Archives de October, 2011

Des nouvelles de Katherine Giaquinto

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Le 28 octobre 2011 – Mise à jour : le 3 novembre 2011

Je vous ai parlé récemment des efforts déployés par la soprano américaine Katherine Giaquinto pour garder ses adeptes au courant de ses projets de tournée en Allemagne au printemps de 2012. Heureuse que je m’intéresse à son parcours, elle m’a fait parvenir une note rédigée en français dans laquelle elle m’annonçait, entre autres, qu’elle est Canadienne et que sa mère est née à Montréal ! Je m’empresse donc de partager avec vous la photo (ci-haut) qu’elle m’a fait parvenir d’un récital qu’elle a donné le 16 octobre dernier dans la région de Los Angeles. Vous pouvez accéder à une capsule vidéo de cette prestation en cliquant ici.

Denis Bertrand

 

Des exemples pratiques d’engagement du public dans les arts

Le 27 octobre 2011

Le Conseil des arts de l’Ontario (CAO) a dévoilé plus tôt ce mois-ci son étude sur l’engagement culturel des Ontariennes et des Ontariens. Et voilà que l’auteur de celle-ci, Alan Brown, vient d’en publier une autre pour le compte de la James Irvine Foundation aux États-Unis. Celle-ci contient des exemples d’initiatives lancées par des organismes artistiques professionnels pour se rapprocher de praticiennes et de praticiens amateurs. Je vous invite à consulter les pages 20 à 42 pour les découvrir. Entre vous et moi, je ne serais pas surpris d’apprendre que les bailleurs de fonds publics puissent encourager un jour les organismes artistiques professionnels à s’investir dans des projets de cette nature. 

Denis Bertrand

 

Partagez votre passion, développez votre public : les médias sociaux à la rescousse !

Le 27 octobre 2011

Les gens qui travaillent dans le milieu des arts et de la culture, qu’ils soient des artistes, des techniciens ou des administrateurs, sont passionnés par ce qu’ils font. Ils aiment se retouver dans un milieu qui fait appel à leur créativité et où ils peuvent côtoyer d’autres personnes créatives. Cette passion n’est pas limitée aux gens qui pratiquent un métier artistique. Elle est partagée par les personnes qui se déplacent pour assister à un vernissage, au lancement d’un nouvel ouvrage ou à la première d’un spectacle. Si les gens engagés dans le milieu artistique prennent la peine de partager leur enthousiame avec le public, ils sont aptes à joindre un plus grand nombre d’adeptes.   

Pour ce faire, je vous ai parlé précédemment de la pertinence de développer un récit que vous pouvez raconter à votre entourage. Outre ces rencontres directes avec le public, vous pouvez aussi avoir recours aux médias sociaux pour établir un dialogue avec le public. Comment s’y retrouver dans cette jungle et que doit-on communiquer au public ? Voici quelques suggestions à cet égard :

  • La gourou des médias sociaux au Québec, Michelle Blanc, affirme que “le roi des médias sociaux est, et reste encore, le blogue.” (Michelle Blanc, Les médias sociaux 101, Éditions Logiques, 2010). Vous en consultez un présentement. Il existe plusieurs ressources en ligne auxquelles vous pouvez accéder pour vous doter d’un blogue gratuitement. Faites une petite recherche et vous trouverez facilement celle qui vous convient.
  • De plus en plus d’artistes et de groupes artistiques ont recours aux blogues pour discuter de ce qui les intéressent ou pour parler de projets en cours. En voici deux exemples : Centre des auteurs dramatiques (CEAD) et L’Illusion, théâtre de marionnettes.
  • Votre blogue peut être traditionnel, soit composé principalement de textes et de photos avec une capsule vidéo occasionnelle, ou non-traditionnel, c’est-à-dire voué principalement à la diffusion de balados ou de capsules vidéo que vous produisez vous-mêmes.     
  • Le blogue vous permet d’amener les gens dans vos coulisses, dans votre atelier de travail. C’est une occasion de partager votre processus créatif, vos réflexions et vos découvertes.
  • N’hésitez pas à recommander au public de consulter le travail ou d’assister aux événements de vos pairs. Votre générosité à l’égard de vos collègues vous sera rendue et vos lecteurs apprécieront vos recommandations. 
  • Dotez-vous, si ce n’est déjà fait, de comptes Facebook et Twitter et utilisez-les pour rediriger vos “amis” vers votre blogue. 

