Archives de January, 2012

Comment rendre votre lieu de diffusion plus attrayant pour les familles

Le 31 janvier 2012

Des gestionnaires de lieux de diffusion (salles de spectacles, musées, galeries…) partagent leurs recettes pour rendre leurs lieux plus attrayants aux familles :

  1. Offrez-leur une expérience complète en greffant des activités d’animation au spectacle ou à l’événement.
  2. Établissez des liens avec des organismes et des entreprises qui desservent des familles pour accroître votre rayonnement.  
  3. Distribuez des autocollants aux enfants. Ceux-ci les adorent. Les autocollants servent aussi d’aide-mémoire pour les parents. 
  4. Sollicitez activement les avis des parents sur les améliorations que vous pourriez apporter à vos lieux, à votre programmation, etc.
  5. Il existe plusieurs types de familles de nos jours. N’en négliez aucune ! Et souvenez-vous que les grands-parents sont souvent plus disponibles pour des sorties avec leurs petits-enfants que les parents.   
  6. N’hésitez pas à vous produire hors de votre lieu de diffusion traditionnel (idéalement dans les endroits où les familles convergent (parcs, centres d’achats…).
  7. Songez à la qualité de votre accueil et aux petits détails qui s’y rattachent. Par exemple, à quel endroit les parents peuvent-ils laisser leur poussette ?
  8. Adoptez un langage et des expressions avec lesquels les gens sont familiers. Évitez le jargon du métier.
  9. Utilisez toutes les pièces disponibles dans votre lieu afin de permettre aux familles de les visiter.
  10. Faites tout en votre pouvoir pour faciliter l’accès de votre lieu et de votre programmation aux familles.
  11. Développez des partenariats avec des organismes de bienfaisance qui viennent en aide aux familles.
  12. Tissez des liens avec d’autres diffuseurs qui offrent une programmation ou des activités similaires aux vôtres.  
  13. Adaptez vos outils de mise en marché pour les rendre plus accessibles aux familles (en diffusant des informations qui leur seront utiles).
  14. Enfin, songez à tous les aspects de l’expérience que vous offrez aux enfants et aux adultes qui les accompagnent. Faites-en un moment mémorable et accessible à tous.

 

Denis J. Bertrand

 

L’implication de l’auditoire : un autre point de vue

Le 30 janvier 2012

Tel que mentionné la semaine dernière, plusieurs intervenants du milieu des arts se questionnent ces jours-ci sur l’importance qu’il faut accorder à l’engagement culturel ou à l’implication de l’auditoire dans les arts. Ces expressions font référence non seulement à la consommation, mais aussi à la pratique des arts par le public (jouer dans son propre orchestre, être membre d’une chorale, etc.). Ce contact direct avec les arts devrait avoir un impact sur l’intérêt du public pour les arts professionnels. Dans un texte récent, le rédacteur en chef du ArtsJournalDouglas McLennan (photo), affirme ce qui suit :

Les meilleures oeuvres artistiques sont créées par des artistes talentueux qui ont la vision, l’inspiration et les connaissances techniques pour créer des choses extraordinaires. Mais quelles sont les sources de cette vision, de cette inspiration et de ces compétences ? Ils proviennent de la pratique et de l’adaptation de la culture. Si l’art semble manquer parfois d’inspiration, c’est parce que la création est hermétique. Nous nous investissons dans les aspects techniques plutôt que dans le caractère artistique de l’oeuvre, nous nous concentrons sur l’excellence telle que nous la percevons plutôt que sur l’expérience. L’implication et l’interaction avec le public n’ont pas pour but de découvrir ce que le public désire et le lui offrir. Ce n’est pas non plus à propos d’une perte de contrôle. (…) Il est plutôt question d’engager une conversation avec lui, au même titre que les nouvelles possibilités offertes par la technologie. C’est une conversation qui se déroule depuis toujours, mais qui s’est étendue exponentiellement. 

Denis J. Bertrand

 

Quel sens faut-il donner à l’implication de l’auditoire ?

