Archives de August, 2012

Les Québécois de 25 à 34 ans sont de plus en plus présents dans certaines institutions culturelles

Le 31 août 2012

Je m’étais engagé à vous parler aujourd’hui de l’esprit qui devrait animer vos interventions sur les médias sociaux, mais j’y reviendrai la semaine prochaine. Aujourd’hui, l’actualité prend le dessus. Le ministère québécois de la Culture, des Communications et de la Condition féminine a dévoilé hier de nouvelles données sur les pratiques culturelles au Québec. On y apprend notamment :

  • Que les membres de la génération du baby-boom (personnes nées entre 1947 et 1966 au Canada) fréquentent de plus en plus les établissements culturels.
  • Que les 25 à 34 ans sont maintenant plus nombreux à fréquenter les bibliothèques municipales, les cinémas, les musées, les concerts rock, de même que les spectacles de chansonniers et d’auteurs-compositeurs-interprètes.    
  • Que les 55 à 64 ans sont une part importante du public du théâtre, de la danse, de la musique classique et de l’opéra.

Pour en savoir plus, cliquez ici. Je remercie Simon Brault pour la diffusion de cette information sur Twitter.  

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Denis J. Bertrand

 

Comment cultiver des rapports avec des groupes

Le 29 août 2012

Je participe à des discussions en ligne (sur LinkedIn) avec des collègues experts en développement de public et en marketing des arts. C’est une bonne façon d’établir des contacts avec des pairs et de demeurer au courant des actualités dans notre domaine. 

Nous alimentons ponctuellement un échange qui porte sur les façons de recruter et de cultiver des rapports avec des groupes de consommateurs et de consommatrices qui fréquentent ou qui devraient fréquenter un lieu de diffusion.

Voici les principales idées que nous avons partagées :

  • Identifiez avant le début de la saison les groupes que vous voulez joindre. Renseignez-vous sur leurs intérêts et proposez-leur une expérience qui y correspond.
  • Accueillez-les chaleureusement. Créez une atmosphère propice à des échanges entre les membres des groupes, ainsi qu’avec vous. Offrez-leur de quoi manger et boire (les frais pour la bouffe et les breuvages peuvent être intégrés à des forfaits de groupes). Décrivez le déroulement de l’événement ou de la soirée. 
  • Offrez-leur de bonnes places dans votre salle. Assoyez les membres d’un groupe ensemble, si possible. 
  • Souligner la présence de ces groupes auprès des autres personnes présentes à votre événement, soit verbalement ou en les mentionnant dans le programme de l’activité.
  • Offrez-leur l’occasion de rencontrer les artistes et de visiter vos coulisses après l’événement. 
  • Remerciez-les de leur présence.
  • Demandez-leur d’évaluer leur expérience à l’aide d’un questionnaire. Assurez des suivis en partageant avec eux les résultats de votre sondage et en leur indiquant, s’il y a lieu, les ajustements ou les améliorations que vous apporterez lors de leur prochaine visite. 
  • Ajustez les prix de vos billets en fonction de la taille du groupe et de sa fréquentation de votre lieu (plus les gens récidivent, plus ils économisent).   

Vous pouvez participer à cet échange en me transmettant vos suggestions. Je les partagerai avec mes collègues et vous garderai au courant de leurs réactions.

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Denis J. Bertrand

 

10 “nouvelles” à partager sur les médias sociaux pour sortir des sentiers battus

Le 28 août 2012

Bien des organismes artistiques continuent d’utiliser les médias sociaux comme s’il s’agissait d’autant de babillards. Ils se contentent d’y annoncer un événement à venir, un produit à vendre, ce que la plupart des gens qui les suivent en ligne savent plus ou moins déjà. Voici donc dix suggestions d’histoires que vous pourriez conter pour profiter de la dimension « sociale » de ces médias et partager des informations originales :

