous, mais qu’il est possible de développer des applications lucratives qui offtrent un service particulier aux Internautes (ex., vente de billets).  

Denis Bertrand

 

En avez-vous assez des gens qui parlent autour de vous au cinéma ou lors de spectacles ?

Si oui, vous serez heureux de découvrir cet article.

Denis Bertrand

 

Des leçons à tirer du monde du sport

Logo de l’équipe de hockey les Canadiens de Montréal.

Ce blogue porte sur le développement de public pour les arts, mais le milieu des arts et de la culture n’est pas le seul à s’intéresser à cette question. En effet, plusieurs équipes sportives professionnelles sont confrontées à des défis similaires à ceux des arts : public vieillissant, des jeunes qui s’intéressent à d’autres activités, etc. Voyez ce que les Panthers de la Floride (club de hockey) ont choisi de faire pour mousser la vente de leurs billets (les amateurs peuvent payer le prix qu’ils veulent) et les Canadiens de Montréal pour rajeunir leur clientèle. De plus, j’ai assisté récemment à un match de baseball des Blue Jays de Toronto. Quarante-huit heures avant la partie, j’ai reçu un courriel personnalisé de l’équipe me présentant les joueurs à surveiller pendant le match. Puis, 24 heures après celui-ci, j’en ai reçu un autre qui m’offrait un résumé de la partie et m’invitait à assister à un match à venir. Il est possible d’adapter cette approche aux arts et à la culture. Par exemple, un organisme artistique expédie un courriel ou une vidéo remerciant une spectatrice ou un spectateur pour l’achat d’un billet avant une représentantion, puis en achemine un second après celle-ci avec des commentaires du public, tout en l’invitant à assister à un prochain spectacle. Pour en savoir davantage sur le développement de public et le marketing des sports, je vous invite à vous procurer Marketing Outrageously, de Jon Spoelstra. Ce dernier a travaillé pour de nombreuses équipes professionnelles aux prises avec des ventes de billets anémiques et des publics désintéressés à leur produit (y compris les Oilers d’Edmonton après l’échange qui a envoyé Wayne Gretzky aux Kings de Los Angeles en 1988). Une nouvelle édition de cet ouvrage doit paraître en février 2011. Vous pouvez la commander dès maintenant. 

Denis Bertrand

 

Le théâtre interactif

The Cry by the Badac Theatre, where audiences watch a man being tortured for most of the show

Une scène de la pièce The Cry (Le cri) du Badac Theatre (photo : Murdo Macleod).

Un festival fringe britannique met l’accent cette année sur le théâtre interactif qui fait appel à une plus grande participation du public aux spectacles présentés. Certaines productions vont même jusqu’à mettre des membres du public en scène à la place des acteurs. Par exemple, des personnes sont invitées à interpréter des dialogues qui leur sont soufflés à l’oreille ou à suivre les directions d’un metteur en scène qui leur sont transmises de la même façon. Des gens sont transportés par camion à un lieu de présentation pour leur donner un aperçu de la réalité vécue par les victimes du traffic humain. Dans un cas extrême, des membres du public vivent l’expérience de la Shoa. Pour les tenants de cette approche théâtrale, il s’agit de permettre au public et aux artistes de donner un sens commun à une oeuvre et d’aller au-delà du style de présentation typique d’une pièce de théâtre (les spectateurs assis dans le noir avec les artistes sur scène, sans aucune interaction entre les deux). 

Denis Bertrand

 

L’évolution de la promotion des films hollywoodiens

Hollywood est confronté lui aussi à des défis en matière de développement de public (cliquez ici pour en savoir davantage). C’est ce qui explique, entre autres, l’invasion des films 3-D ces jours-ci. Mais les studios hollywoodiens cherchent aussi à créer une promotion bouche à oreille pour leurs films et pour se faire, ils ont recours de plus en plus aux médias sociaux. Ils cherchent ainsi à créer une expérience autour des films à laquelle le public est invité à participer avant même de mettre les pieds au cinéplex. Ce faisant, le public est appelé à contribuer au succès d’un film avant même de l’avoir vu. Les studios ont donc recours à Facebook, à Twitter et à des blogues pour lesquels ils créent des contenus originaux auxquels s’ajoutent notamnment des bandes dessinées, des jeux en ligne et des rassemblements éclairs (flash-mobs). Il n’est pas nécessaire pour les organismes artistiques d’avoir accès aux ressources financières hollywoodiennes pour mousser l’intérêt du public a priori pour leurs produits. Il leur suffit de recourir à une ressource qu’ils ont en abondance : leur créativité.       

Denis Bertrand

 

Survol de l’actualité récente liée au développement de public pour les arts

De retour de quelques jours de vacances et de travail en Acadie. Voici donc des nouvautés parues au cours des derniers jours liées au développement de public pour les arts : 

  • La Fête de la culture offre une boîte à outils de relations publiques sur son site Web. Cette boîte à outils sert surtout à la promotion de la Fête de la culture, mais des organismes artistiques peuvent s’en inspirer pour développer la leur.      
  • Une galerie d’art américaine a invité des artistes à créer un parcours de mini-putt dans ses installations. C’est une excellente façon de combiner les arts et les sports et d’attirer un nouveau public, y compris les familles. L’activité peut aussi servir à du prélèvement de fonds. Parlez-en aux adeptes du golf dans votre entourage. Ils pourront vous aider à développer ce volet, si le coeur vous en dit.
  • Un nouveau rapport du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) démontre que la population se tourne de plus en plus vers l’Internet pour consommer la radio et la télévision. Si vous achetez de la publicité à la radio, cette nouvelle tendance ne constitue pas un problème. Ça peut l’être par contre si vous comptez beaucoup sur vos publicités à la télévision, puisque les émissions rediffusées sur l’Internet les excluent souvent.
  • Les organismes artisques qui ont recours aux médias sociaux ne les utilisent pas toujours à bon escient. Selon cet article publié dans le quotidien canadien The Globe and Mail, les médias sociaux doivent surtout servir à bâtir des communautés de fervents des arts prêts à agir au nom des intérêts de leurs organismes ou artistes favoris et à démystifier les arts (en allant dans les coulisses de la préparation d’un spectacle, par exemple). Utiliser les médias sociaux comme on utilise les médias traditionnels (ex., offrir des rabais, rediffuser une critique favorable, etc.) ne permet pas de rallier un grand nombre de personnes. Autre facteur à considérer : lorsqu’un organisme choisit d’employer les médias sociaux, il doit s’engager à y recourir et à les animer régulièrement (pour ne pas dire quotidiennement) plutôt que ponctuellement, au gré du temps disponible.  
  • Plusieurs organismes artistiques offrent des forfaits soupers-spectacles. Le repas est servi soit sur place ou dans un restaurant situé à proximité. Cette approche fonctionne bien lorsque le public peut se présenter quelques heures à l’avance. Mais pour d’autres personnes, la fin de la journée de travail et le temps requis pour se rendre à la salle de spectacles empiètent sur l’heure du repas. Solution : offrir des boîtes à lunch aux spectateurs. Celles-ci peuvent être cueillies au passage au restaurant ou être offertes sur place par le diffuseur ou le producteur. Ainsi, les gens peuvent se mettre quelque chose sous la dent rapidement avant le début du spectacle. Pour en savoir davantage, cliquez ici.

Denis Bertrand