Archives de August, 2011

Le développement de public et l’art sont-ils conciliables ?

Le 31 août 2011

Chronique très intéressante de la directrice générale du Musée d’art et d’histoire de Santa Cruz en Californie (ÉU), Nina Simon, sur les divergences d’opnions entre les artistes et les partisans du développement de public. Mme Simon explique qu’elle a aménagé une salle de séjour dans le vestibule du troisième étage du musée (photo). Les visiteurs s’y arrêtent pour consulter des ouvrages (livres, revues) sur l’art et même y assembler un casse-tête, tout en étant entourés d’oeuvres accrochées aux murs. Elle a constaté que grâce à cette pièce, les gens passent maintenant plus de temps au musée. Par contre, l’artiste dont les oeuvres y sont accrochées s’est questionnée sur la pertinence d’un tel geste, étant d’avis que ses tableaux à eux seuls devraient intéresser le public. Après quelque temps, l’artiste a constaté que les initiatives qui permettent aux membres du public d’intégrer le musée dans leur vie quotidienne (en s’y donnant rendez-vous, par exemple) sont de bonnes choses. 

Qu’en pensez-vous ? L’art et le développement de public sont-ils des alliés ou constituent-ils un couple dysfonctionnel ?         

Denis Bertrand

 

Évitez les étiquettes qui risquent de limiter le rayonnement d’une oeuvre ou d’un spectacle

Le 30 août 2011

Une collègue américaine experte en développement de public, Soshana Fanizza (photo), s’interroge sur l’impact des étiquettes ou des définitions qu’on impose parfois aux produits et aux événements artistiques et sur leur capacité de joindre un public élargi. Par exemple, une pièce de théâtre n’est-elle qu’une pièce de théâtre ? Le spectacle ne comprend-il pas de la musique originale, du mouvement ou peut-être même de la danse ? Y a-t-on intégré du multimédia ? Quelles thèmes la pièce aborde-t-elle ? Répondre à de telles questions permet au producteur ou au diffuseur de constater qu’une production peut receler plus d’une dimension. Les différentes composantes d’une oeuvre ou d’un spectacle peuvent être associées à une plus grande variété de publics qui pourraient s’y intéresser, au-delà des amateurs qu’on associe naturellement à un genre ou à une disicpline en particulier. Donc, n’hésitez pas à parler de toutes les dimensions d’un spectacle ou d’une oeuvre. Plus de gens risquent de s’y intéresser s’ils s’y reconnaissent selon leurs intérêts.  

    

Denis Bertrand

 

Vive les interventions artistiques publiques !

Le 25 août 2011

J’adore les interventions artistiques spontannées sur la place publique. En voici un autre exemple. Ce sont de belles initiatives de décloisonnement des arts et de rapprochement avec le public. Si vous êtes tentés de faire l’expérience, n’oubliez pas de distribuer du matériel promotionnel aux badauds pour qu’ils puissent vous identifier et, surtout, se rendre à votre prochaine performance.

Denis Bertrand

 

Les concours en ligne créent une promotion bouche à oreille

Le 25 août 2011

Je constate qu’un nombre croissant d’organismes et d’entreprises artistiques lancent des concours en ligne destinés aux personnes qui les suivent par l’entremise des médias sociaux (Facebook, Twitter, etc.). Par exemple, une compagnie de théâtre montréalaise a demandé à ses adeptes “d’aimer” un article mis en ligne et de le partager avec leurs “amis”. En retour, ces personnes devenaient éligibles au tirage de billets de spectacles. D’autres demandent à leurs adeptes de changer leurs photos de profil pour les remplacer avec une image d’un spectacle à venir. Alors voici quatre raisons pourquoi vous devriez intégrer des concours en ligne dans vos stratégies de développement de public ou promotionnelles : 

  1. Les gens aiment les concours. Ils vous offrent donc l’occasion d’accroître le nombre de personnes qui vous suivent en ligne.
  2. C’est une façon d’approfondir vos rapports avec votre public. Par exemple, si vous lancez un concours pour lequel les gens doivent produire un clip vidéo ou des photos pour qu’ils soeint affichés sur votre site Web, votre blogue ou sur Facebook, vous leur donnez de la visibilité. De plus, leur participation au concours signifie qu’ils s’identifient à ce que vous faites.
  3. Les concours en ligne vous permettent de recueillir des renseignements sur vos adeptes. Comment ont-ils entendu parler de vous ? Qu’est-ce qu’ils aiment tout particulièrement de vous ? Mise en garde : assurez-vous que le nombre de questions que vous posez soit équivalent au prix que vous accordez. Par exemple, adresser 20 questions à vos adeptes lorsque vous donnez une paire de billets ou un seul exemplaire d’un ouvrage peut sembler excessif.     
  4. Vos adeptes vous aideront à faire votre promotion, surtout si les gens doivent voter pour la meilleure photo, le meilleur clip, etc. Ils passeront le mot auprès de leurs amis et des membres de leur famille pour qu’ils visitent votre site Web ou votre média social pour voter. 

