Archives de July, 2012

Des reportages estivaux à redécouvrir

Le 31 juillet 2012

Je poursuis ma rétrospective estivale de l’actualité liée au développement de public pour les arts en vous invitant à (ré)écouter ces reportages fort intéressants diffusés en juillet sur les ondes de la Première Chaîne de la SRC :

  • Le professeur de Muséologie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Yves Bergeron, parle de l’impact des nouvelles technologies sur les musées. “Les musées se sont transformés. L’apparition des réseaux sociaux vient stimuler les musées. Autrefois, le musée ne dialoguait pas. Le musée monologuait.” À écouter en version intégrale ou plus particulièrement à partir de la cinquième minute.  
  • L’homme d’affaires et nouveau président du conseil d’administration du Musée d’art contemporain de Montréal, Alexandre Taillefer, vise l’augmentation de la fréquentation du musée. “Comment va-t-on y arriver ? En travaillant sur des projets où on va améliorer l’ouverture, donner un plus grand accès à l’endroit. (…) L’important, c’est d’attirer du monde. Il faut que les gens viennent. On commence à attirer des gens avec des choses qui vont être un peu moins hermétiques. (…) Il y a une dizaine d’institutions qui font la promotion de l’art contemporain. Il faut s’assurer qu’on va travailler ensemble pour développer un message conjoint pour supporter ensemble notre cause commune, qui est le développement de la popularité de l’art contemporain au Québec.” Vous pouvez accéder à l’entrevue en cliquant ici.
  • Ce dernier reportage ne porte pas nécessairement sur le développement de public, mais il aborde un sujet qui intéressera tous les lecteurs de littérature, soit une mise à jour de l’état du livre numérique au Québec et au Canada français.

Bonne écoute !

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Denis J. Bertrand

 

À propos de l’utilisation des médias sociaux

Le 30 juillet 2012

Bon été à vous tous ! J’ai laissé de côté la rédaction de mon blogue pendant mes trois semaines de vacances aux Îles-de-la-Madeleine, mais je n’ai pas arrêté pour autant de me tenir au courant des actualités liées au développement de public pour les arts. C’est ainsi que j’ai découvert deux nouveaux livres en français portant sur les médias sociaux, soit Le Twitter Book, de Tim O’Reilly et Sarah Milstein, et Le livre de Facebook, Twitter, Google+ et LinkedIn, de Yasmina et Sébastien Leconte. Abondamment illustrés, ces ouvrages pratico-pratiques vous initieront au fonctionnement et à l’utilisation des médias sociaux les plus populaires. Même les médiateurs expérimentés y trouveront des trucs utiles. 

Comme je le répète souvent, le recours aux médias sociaux doit s’inscrire dans une stratégie globale de rapprochement avec le public. Ainsi, évitez de limiter vos interventions à de simples appels à l’action (ex., “Procurez-vous des billets pour notre prochain spectacle !”) et faites appel plutôt à la dimension sociale de ces médias en racontant une histoire, en personnalisant vos messages (ex., “Nous travaillons depuis plusieurs mois sur ce projet et avons relevé de nombreux défis, mais nous sommes très fiers du travail que nous avons accompli. Nous avons hâte de vous le présenter ! Appellez-nous si vous n’avez pas encore réservé vos places !”). Souvenez-vous que les adeptes des médias sociaux veulent échanger avec d’autres personnes qu’elles jugent intéressantes, plutôt que des organismes ou des entreprises sans visage qui les traitent comme de simples consommateurs. C’est justement ce que souligne le consultant américain en marketing des arts, Ron Evans, lorsqu’il explique pourquoi les gens vous suivent sur Facebook ou Twitter : 

  • Ils accordent de l’importance à votre travail.
  • Vous partagez avec eux des choses intéressantes ou utiles.
  • Vous êtes distrayant.
  • Ils sont engagés financièrement envers vous, sous une forme ou une autre (achats, dons, etc.).
  • Ils veulent que leurs amis sachent qu’ils vous appuient. 

Donc, faites appel au coeur et à la tête de vos interlocuteurs et non seulement à leurs portefeuilles.       

Note: dans cette même ligne de pensée, voici les avantages perçus de Twitter par rapport à Facebook. À vous de juger. Pour ma part, je crois qu’il est important d’utilser l’un et l’autre de façon imaginative.