Le 26 janvier 2012

Il y a beaucoup de réflexions et de discussions en cours sur le Web ces jours-ci sur le sens qu’il faut donner à l’implication de l’auditoire dans les arts. Je tenterai de vous faire part des tendances qui se dégagent à ce chapitre au cours des prochains jours. Entre temps, voici les propos intéressants de la directrice générale du Seattle Opera Kelly Tweeddale (photo), auxquels je souscris :

Malheureusement, je ne crois pas qu’un téléphone cellulaire ou qu’une invention technologique puisse accompagner les publics et les convaincre de franchir nos portes. Les organismes artistiques devront non seulement apprendre à capter leur attention, ils devront aussi devenir des priorités dans un environnement où les publics ont accès à une surcharge d’informations. Je crois que les genres de promotion et d’atmosphères intimes qui rendent les arts si irrisistibles proviennent de conversations entre des êtres humains, une conversation basée sur la passion plutôt que sur la promotion, sur un dialogue sur le sens plutôt que le message et, surtout, l’espace et la discipline requis pour entendre les points de vue d’autres personnes.

Denis J. Bertrand

 

Merci John !

Le 25 janvier 2012

J’ai assisté hier soir à une soirée en hommage au directeur général sortant du Conseil des arts de l’Ontario (CAO), John Brotman (photo). Au cours des onze ans où il a occupé cette fonction, John a fait preuve d’une très grande ouverture envers les artistes et les organismes artistiques francophones, autochtones et issus de la diversité, y compris les artistes et les organismes qui oeuvrent en région (c’est-à-dire à l’extérieur des centres urbains que sont Toronto et Ottawa). J’ai eu la chance de rencontrer John dès son entrée en fonction, alors que j’étais directeur général de Théâtre Action (TA). J’ai toujours apprécié qu’il prenne le temps de me rencontrer lors de mes visites à Toronto pour que nous puissions parler du milieu théâtrel franco-ontarien et de l’état des arts et de la culture au sein de la communauté francophone. À cette époque, TA gérait un progamme d’appui aux artistes pigistes désireux d’entreprendre des projets personnels, intitulé Jeux dans l’espace. Celui-ci répondait à l’absence d’un programme de cette nature au CAO qui, pourtant, en offrait un aux artistes anglophones. Il est entendu que les moyens dont disposait TA pour Jeux dans l’espace ne se comparaient nullement à ceux du Conseil. J’ai alors entrepris des discussions avec John et le responsable des arts franco-ontariens du CAO à ce moment-là, Éric Dubeau, pour explorer la création possible d’un programme pour les pigistes et les compagnies émergentes francophones qui serait géré par le Conseil. Nos pourparlers ont abouti à la mise sur pied du programme Jets de théâtre. Je suis fier de cette réalisation qui n’aurait pu voir le jour sans l’appui de John et le bon travail d’Éric. On nous a appris hier que John allait profiter de sa liberté pour voyager et se remettre à la musique (il s’est acheté un piano à queue qu’il a installé dans ce qui était sa salle à dîner). Mon cher John, je te souhaite bonne route et une vie remplie de musique. Et merci pour ton engagement envers la francophonie et les régions, ainsi que pour ton amitié. À très bientôt !

  

Denis J. Bertrand

 

Contact ontarois 2012 : retour sur mes propos sur le développement de public pour les arts (3 de 3)

Le 19 janvier 2012

Dernier billet aujourd’hui sur mon intervention lors de la table ronde sur le développement de public organisé par Réseau Ontario lors de l’événement Contact ontarois 2012. Ainsi, après une introduction au développement de public et une description sommaire du rôle de divers intervenants en la matière, j’ai abordé les raisons pour s’y investir.