Voilà un aperçu rapide de ce que vous pouvez faire avec les médias sociaux pour partager votre passion des arts et de la culture. Vous constaterez que vos pairs seront parmi les premières personnes à vous suivre, puis progressivement, ce sera au tour de vos supporters et d’autres personnes qui partagent vos intérêts. Le mot se passera à votre insu. 

Une dernière observation à propos des blogues : il est important de les alimenter régulièrement, idéalement quelques fois par semaine. Votre assiduité est gage de succès. 

Denis Bertrand

 

Invitez le public à contribuer à votre programmation

Le 26 octobre 2011

Un des défis récurrents pour les événements artistiques annuels est de demeurer présent dans l’esprit du public entre deux éditions. En effet, il est difficile de garder l’intérêt de bénévoles, de mener à bien une campagne de financement et même d’obtenir des fonds publics pour un festival strictement annuel. Dans un tel contexte, l’organisation d’événements de moindre envergure au cours des onze mois qui séparent deux éditions vaut la peine d’être explorée. C’est ce que fait le Harvest Jazz & Blues Festival de Fredericton (NB) en créant un concours qui a pour but de recruter de nouveaux artistes pour sa prochaine édition en demandant, entre autres, au public de participer à leur sélection. Dans ce cas-ci, le processus s’étend de janvier à septembre, mois au cours duquel le festival a lieu. C’est une bonne façon de cultiver l’intérêt du public sur une période de temps prolongée. Même si le concours du Harvest Jazz & Blues Festival a pour but de sélectionner des artistes en provenance de la Grande-Bretagne, le concept peut être adapté au niveau national, provincial ou local. Pour en savoir plus, cliquez ici. Je remercie Carol Doucet pour ce tuyau.

Denis Bertrand

 

Partagez votre passion, développez votre public : racontez une histoire…

Le 25 octobre 2011

Si vous partagez votre passion pour les arts et la culture avec les gens dans votre entourage, il y a de fortes chances que vous piquerez leur curiosité et qu’ils voudront en savoir davantage. Ces personnes vous découvriront sous un nouveau jour et si tout va bien, elles voudront maintenir des liens avec vous. Mais comment partager votre passion de façon à joindre un public élargi ? La première et la meilleure façon de procéder est toujours de parler directement aux gens. Voici quelques suggestions à cet effet :

  • Songez à votre parcours professionnel, aux personnes, aux événements et aux oeuvres qui vous ont marqué.
  • Rappelez-vous pourquoi vous avez choisi d’exercer votre métier, de postuler pour l’emploi que vous occupez, de fonder votre entreprise ou votre organisme, etc.      
  • Identifiez ce que vous avez appris au fil des ans par rapport à vous-même, à votre métier, à votre art, notamment grâce à vos interactions avec le public.
  • Intégrez des anecdotes amusantes inspirées de votre quotidien.
  • Pensez à vos influences courantes, à ce qui vous allume et vous motive à vous lever tous les matins.
  • Articulez le tout dans un discours ou une présentation d’une douzaine de minutes dans laquelle vous pourrez puiser selon les circonstances.
  • Profitez d’occasions mondaines pour prendre la parole (ex., un vernissage, un lancement de saison, une conférence, etc.) et partagez votre récit.   
  • Songez aux personnes auxquelles vous vous adressez et à leurs intérêts, puis référez-vous aux éléments de votre récit qui risquent de les interpeller tout particulièrement.    
  • Actualisez votre discours. 

Vous vous rendrez compte que vos interlocutrices et vos interlocuteurs s’associeront à des parties de votre récit et, ce faisant, ils se rapprocheront et s’identifieront davantage à vous, à votre employeur, à votre art.

Dans un prochain billet, nous explorerons d’autres avenues pour partager votre récit et votre passion pour les arts et la culture avec le public.

Denis Bertrand

 

Partagez votre passion, développez votre public : une parenthèse entre deux billets

Le 21 octobre 2011

James Rhodes (photo) est un pianiste qui n’hésite pas à partager sa passion pour la musique classique avec son public, ce qui donne des résultats surprenants. 

Je remercie ma collègue Soshana Fanizza pour ce tuyau. 