  1. Donnez un aperçu d’un spectacle ou d’une œuvre en développement, d’un événement à venir, du contenu de votre prochain bulletin, etc. 
  2. Offrez une visite virtuelle des coulisses de votre organisme, de votre production, de votre activité.
  3. Présentez un membre de votre équipe, une ou un artiste qui travaille chez vous ou une personne qui siège à votre conseil d’administration.
  4. Transmettez en direct des informations sur le déroulement de votre journée, de votre événement. 
  5. Diffusez des photos de vos bénévoles à l’œuvre.      
  6. Établissez un lien entre votre travail et un thème ou un événement d’actualité.
  7. Adressez des questions anecdotiques à votre propos à vos        « amis » et « abonnés ».
  8. Diffusez le témoignage d’une personne qui a été touchée ou inspirée par votre travail.
  9. Choisissez quotidiennement une abonnée ou un abonné de saison, une cliente ou un client fidèle et saluez-les en ligne.
  10. Parlez de vos bons coups.

Les sujets suggérés ci-haut vous permettront de vous présenter sous un jour différent. De plus, les gens aiment bien partager de bonnes histoires en ligne, ce qui peut augmenter votre rayonnement auprès de personnes qui sont moins familières avec vos activités. 

Pour rédiger ce billet, je me suis inspiré d’idées émises par l’experte américaine en marketing, Katya Andresen. Je l’en remercie. 

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Denis J. Bertrand

 

Des organismes artistiques californiens partagent leurs recettes pour augmenter la vente d’abonnements de saison

Le 27 août 2012

Des organismes artistiques californiens ont accepté récemment de partager leurs recettes pour vendre plus d’abonnements de saison :

  • Organiser un lancement de saison quelques semaines avant que celle-ci s’amorce. Y inviter les abonnés de la saison précédente et d’autres personnes susceptibles d’acheter des billets. En profiter pour présenter la saison à venir et des extraits des spectacles qui seront à l’affiche. Encourager les invités à partager leurs impressions « en direct » par l’entremise des médias sociaux. 
  • Organiser des activités (estivales) gratuites et y distribuer du matériel promotionnel pour la saison à venir.
  • Faire en sorte que les abonnés se sentent appréciés tout au long de l’année. Les encourager à parler de la saison dans leur entourage et à convaincre d’autres acheteurs potentiels. 
  • Avoir recours à la promotion bouche-à-oreille en s’associant à des chauffeurs de taxis, à des coiffeuses et à des coiffeurs, ainsi qu’à des concierges d’hôtels. 

Les porte-parole de ces organismes artistiques soulignent que la programmation et la mise en marché vont de pair. Selon eux, un marketing réussi comprend l’identification de publics et les stratégies requises pour les joindre. Ils constatent aussi que les abonnés sont souvent des personnes plus âgées dont les enfants ont quitté le bercail. Elles ont alors les moyens de s’engager pour une saison entière. 

Plusieurs de ces stratégies sont familières aux lectrices et aux lecteurs de ce blogue. Voyez-y une validation de vos initiatives. Par contre, j’aime bien l’idée de faire appel à des gens qui sont constamment en contact avec le public pour promouvoir un organisme et sa programmation.

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Denis J. Bertrand

 

Le développement de public au nombre des préoccupations courantes du secteur culturel

Le 24 août 2012

Le Conseil des ressources humaines du secteur culturel (CRHSC) a diffusé cette semaine sur Facebook un document produit en 2010 par le Conference Board du Canada portant sur les tendances et les enjeux environnementaux dans le secteur culturel (illustration ci-dessous).

Des quinze sujets mentionnés, cinq d’entre eux portent directement sur le développement de public et le marketing des arts. Ce sont en ordre d’importance : 

  • Les changements technologiques.
  • Le besoin de s’adapter aux nouveaux marchés et services.
  • L’évolution des goûts et des attentes chez les consonmmateurs.
  • Le vieillissement de la population active.
  • La diversification croissante de la population active.

On pourrait aussi ajouter à cette liste les « questions liées à l’urbanité ou à la ruralité » et les « différences ou facteurs régionaux ».

Si ces défis vous semblent familiers et que vous êtes à la recherche de solutions, vous êtes à la bonne adresse.