  • Le public I : les personnes qui assistent à des spectacles des arts de la scène sont éduquées et curieuses. Elles sont aussi relativement bien nanties. Elles ne veulent pas être traitées comme de simples consommatrices, mais comme des partenaires. Elles veulent donner un sens aux expériences artistiques qu’on leur propose. C’est pourquoi elles cherchent des occasions de s’entretenir avec les artistes, les producteurs et les diffuseurs. Elles veulent aussi des occasions de rencontres et de discussions entre elles.   
  • Le public II : selon Statistique Canada (février 2011), le pourcentage de ménages canadiens qui a dépensé pour des spectcales des arts de la scène n’a presque pas changé de 2001 à 2008 (36 % c. 37 % ; source). De nombreuses études indiquent que les publics des arts de la scène plafonnent ou régressent en général. 
  • Les médias : plusieurs organismes artistiques comptent encore principalement sur les médias traditionnels pour joindre leurs publics. Sachez que bien des médias ont réduit leurs effectifs au cours des dernières années. Il y a moins de journalistes pour couvrir un nombre grandissant d’événements.   
  • Contexte économique : les gouvernements fédéral et provinciaux sont aux prises avec des défis financiers importants. Des réductions budgétaires ont été annoncées à tous les paliers. Le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, a servi récemment cette mise en garde.

Que faire alors ?

  • Les organismes artistiques doivent renforcer leurs liens avec leurs publics acquis et en joindre d’autres susceptibles de s’intéresser à leurs offres. Au besoin, ils devraient revoir leurs programmations afin d’intéresser de nouveaux publics.
  • Les organismes artistiques sont condamnés à augmenter leur autonomie financière. Les programmes et les sommes qui seront coupés par les gouvernements risquent de ne jamais revenir (il faudrait augmenter les impôts des particuliers et les taxes chargées à tous et chacun pour y parvenir). Ils devront donc vendre plus d’abonnements, de forfaits et de billets, développer de nouveaux partenariats et accroître leurs activités de financement. Ce sont les gens et les entreprises qui aiment les arts qui sont les plus susceptibles de les soutenir. Cela passe par l’établissement de rapports plus étroits avec le public et des partenaires.

Entendons-nous bien : je ne suis pas alarmiste. Je vous offre simplement mon évaluation de l’environnement dans lequel les organismes artistiques évoluent présentement selon les nouvelles du jour et les recherches disponibles. 

J’espère que ces trois derniers billets vous seront utiles. Comme toujours, vos commentaires sont les bienvenus !

Denis J. Bertrand

 

Contact ontarois 2012 : retour sur mes propos sur le développement de public pour les arts (2 de 3)

Le 18 janvier 2012

J’étais un des participants invités à une table ronde sur le développement de public organisée par Réseau Ontario dans le cadre de Contact ontarois 2012, événement qui avait lieu la semaine dernière à Ottawa. La table comprenait aussi une artiste, un représentant des réseaux de diffusion, un diffuseur pluridisciplinaire et un représentant des diffuseurs en milieu scolaire. Chacun y est allé de sa perception de son rôle en matière de développement de public. J’en ai profité pour parler succinctement des rôles que j’attribue à chacun d’eux.

  • Artistes et producteurs : leur tâche première est de créer. Ils doivent aller jusqu’au bout de ce qu’ils ont à dire. Par contre, je les invite à ouvrir une fenêtre sur le public au cours de leur processus de création afin de préparer celui-ci à la réception de l’oeuvre proposée. Il peut s’agir de parler de la création en cours à l’aide d’une capsule vidéo diffusée par l’entremise d’un site Web ou (préférablement) des médias sociaux. Ce peut être aussi la tenue d’un journal de bord de leur projet sous forme d’un blogue. Ces renseignements seront utiles aussi aux diffuseurs qui doivent vendre ensuite le spectacle auprès de leurs publics.  
  • Les diffuseurs : ils doivent d’abord apprendre à connaître leurs publics et trouver les moyens de partager leurs connaissances et leur passion pour les arts avec eux. Le développement de public ne peut être la responsabilité d’une seule employée. Tous les membres du personnel et du conseil d’administration, sans oublier les autres bénévoles, doivent contribuer à la promotion du diffuseur et de sa programmation, de même qu’au recrutement d’abonnés (ou à la vente de billets).
  • Les réseaux de diffusion : ils doivent réitérer l’importance du développement de public à leurs membres en leur donnant accès à des formations, des discussions ou des outils en la matière. Ils doivent encourager des collaborations directes entre diffuseurs, notamment autour de l’accueil d’artistes en commun et la préparation de stratégies de développement de public partagées.  
  • Messages pour tous : que vous soyez artiste, producteur, diffuseur ou un réseau de diffusion, gardez en tête que vous devez parler au public pour qu’il vous comprenne. Le public n’a pas accès à vos pensées ; partagez-les. Enfin, le public a parfois besoin d’être guidé ; exprimez vos attentes à son égard.