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Denis J. Bertrand

 

L’état du milieu artistique de Winnipeg depuis le retour des Jets

Le 5 juillet 2012

La CBC s’est penchée récemment sur l’état des organismes artistiques de Winnipeg depuis le retour cette année de l’équipe locale de la Ligue nationale de hockey (LNH), les Jets. C’est un sujet que j’ai déjà abordé ici. Alors que l’ensemble des organismes semblent tirer leurs épingles du jeu, je retiens la citation de la directrice générale de l’Orchestre symphonique de Winnipeg, Trudy Schroeder :

Il est évidence que le retour des Jets a changé les choses. Il en va de même des activités de financement du Musée des droits de la personne. C’est une bonne chose que les Jets sont ici. Nous avons tous été obligés d’ajuster nos stratégies de vente, la façon que nous fonctionnons et de trouver de nouveaux marchés.

Avis donc aux organismes artistiques et culturels de la région de Québec : le retour éventuel des Nordiques ne se fera pas nécessairement sans heurts. Vous pouvez vous inspirer de l’exemple de Winnipeg afin de planifier vos stratégies en conséquence.          

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Denis J. Bertrand

 

Des abonnements mensuels plutôt qu’annuels

Le 4 juillet 2012

Au moins deux organismes artistiques américains ont choisi d’offrir des abonnements mensuels au public, en plus de leurs abonnments annuels traditionnels. Il s’agit du Saint Paul Chamber Orchestra (Minnesota) (SPCO) et du ACT Theatre (Seattle).

  • Dans le cas du SPCO, l’abonnement mensuel s’élève à 5$ et donne droit à certains sièges et à la possibilité de se présenter à la dernière minute pour assister à un concert, s’il y a encore des places libres. Certains concerts ne sont pas inclus dans cet abonnement. Les abonnés doivent s’engager pour un an, sinon ils paient une pénalité de 50$ en cas d’annulation. 
  • Chez ACT,  l’abonnement mensuel coûte 25$ (20$ pour les moins de 30 ans) et est accompagné d’une variété de privilèges (assister à un même spectacle plus d’une fois, un rabais de 50% sur le coût des billets des amis qui vous y accompagnent, d’autres économies et primeurs occasionnelles, etc.). Les personnes intéressées doivent y souscrire pour un minimum de trois mois. 

Ces organismes disent qu’ils ont mis ces mécanimses en place pour les raisons suivantes :

  • Accroître l’accès du public à leurs activités ;
  • Augmenter leurs revenus (notamment par l’entremise de dons) ;
  • Diminuer leurs dépenses de mise en marché ;
  • Fidéliser leurs publics. 

Cette approche comporte certains avantages, dont ceux-ci : elle répond aux attentes des personnes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas débourser le coût d’un abonnement annuel traditionnel ; il semble qu’elle entraîne un rajeunissement du public. 

Pour en savoir plus sur ces intiatives, cliquez ici et ici.

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Denis J. Bertrand

 

Le développement de public et le théâtre français

Le 3 juillet 2012

Voici un texte qui a beaucoup circulé sur les médias sociaux la semaine dernière portant sur l’état du théâtre français au lendemain de l’élection du gouvernement socialiste de François Hollande. Je laisserai à d’autres le soin de faire des parallèles avec les théâtres québécois et canadien. Par contre, je me permets de citer deux éléments du texte qui porte sur le développement de public :

  1. “La question du public au théâtre ne se réduit pas au nombre de spectateurs. Elle devrait plutôt s’envisager dans la façon dont on le considère, le respecte, l’accueille et l’accompagne.”
  2. “En finir avec le tout abonnement : Les saisons sont bouclées dès la fin d’avril de la saison précédente. Quelle place pour l’imprévu, le coup de coeur, l’apparition ? Que dans chaque établissement fondé sur l’abonnement, soient ménagés des trous obligatoires. Des spectacles mystères. Parier pour la curiosité du spectateur et non sa paresse. Et alimenter cette curiosité.”   

Je suis totalement d’accord avec la première affirmation. Pour ce qui est de la seconde, je doute que les bailleurs de fonds québécois et canadiens acceptent de financer des “trous” dans les programmations des compagnies qu’ils soutiennent, même si l’idée est intéressante. Mais la notion d’alimemter la curiosité du public est excellente et cela peut se faire de diverses façons (par l’entremise des médias sociaux, lors de présentations à des personnes et à des groupes intéressés, etc.).

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Denis J. Bertrand