Denis Bertrand

 

Partagez votre passion, développez votre public

Le 21 octobre 2o11

Je suis de retour ! J’ai passé la dernière semaine à faire un peu de prospection, à poursuivre ou à terminer des dossiers en cours et à explorer de nouveaux projets. Ce recul m’a permis aussi de réviser toute l’information que j’ai partagée avec vous à la suite du dévoilement de la nouvelle étude du Conseil des arts de l’Ontario sur l’engagement culturel et les résultats du Colloque sur la Participation culturelle de Culture Montréal et de Culture pour tous.    

À titre d’expert-conseil en développement de public, je m’efforce de trouver des applications pratiques aux recherches qui portent sur les rapports entre la population et le milieu des arts et de la culture. Un des auteurs de l’étude du CAO, Alan Brown, notait la semaine dernière que les organismes artistiques qui ont de la difficulté à intéresser la population à ce qu’ils font ne cultivent peut-être pas de liens soutenus avec elle. Dans un contexte la concurrence est vive pour le temps que les gens consacrent à leurs loisirs et où les revenus disponibles des particuliers sont limités, les organismes artistiques ne peuvent plus se contenter de simplement offrir une activité ou un produit en espérant que le public l’accueille favorablement. Il faut aussi les vendre, ce qui implique des démarches et des contacts directs avec les consommateurs.

Mais quelle approche faut-il adopter ? Je dis toujours que les gens qui travaillent dans le milieu des arts et de la culture sont des passionnés. Il faut qu’ils le soient, parce que leurs conditions de travail ne sont pas toujours idéales. Par contre, ils sont motivés par leur environnement, par l’occasion de créer ou de présenter quelque chose de nouveau et de partager cette création avec le public. Alors pourquoi ne pas partager cette passion, justement ? Pourquoi ne pas parler publiquement de ce qui vous allume par rapport à votre métier, à ce que vous créez ? Bon nombre d’entre nous avons été influencés par des gens passionnés dans notre entourage. Vous pouvez exercer un effet d’entraînement similaire auprès de vos adeptes courants et de supporters potentiels en partageant avec eux votre appétit pour les arts et la culture. Et ce faisant, vous touchez de nouvelles personnes et les faites pénétrer dans votre monde.  

Je vous parlerai dans mon prochain billet des moyens que vous pouvez mettre en place pour partager votre passion et développer votre public.  

Denis Bertrand

 

Dévoilement de l’étude du Conseil des arts de l’Ontario sur l’engagement dans les arts

Le 14 octobre 2011 – Mise à jour : le 26 octobre 2011

Le Conseil des arts de l’Ontario (CAO) a dévoilé hier le contenu de son étude sur l’engagement de la population ontarienne dans les arts, la première en son genre produite au Canada. Le CAO a confié la réalisation de cette recherche à Alan Brown, un expert dans le domaine qui a produit quelques études similaires aux États-Unis. À l’aide de la firme Ipsos Reid, Brown et son équipe ont interviewé au téléphone 1 3000 Ontariennes et Ontariens entre les mois de mai et juin 2011. L’étude tient compte également de la francophonie ontarienne. Voici quelques-uns des constats qui ont été présentés hier à Toronto et par l’entremise d’une diffusion Web :