Vous pouvez accéder à l’article original en cliquant ici.

Denis Bertrand

 

Du théâtre dans un bar

Le 24 août 2011

Après l’opéra, c’est au tour du théâtre de faire son entrée dans un pub. Le Fizz Bar and Grill de Chicago présente la comédie Bye Bye Liver (photo), inspirée évidemment de la vie dans les bars. L’initiative se démarque tout particulièrement par sa popularité auprès des jeunes adultes dans leur vingtaine et leur trentaine, un public que bon nombre d’organismes artistiques voudraient joindre. Pour en savoir plus, cliquez ici.  

Denis Bertrand

 

Les nouveaux 10 commandements des relations avec les médias

Le 23 août 2011

Un ancien réalisateur de bulletins de nouvelles télévisées vous offrent ses 10 commandements des relations avec les médias de l’ère moderne (avec mon grain de sel occasionnel) : 

  1. Ne faites pas une annonce, mais racontez plutôt une histoire : c’est ce que font les journalistes. Annoncer simplement que vous faites quelque chose de nouveau ne suffit pas. Pourquoi le faites-vous ? Qu’espérez-vous accomplir ? Qui sera touché par vos actions ? Voilà des questions qui vous aideront à préparer votre récit.
  2. Les jounalistes veulent des nouvelles : est-ce que votre annonce constitue véritablement une nouvelle ? S’agit-il d’une nouvelle version d’une annonce antérieure ou de quelque chose de nouveau ? Outre vous et votre entourage, votre annonce risque-t-elle d’intéresser quelqu’un d’autre ? 
  3. Votre annonce n’intéressera pas nécessairement tous les médias : soyez réalistes. Votre annonce s’adresse-t-elle vraiment à tout le monde ou à un public en particulier ? Quels médias sont les plus aptes à le joindre ?
  4. Demeurez au courant de l’actualité : prenez le temps de déterminer si d’autres événements courants risquent de porter ombrage à votre annonce. Si oui, reportez-la à une date plus favorable.
  5. Joignez les bons reporters : adressez-vous aux journalistes qui couvrent votre domaine d’activité. 
  6. Soyez persévérants, sans être fatiguants : faites des suivis auprès des journalistes et des médias que vous voulez joindre. Par contre, s’ils vous répondent que votre annonce ne les intéresse pas malgré vos explications, rien ne sert de revenir à la charge.     
  7. L’Internet et les boîtes vocales fonctionnent : si vous avez tenté de joindre les médias ou les journalistes par l’entremise de courriels et de messages téléphoniques, soyez assurés qu’ils ont reçu votre correspondance. Vous êtes sans nouvelles d’eux ? Relisez l’article précédent.
  8. Respectez l’horaire des jounralistes : ceux-ci doivent souvent gérer des horaires de production serrés. Renseignez-vous sur les meilleurs moments pour les joindre (souvent en début de journée).
  9. Les médias ne sont pas la solution à tout : malgré le rayonnement des médias, il n’est pas certain que la couverture que vous obtiendrez vous permettra d’atteindre vos objectifs. Ne comptez surtout pas sur un impact à long terme. Votre nouvelle sera rapidement remplacée par une autre.
  10. N’oubliez pas les médias sociaux : vos médias sociaux (Facebook, Twitter, blogue, Linkedin, etc.) devraient vous permettre de joindre plus efficacement les gens que vous visez. Le recours aux médias traditionnels doit donc être perçu comme une composante parmi d’autres de votre stratégie et non comme l’élément principal. 

Vous pouvez accéder à la source originale en cliquant ici.

Denis Bertrand

 

“Nous vivons dans un monde qui se définit, non pas par la consommation, mais par la participation” aux arts

Le 22 août 2011 – Mise à jour : le 16 avril 2013

Ben Cameron (photo) est le directeur des programmes artistiques de la Doris Duke Charitable Foundation de New York. Au cours d’une allocution qu’il prononçait à Calgary au mois de février 2010 et dont la vidéo connaît un regain de popularité ces jours-ci sur les médias sociaux et dans les conférences en ligne vouées aux arts, M. Cameron discourait sur l’impact des nouvelles technologies sur la consommation et la pratique des arts.