Prochain billet : la pertinence du développement de public.

Denis J. Bertrand

 

Contact ontarois 2012 : retour sur mes propos sur le développement de public pour les arts (1 de 3)

Le 17 janvier 2012

Me voici de retour après quelques jours d’absence, le temps de participer à Contact ontarois 2012 de Réseau Ontario (mes félicitations à l’équipe de RO pour un événement réussi !). J’y étais, entre autres, pour participer à une table ronde sur le développement de public pour les arts. Mes trois prochains billets porteront sur les propos que j’ai tenus à cette occasion. Cette fois-ci, j’aborde le fait que nous faisons tous du développement de public sans nous en rendre compte.  

Le souper entre amis

Vous invitez des amis à souper chez vous un samedi soir. Vous songez d’abord à convier des gens que vous connaissez de longue date, puis à des personnes dont vous avez fait la connaissance récemment. Vous êtes d’avis que tout ce beau monde a des intérêts en commun et qu’il serait agréable de permettre aux uns et aux autres de se rencontrer. Vous les contactez donc directement (coups de fil, courriels…) pour leur parler de vos intentions, du genre de soirée que vous avez en tête et pour vous renseigner sur leurs préférences ou leurs allergies alimentaires. De plus, vous les avisez qu’ils auront droit à un dessert-surprise ! Tout le monde vous dit oui. Vous allez donc de l’avant avec vos préparatifs. Vous faites un peu de ménage le samedi matin, puis vous rendez chez l’épicier. Vous popotez en après-midi et les bonnes odeurs envahissent votre logement. Vous dressez votre table. C’est à ce moment que vous songez à l’ambiance que vous voulez créer pour vos invités ; c’est le temps de choisir des musiques de circonstance ! Peut-être comptez-vous sur des valeurs sûres ou préférez-vous introduire vos convives à vos nouvelles découvertes. Qu’importe ! L’heure H arrive. Vous accueillez vos invités, les présentez les uns aux autres et leur offrez un apéritif. Les gens prennent note de vos prépartifs et vous félicitent pour les odeurs alléchantes. Vos invités prennent place autour de la table et vous les servez. Les discussions s’engagent. Immanquablement, au cours de la soirée, quelqu’un vous demande Que sommes-nous en train d’écouter ? ou Qui est cet artiste ? Heureux qu’on ait pris note de votre sélection musicale, vous parlez avec enthousiasme de l’oeuvre ou de l’artiste en question. Peut-être prenez-vous même la peine de présenter le coffret du CD à vos invités. S’engage alors une discussion sur les préférences artistiques de tous et chacun. Puis, le moment est venu de présenter votre dessert-surprise : une tarte à la vanille avec crème glacée aux bleuets. Succès sur toute la ligne ! Le temps se fait tard. Tout le monde vous remercie pour un excellent repas et une très belle soirée. Enthousiaste, une de vos invités indique que le prochain rendez-vous aura lieu chez elle. Tout le monde promet d’y être. Vos convives partent comblés.

Si cette histoire vous semble familière, tant mieux. Elle démontre que le développement de public n’est pas aussi sorcier qu’on le croit, puisque vous avez inclus ses cinq composantes de base dans la préparation et le déroulement de votre soirée : 

  1. Vous avez partagé votre passion pour les arts avec vos invités en les introduisant à vos préférences musicales.
  2. Pour convaincre vos amis d’assister à votre soirée, vous les avez joint directement.
  3. Vous avez personnalisé votre approche en tenant compte de leurs préférences alimentaires. Vous leur avez fait découvrir aussi une nouveauté (le dessert-surprise) parce qu’ils avaient confiance en vos talents et en votre jugement.  
  4. Vous leur avez offert une expérience culinaire et sociale mémorable.     
  5. Vous avez renforcé vos liens avec vos amis de longue date et vos nouvelles connaissances. L’expérience a été à ce point agréable que les gens veulent la répéter. Vos amis, anciens et nouveaux, vous seront fidèles.               