  • L’engagement dans les arts comprend à la fois la consommation (ex., assister à un spectacle, visiter un musée ou une galerie d’art…), la participation à une activité artitisque (ex., cours de danse sociale) et la création d’oeuvres artistiques (ex., une chanson, une peinture…). 
  • L’environnement dans lequel évolue les arts et la culture est en mutation. Les préférences des gens changent constamment. Les nouvelles technologies leur offrent de nouvelles occasions de consommer.
  • Les Ontariennes et les Ontariens visionnent des films surtout à la maison, grâce aux DVD, à la télévision et aux téléchargements.  
  • Environ une Ontarienne et un Ontarien sur deux visitent un musée ou une galerie d’art au moins une fois par année. 
  • La population écoute de la musique principalement à la radio. 
  • Environ une Ontarienne et un Ontarien sur deux assistent annuellement à un concert de musique mettant en vedette des artistes professionnels. 
  • La danse se consomme surtout à la télévision.
  • 55 % des répondantes et des répondanst au sondage ont indiqué qu’ils assistaient à du théâtre ou à des comédies musicales.
  • 95 % de la population voudraient consommer ou pratiquer plus d’activités culturelles.
  • Les jeunes adultes consomment surtout en ligne. Ils sont peu présents aux événements artistiques. 
  • Par contre, les Ontariennes et les Ontariens accordent une valeur particulière aux occasions d’assister à des événements artistiques en personne.    
  • Les moins de 35 ans et les communautés culturelles s’investissent surtout dans la pratique des arts, notamment pour parfaire leurs connaissances générales.
  • La participation à des activités culturelles (ex., cours, création d’oeuvres) constitue une porte d’entrée aux arts, y compris pour les personnes qui ont des revenus plus modestes.
  • Les gens qui s’intéressent à leur patrimoine culturel sont plus susceptibles de s’engager dans les arts. Ainsi, les arts et la culture offrent des occasions de socialisation et de rapprochement entre les membres d’une communauté. 
  • Il existe un rapport entre la participation à des activités culturelles et l’assistance aux arts. Les gens qui s’investissent dans des activités artistiques sont de deux à trois fois plus susceptibles d’assister à des événements artistiques. Ainsi, les gens qui regardent les émissions de danse à la télé sont plus disposés à assister à un spectacle en personne.
  • À l’exception du théâtre, les gens consomment ou pratiquent les arts surtout à partir de leur domicile.
  • Les lieux de diffusion artistique ont un impact sur la participation. Il est possible de joindre de nouveaux publics en présentant des performances ou des événements dans des lieux inusités.    
  • Les communautés culturelles utilisent les espaces à vocation communautaire pour y tenir leurs activités artistiques.  

À partir de ces constats et de questions en provenance de personnes présentes à Toronto et en ligne, Alan Brown a formulé quelques recommandations générales à l’intention du milieu des arts et de la culture :

  • Les organismes et les entreprises artistiques doivent se questionner leur place dans l’écologie culturelle : pourquoi présentons-nous ? Quels sont nos rapports avec les gens qui participent à des activités culturelles ?
  • Brown a énuméré les étapes qui mènent à l’engagement culturel : consommer, assister, participer, créer, apprendre.
  • Il faut valoriser l’apport de tous les secteurs (amateurs, professionnels) de l’écologie culturelle.
  • Il faut faire preuve de créativité au moment de déterminer sa programmation afin qu’elle intéresse le public.
  • Il faut faire appel aux médias (traditionnels, en ligne) pour accroître l’engagement de la population envers les arts et la culture.
  • Les gens ont l’habitude de consommer des expériences de haute qualité visuelle et sonore chez eux. Il faut peut-être songer à la création de nouveaux genres de lieux de diffusion qui pourraient aussi retransmettre leurs événements en ligne. 
  • Il faut voir le foyer comme un lieu de diffusion.
  • Pour joindre un plus jeune auditoire, il faut raconter des histoires qui intéressent cette clientèle. 
  • Les nouvelles clientèles visées sont-elles présentes au sein des organismes artistiques ? Participent-elles à toutes les étapes du processus de programmation ou de création ? 
  • À propos des obstacles à la participation. Les coûts : les gens trouvent toujours de l’argent pour ce qu’ils veulent. Par contre, les événements gratuits sont une façon de contourner cet obstacle. “Pas le temps” : c’est une autre façon de dire que le produit proposé n’intéresse pas votre interlocuteur ou votre interlocutrice. 
  • Pour intéresser les gens à votre programmation ou à vos produits, songez à la façon qu’ils les consomment hors de votre lieu de diffusion. Par exemple, une compagnie de théâtre peut recommander au public le visionnement de films, de séries télévisées ou de pièces de théâtre offertes par un pair qui s’apparentent à sa programmation.
  • Les organismes doivent aussi éviter de limiter leur champ d’action. Par exemple, une compagnie de théâtre peut créer un programme qui permet à des gens de sa communauté d’écrire et de présenter des contes dans son lieu de diffusion. 

Les résultats de cette étude du CAO ressemblent aux discussions qui ont eu lieu au colloque sur la Participation culturelle tenu à Montréal la semaine dernière et dont j’ai parlé à quelques reprises sur ce blogue. Il est clair qu’elle propose de nouvelles pistes de réflexion pour les diffuseurs et les producteurs professionnels. Ainsi, le moment es-il venu pour un rapprochement entre les praticiens amateurs et professionnels ? Les lieux de diffusion traditionnels sont-ils suffisants pour joindre de nouveaux publics ou intéresser un plus grand nombre de personnes aux arts et à la culture ? Les diffuseurs et les producteurs doivent-ils songer au développement de produits que les gens peuvent consommer plutôt à la maison ? 