Il affirme que les arts vivent présentemant une période de réforme, engendrée par l’avènement des nouvelles technologies qui permettent au public d’accéder à diverses sources de divertissement à partir du confort du foyer. Ces technologies ont aussi démocratisées les moyens de production et de diffusion des arts, permettant ainsi aux praticiennes et aux praticiens «amateurs» de s’investir davantage dans leur art et de le partager.  

Il ajoute que pendant que l’asssistance aux spectacles est à la baisse, la pratique des arts est à la hausse. Ainsi, notre époque ne se définit plus uniquement par la consommation, mais aussi par la participation.

Les organismes artistiques professionnels ont toujours un rôle à jouer, en assurant des emplois aux artistes et en leur offrant des ressources et des environnements pour les accueillir. Mais ils ne représentent plus la communauté artistique dans son ensemble. 

Les arts professionnels ont la possibilité d’acquérir une importance renouvelée en s’investissant davantage dans les communautés qu’ils desservent. Les artistes peuvent trouver un nouveau sens à leur travail en sortant de leurs environnements traditionnels et en interagissant avec la population, en appuyant des causes locales, etc.

Selon M. Cameron, les arts nous invitent à interagir avec nos concitoyens avec générosité et curiosité et, ce faisant, à améliorer notre société.

Son intervention s’arrime au débat en cours sur le concept de l’engagement du public envers les arts, approche qui préoccupe les milieux artistiques professionnels canadiens et québécois. La qualité de l’intervention de M. Cameron démontre que les organismes artistiques et les artistes doivent s’adapter au contexte courant pour que leur travail demeure pertinent auprès d’un plus garnd nombre de gens à long terme.     

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 Denis J. Bertrand

 

La folie de la rentrée : n’oubliez pas le public !

Le 19 août 2011

Une collègue blogueuse me parlait récemment du vent de folie qui anime chaque rentrée culturelle. Les lancements de saison ont eu lieu ou auront lieu sous peu. Les répétitions sont en cours pour le premier spectacle de la saison. Des artistes sont en studio pour enregistrer des albums qui sortiront cet automne ou cet hiver. La rénovation des lieux de diffusion achève. Etc. Dans tous ce tourbillon de création, n’oubliez pas le public. Songez aux moyens de partager avec lui votre enthousiasme et votre fébrilité. Après tout, le public a hâte lui aussi de renouer sa relation avec vous et de découvrir ce que vous lui proposerez. Maintenir le contact avec le public entre les saisons ou entre deux projets est tout aussi important que la promotion bien planifiée de vos activités.

Denis Bertrand

 

Publicité : l’Internet par opposition aux médias traditionnels

Le 18 août 2011

Entrevue fort intéressante sur l’évolution de la publicité en ligne par rapport à la publicité dans les médias traditionnels (télé, radio, presse écrite). Si vous comptez encore exclusivement ou largement sur ces derniers pour joindre le public, le temps est venu pour vous d’explorer de nouvelles options. Et si vous hésitez encore à avoir recours au média social Twitter pour communiquer avec vos adeptes, voici un article qui devrait vous encourager à vous y investir. 

 

Denis Bertrand

 

L’approche artistique pour renouveler et rajeunir le public

Le 17 août 2011 – Mise à jour : le 18 août 2011

Félicitations au Théâtre Espace Go qui a offert une résidence d’artiste d’une durée de trois ans à la comédienne Sophie Cadieux (photo ci-haut). Elle a été “invitée à colorer la programmation d’événements artistiques à son image et à inviter des artistes de sa génération à bousculer les habitudes”. Aussitôt en poste, Sophie a recruté de jeunes artistes pour travailler à ses côtés. Pour en savoir plus, cliquez ici. Voilà une approche digne de mention et qui devrait intéresser tout diffuseur ou organisme artistique désireux de rajeunir et de diversifier son public. Les jeunes adeptes des arts se reconnaissent dans les jeunes artistes qui partagent leur vécu et leurs intérêts. Ajoutez à cela des occasions de socialisation entre jeunes spectateurs, de même qu’avec les artistes, offrez l’expérience à un prix abordable pour cette clientèle, faites-en la promotion par l’entremise des médias sociaux (Sophie devrait avoir un blogue) et vous avez là une combinaison gagnante. Merde ! Sophie !  

Denis Bertrand