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Denis J. Bertrand

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5 choses que vous pouvez faire pour joindre de nouveaux publics

Le 23 août 2012

Deux de mes collègues américains en développement de public et en marketing des arts, Trevor O’Donnell et Shoshana Fanizza, ont offert leurs « recettes » récemment pour aider les organismes artistiques à joindre les nouveaux consommateurs qui les intéressent tant. J’ai regroupé leurs suggestions en cinq points :

  1. Sortez du bureau ! Allez à la rencontre de ces ados, jeunes adultes, membres de communautés culturelles et autres publics cibles que vous voulez joindre. Ces contacts directs influenceront la teneur de vos stratégies de mise en marché (et peut-être même votre programmation). Cela peut se faire, entre autres, par des entretiens en tête-à-tête ou en groupe dans un contexte social favorable aux échanges. Vous pouvez aussi participer à des événements communautaires compatibles avec votre mission et y installer un kiosque pour dialoguer avec les gens. 
  2. Sortez de votre zone de confort. Apprivoisez la culture de vos publics cibles (après tout, c’est ce que vous leur demandez de faire en assistant à vos activités). Vous saurez alors comment leur parler. 
  3. Écoutez. C’est ainsi qu’on recueille des informations utiles. Notez et partagez ce que vous apprenez, tirez en des conclusions, puis discutez-en avec vos collègues.   
  4. Engagez-vous ! Le développement de toute nouvelle relation prend du temps. Il ne suffit pas de se tremper l’orteil dans l’eau et de l’en retirer aussitôt. Plongez !
  5. Racontez de bonnes histoires. Devenez Fred Pellerin pendant quelques moments. Ne vous contentez pas de présenter votre mission ou votre prochaine activité. Parlez plutôt de vos bons coups, de vos défis, partagez des anecdotes amusantes, des commentaires qui vous été formulés par des gens ou des artistes (on aime tous les gentils ragots), suggérez des solutions « artistiques » à des problématiques locales, etc. En retour, vos interlocutrices et vos interlocuteurs vous mentionneront à leur entourage et sur les médias sociaux.    

Et quelles sont vos « recettes » pour joindre de nouveaux publics ?

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Denis J. Bertrand

 

Des enfants partagent leurs points de vue sur l’art moderne

Le 22 août 2012

Tout organisme artistique qui veut intéresser les enfants (et leurs parents) aux arts ne peut se contenter de leur attrribuer le rôle de simples spectateurs. Les enfants veulent bouger, interagir, s’exprimer et découvrir. Il vaut mieux en faire des participants actifs que passifs, sinon ils risquent de s’ennuyer.     

C’est pourquoi le Museum of Modern Art (MoMA) de New York a invité des enfants à partager leurs impressions à l’égard d’œuvres présentées au musée, commentaires qu’il a intégrés dans une présention audio que les gens peuvent écouter en visitant les lieux. Des enfants ont aussi reproduit, à leur façon, des toiles et des objets exposés au MoMA.   

Ainsi, au lieu de leur imposer une interprétation adulte et statique, le musée a permis plutôt aux enfants de forger leurs propres opinions et d’apprivoiser l’art contemporain en fonction de leurs connaissances et de leurs préférences. 

Pour en savoir plus, cliquez ici et ici.

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Denis J. Bertrand

 

“Le plus gros problème avec nos infrastructures artistiques, c’est qu’elles sont fixes, lentes à s’adapter aux changements, tandis que la culture change de plus en plus rapidement.” – Alan Brown

Le 21 août 2012

Lorqu’il est question d’intéresser le public aux arts, le milieu environnant dans lequel vous présentez une activité artistique ou culturelle est tout aussi important que l’activité elle-même.

C’est ce qui découle d’un document de réflexion rédigé récemment par l’expert américain en gestion des arts, Alan Brown, intitulé All The World’s A Stage: Venues and Settings, and the Role they Play in Shaping Patterns of Arts Participation (Le monde entier est un théâtre : les lieux de présentation et les milieux environnants, et leur influence sur la participation aux arts).