Voilà des questions, parmi d’autres, qui devraient meubler quelques séances de planification stratégique ou de développement de stratégies de communication.

Pour accéder à un autre résumé de l’étude, cliquez ici

Denis Bertrand

 

Le rôle des artistes dans la promotion des événements auxquels ils participent

Le 12 octobre 2011

Katherine Giaquinto (photo) est une soprano américaine qui participera, le 16 octobre prochain, à un concert-béméfice. Elle s’apprête aussi à entreprendre une tournée internationale au printemps 2012. Pour promouvoir l’un et l’autre événements, elle a décidé de produire une série de capsules vidéo qui décrivent les étapes qui la mèneront en Europe l’an prochain. Elle a choisi d’agir de la sorte pour développer des rapports avec ses adeptes et le public en général. Vous pouvez accéder aux capsules qu’elle a produites à ce jour en cliquant sur les liens suivants :

Voilà un bel exemple d’une artiste qui contribue de son propre chef à la promotion d’événements auxquels elle est associée, tout en établissant des liens avec le public. Comme en témoigne la qualité des capsules, elle n’a pas eu besoin d’investir des sommes énormes pour y parvenir.    

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Denis Bertrand

 

Retour sur le Colloque sur la participation culturelle en mutation : les pratiques numériques

Le 11 octobre 2011 ; mise à jour : le 14 octobre 2011

Voici mon troisième et dernier billet (pour l’instant, du moins) voué au Colloque sur la Participation culturelle en mutation, organisé la semaine dernière par Culture Montréal et Culture pour tous. À l’ordre du jour : la place qu’occupent les médias numériques aux plans de la consommation et de la participation culturelle.

Voici les faits saillants des discussions :

  • L’Internet a permis aux organismes artistiques de court-circuiter les réseaux classiques de légitimisation, en l’occurence les médias traditionnels, pour obtenir directement les réactions du public.
  • Les blogues sont ouverts à tous, professionnels et amateurs. La technologie brouille les différences entre les uns et les autres. L’amateur vit pour sa passion et non de sa passion, comme c’est le cas du professionnel.  
  • Les blogues sont de plus en plus reliés les uns aux autres. Ainsi, une blogueuse ou un blogueur peut recommander à ses lectrices et à ses lecteurs de consulter d’autres sites voués à des thématiques similaires.
  • Ces réseaux de blogues constituent des communautés de pratique ; ils réunissent des gens qui partagent des intérêts communs, qui sont désireux d’approfondir leurs connaissances sur un ou des sujets en particulier et prêts à partager leurs connaissances et leurs impressions avec leurs pairs.  
  • Grâce au numérique, des artistes créent sans avoir besoin d’appuis financiers publics. Les barrières pour accéder à la culture s’abaissent, mais cela n’est pas pour autant un gage de qualité.
  • Il est important que les citoyens aient accès à des lieux pour parler de culture et satisfaire leur curiosité culturelle. 
  • Le numérique permet au public de prendre la parole. C’est aux organismes artistiques de nourir sa pensée critique. 
  • Avec le numérique, la culture n’est plus quelque chose avec laquelle on a rendez-vous à une date et à heure précises ; la culture est accessible 24 heures par jour, 7 jours sur 7. Les équipements culturels traditionnels (ex., salles de spectacles) ne sont plus les seuls lieux de vie culturelle dans une communauté. Par conséquent, notre consommation culturelle se personnalise.
  • Adhérer à l’ère numérique, c’est établir une conversation avec les gens qui s’intéressent à ce qu’on fait.   

Pour les organismes artistiques, le recours au numérique vient avec son lot de défis (il faut y investir un peu de temps, après tout), mais être absent ou assumer une présence partielle sur cette plate-forme n’est pas une solution. Si vous doutez encore du rayonnement des médias sociaux, veuillez consulter ces données. Vous comprendrez pourquoi vous devez y être présents activement.

En guise de conclusion, je félicite les organisatrices et les organisateurs du Colloque. J’ai apprécié mon séjour en votre compagnie et j’en suis ressorti avec des renseignements que je peux partager et mettre en oeuvre pour mes clients.  

Ajout : vous pouvez visionner le débat de clôture du Colloque en cliquant ici.

Denis Bertrand