La morale de cette histoire : accueillez vos publics comme si vous receviez vos amis. Ils s’en souviendront.

Prochain billet : le développement de public est une responsabilité partagée.

Denis J. Bertrand

 

À l’ère des médias sociaux, les courriels sont encore efficaces

Le 6 janvier 2011

Le festival de danse Jacob’s Pillow (photo) expédie des courriels personnalisés à ses acheteurs de billets les lundis avant les performances pour :

  • Leur rappeler la date et l’heure du spectacle pour lequel ils ont des billets ;
  • Leur fournir des renseignements sur le stationnement et les restaurants disponibles à proximité du lieu de diffusion ;
  • Leur parler des événements “gratuits” reliés aux performances (ex., les discussions après-spectacles) ;
  • Leur acheminer des informations utiles à leur déplacement vers le lieu de diffusion (état de la circulation routière dans les environs, accessibilité du transport en commun, etc.).

Cette approche permet au festival d’obtenir des confirmations de présences, d’accroître les échanges entre ses clients et les responsables de sa billetterie et de promouvoir l’expérience qu’il offre au public. En moyenne, 60 % des destinataires de ces courriels les consultent.    

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Denis J. Bertrand

 

À propos de Contact ontarois 2012

Le 5 janvier 2011

Je vous ai déjà mentionné que je participerai la semaine prochaine à une table ronde intitulée Le développement de public, c’est l’affaire de tous !, dans le cadre de Contact ontarois, le marché des arts de la scène organisé par Réseau Ontario. La table ronde aura lieu le jeudi 12 janvier 2012, de 13 h à 15 h 30, à l’Hôtel Marriott d’Ottawa. Voici un aperçu de mon intervention initiale : 

  • Je parlerai de ce que je considère comme étant les cinq composantes essentielles du développement de public, soit le partage par les intervenants du milieu de leur passion pour les arts et la culture, le besoin pour eux d’aller à la rencontre du public, la personnalisation de leurs approches et de leurs communications, l’offre d’une “expérience” et la fidélisation du public. J’aurai recours à un exemple pratique avec lequel tous les délégués de Contact ontarois seront familiers pour illustrer mon propos. 
  • Je décrirai les rôles que je perçois pour les artistes et les producteurs, les réseaux de diffusion et les diffuseurs en matière de développement de public.        
  • Je parlerai aussi des attentes du public et du contexte économique et politique courant qui devrait inciter tous ces intervenants à s’investir dans le développement de public, si ce n’est déjà fait.

Voilà ! Si ces sujets vous intéressent, je vous invite à vous joindre à nous !

Denis J. Bertrand

 

Le bouche-à-oreille est l’outil promotionnel le plus influent sur Broadway

Le 4 janvier 2012

Le journal Variety a publié récemment un article sur les publics qui ont assisté aux spectacles présentés sur Broadway (New York, NY) au cours de la saison 2010-2011. On y découvre des choses intéressantes, telles que les suivantes :

  • Le public est composé majoritairement de femmes blanches, bien nanties et bien éduquées.
  • L’âge moyen des spectatrices et des spectateurs est 44 ans.  
  • La promotion bouche-à-oreille (recommandations d’amis, de parents, de collègues) demeure l’outil de vente le plus influent. 
  • Les critiques des médias ont une influence sur les auditoires traditionnels plus âgés. 
  • La télé et l’Internet continuent de jouer un rôle efficace dans la promotion des spectacles.  

Je suis d’avis que ces données décrivent aussi assez bien aussi les publics qui fréquentent les lieux de diffusion du Canada et du Québec.

En supplément : Le Théâtre Blanc et le Théâtre Péril, tous deux de Québec, ont développé une offre 2 spectacles pour le prix d’un pendant la période des fêtes à l’occasion de la présention des spectacles L’enfant matière et Sepsis, mis en scène par le même artiste, Christian Lapointe (photo). Bravo pour cette belle initiative !

Denis J. Bertrand