Pour Bown, les lieux de présentation peuvent être officiels (ex., un théâtre) ou familiers (ex., un bar), temporaires ou permanents, publics ou privés, physiques ou vittuels. Il constate qu’un nombre grandissant d’artistes et d’organismes artistiques se produisent dans une variété d’endroits afin de capter l’attention du public. Il cite plusieurs exemples en ce sens, notamment la présentation de concerts de musique classique et d’opéras dans les parcs qui ont attiré des dizaines et des centaines de milliers de spectateurs et de spectatrices.

Pourquoi la question du lieu est-elle si importante ? Brown est d’avis que l’accès aux lieux à vocation artistique ne doit pas être limité aux adeptes des arts, mais qu’ils doivent aussi être capables d’accueillir des communautés divesifiées. Cela peut se faire par la création d’une variété d’activités offertes à différents moments de la journée et destinées à différents publics. Il constate également que les habitudes de consommation du public ont évolué. Les gens sont à la recherche d’occasions d’interagir entre eux et avec les artistes. Ils veulent commenter les produits et les services qui leur sont offerts et donner un sens aux expériences qu’on leur propose. Ils désirent accéder à des lieux confortables où les interactions sociales sont possibles. Autrement dit, ils aspirent à plus de liberté. Brown affirme que les lieux traditionnels de diffusion ne tiennent pas compte de cette évolution et ont tendance à imposer certains comportements au public. Il serait futile par conséquent, selon lui, d’inviter les gens à fréquenter des lieux où ils ne se sont pas à l’aise.

Que propose-t-il en retour ?

  • La création d’un plus grand nombre de lieux de moindre envergure répartis au centre-ville et dans les quartiers.
  • Le regroupement de services et de disciplines artistiques et culturelles sous un toit : librairie, aires d’exposition, salles de classe, lieux de rencontres, cafés-bars, espaces voués aux nouvelles technologies de communication, à la vente au détail et au patrimoine, etc.  
  • Des lieux qui accordent autant d’importance à la pratique professionnelle qu’à la pratique plus fantaisiste des arts.
  • Des espaces consacrés à la création artistique et aux rencontres entre artistes d’une part et entre les artistes et le public d’autre part.

Brown affirme que les installations artistiques de l’avenir seront appelées à jouer des rôles encore plus important dans la vie intellectuelle, créative, sociale et entrepreneuriale de leur communauté. Pour y parvenir, les entités qui les créent et les gèrent doivent mieux connaître leur communauté, leurs artistes et leurs publics.

Pour en apprendre davantage sur le sujet, cliquez ici et ici. Je remercie Louise Poulin pour l’article du New York Times.

Comme toujours, vos commentaires sur ce sujet et vos propres expériences en la matière sont les bienvenus !

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Denis J. Bertrand

 

Des auteurs dans la vitrine

Le 20 août 2012

Des auteurs new yorkais ont accepté récemment une invitation de poursuivre la rédaction de leurs nouvelles œuvres tout en état assis dans la vitrine d’une librairie. En plus de les observer, les passants peuvent se familiariser avec leur travail puisque les ordinateurs des auteurs sont reliés à un écran dirigé vers la rue. Si le projet est repris l’an prochain, les organisateurs y ajouteront une dimension sociale, soit une diffusion en ligne des artistes à l’ouvrage. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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Denis J. Bertrand

 

Des artistes dans votre salon (en chair et en os)

Le 17 août 2012

Le plus récent numéro du magazine L’Actualité (en date du 1 septembre 2012) contient un entrefilet sur le réseau de concerts à la maison, Show de salon. Celui-ci permet aux particuliers d’accueillir des artistes de renom chez eux, en retour d’un cachet bien entendu.

On peut y lire ce qui suit :

Un spectacle de salon établit une relation toute spéciale avec le public. On y partage des moments de magie, mais aussi une certaine gêne et une proximité tout à fait particulière, vu la petitesse du lieu. C’est le genre d’expérience qui transforme presque chaque spectateur en admirateur fidèle. Et un public fidèle, de nos jours, c’est ce qu’il y a de plus précieux.

La popularité du Show de salon fait des petits. Je sais que des réseaux de diffusion du Canada français s’intéresse au modèle.

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Denis J. Bertrand