Archives de September, 2012

Une utilisation pratique des médias sociaux pour joindre de nouveaux adeptes et conserver les publics acquis

Le 25 septembre 2012

Dan Meagher est le directeur du marketing de la compagnie de danse californienne Diablo Ballet (photo). Au cours d’une entrevue récente, il a parlé de l’utilisation qu’il fait des médias sociaux pour joindre de nouveaux adeptes et conserver ses publics acquis.   

Pour lui, il est important que les organismes artistiques utilisent des approches novatrices pour se promouvoir, compte tenu des sommes limitées qu’ils investissent bien souvent dans le marketing. C’est pourquoi Dan a recours de plus en plus aux médias sociaux :

  • Ils sont peu dispendieux.
  • Ils permettent aux organismes de contrôler la teneur et la diffusion de leurs messages.
  • Ils encouragent l’interactivité.
  • Ils contribuent à la promotion bouche-à-oreille.
  • Ils sont en voie de devenir les nouveaux médias traditionnels.

Dan offre cependant une mise en garde : il faut être patient lorsqu’on utilise les médias sociaux. Il ne faut pas s’attendre à ce que mille nouveaux adeptes se présentent à vos guichets du jour au lendemain. Par exemple, une personne jointe ajourd’hui par les médias sociaux pourrait se présenter dans un an seulement, mais c’est une vente qui n’aurait pas eu lieu autrement. 

Voici comment Dan utilise les médias sociaux :

  • Il passe environ trois heures par jour sur Twitter. Il y diffuse des informations sur la danse en général, des citations liées à la danse en provenance de l’intérieur et de l’extérieur de la discipline (elles sont souvent rediffusées par les abonnés du compte Twitter de la compagnie), des données et des faits pertinents sur la danse, de même que des informations sur les activités de la compagnie. Dan compare Twitter à un enfant dont il faut s’occuper souvent.
  • Il recrute des médiateurs sociaux bénévoles qui acceptent de partager leurs impressions d’un spectacle en direct lors de soirées Twitter. Ces personnes sont assises à l’arrière de la salle. 
  • La compagie diffuse sur YouTube des enregistrements de ses répétitions. Elle entend y présenter bientôt des portraits de ses artistes.
  • Dan s’investit un peu moins du côté de Facebook. Il le considère comme un média social plus adulte et y affiche seulement une fois par jour. Par contre, il entrevoit d’y recourir davantage à l’avenir.    

C’est en ayant recours à une variété de moyens et en permettant au public d’en apprendre davantage sur la danse et la compagnie que Diablo Ballet a atteint un niveau de renouvellement de ses abonnements de l’ordre de 98 %.

P.-S. Mon blogue fera relâche pendant quelques jours. Je vous reviendrai la semaine prochaine.

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Denis J. Bertrand

 

Suggestions pour rendre une soirée au théâtre plus mémorable

Le 24 septembre 2012

Il y a une conversation intéressante en cours sur ce qui rend une soirée au théâtre plus mémorable (vous pouvez y accéder en cliquant ici). Il y est surtout question de la qualité de l’accueil et du rôle du personnel d’une compagnie ou du lieu de diffusion. Ainsi :

  • Les membres du public apprécient que la direction artistique et les membes de l’équipe de gestion interagissent avec eux avant ou après un spectacle. Les spectatrices et les spectateurs mesurent les efforts que déploient les employés pour les accueillir (par exemple, lorsque la direction artistique elle-même déchire les billets à l’entrée de la salle de spectacle, une fonction à laquelle même les plus grands, comme Ariane Mnouchkine, se sont déjà livrés). En retour, ce contact direct avec le public permet aux responsables de la compagnie ou du lieu de recueillir les impressions du public. 
  • Le public est sensible à la familiarité que démontrent les préposés à la billetterie et à l’accueil avec les spectacles à l’affiche. Puisque ces personnes sont les premières représentantes de la compagnie ou du lieu que le public rencontre, elles sont appelées bien souvent à répondre à des questions sur le type de soirée à laquelle les spectatrices et les spectateurs peuvent s’attendre. 
  • L’importance d’offrir un accueil chaleureux au public est souligé à plusieurs reprises. La qualité de cet accueil s’étend aussi à des détails tels que des toilettes propres et bien stockées et la qualité du service au bar. 

Ces constats sont plein de bon sens dans un contexte où la qualité de l’expérience offerte est essentielle à la conservation du public auquel on demande de défrayer des coûts de billets qui ne cessent de croître. 

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Denis J. Bertrand

 

4 approches pour recruter de nouveaux adeptes de la musique classique

Le 21 septembre 2012

Greg Sandow (photo) est un critique, blogueur et consultant américain actif dans le monde de la musique classique. Il s’intéresse tout particulièrement à l’avenir de cette discipline. Il a émis de nombreuses préoccupations par rapport à la capacité de la musique classique de recruter des adeptes. Il propose donc à ses collègues d’entreprendre quatre actions pour joindre de nouveaux publics :

  1. Apprenez à connaître et à respecter la culture qui existe au-delà de la musique classique : les nouveaux publics proviendront de l’extérieur du milieu de la musique classique. Pour les joindre, il faut apprendre à les connaître. Familiarisez-vous avec leur culture. Respectez-les et ils vous rendront la pareille.  
  2. Recrutez activement vos nouveaux publics : les gens que vous devez joindre ne sont peut-être pas familiers avec la musique classique, ce qui signifie que vos approches traditionnelles de mise en marché ne fonctionneront pas auprès d’eux. Vous devez donc aller à leur rencontre là où ils vivent, travaillent et se divertissent. Vous devez pénétrer dans leur univers.
  3. Soyez vous-mêmes : partagez votre passion et la joie que vous procure la musique classique. Si vous l’interprétez, présentez des œuvres qui vous inspirent. Le public est intelligent. Votre joie sera contagieuse.          
  4. Présentez des œuvres pleines de vie : les gens qui accepteront votre invitation seront disposés à entendre la musique que vous leur proposerez. Mais leur présenterez-vous quelque chose qu’ils peuvent aimer eux aussi ? Votre prestation doit être mémorable.  

M. Sandow s’adresse au monde de la musique classique, mais ses recommandations s’appliquent à toutes les disciplines. Comme je me plais à le répéter, partagez votre passion, développez vos publics !

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Denis J. Bertrand

 

6 options pour garder contact avec le public après votre activité

Le 20 septembre 2012

Il y a des gens qui s’abonnent ou achètent régulièrement des billets ou des produits sur lesquels vous pouvez compter à titre de clients récurrents. Mais il y a aussi bien des personnes qui s’amènent chez vous pour une première fois et que vous aimeriez bien accueillir ou desservir de nouveau. Pour y parvenir, il faut que vous fassiez deux choses : leur offrir une expérience ou un produit d’une telle qualité qu’elles voudront la répéter ou s’en procurer un autre ; puis, garder contact avec elles entre deux activités, saisons, lancements, vernissages, etc. Le meilleur moment d’établir ce rapport continu est à la fin de votre événement. Les gens ont appris à vous connaître et à vous apprécier pendant celui-ci (s’ils s’y sont amusés, évidemment). Ils sont donc prédisposés à en apprendre davantage à votre sujet. Voici six actions que vous pouvez entreprendre pour garder contact avec eux :  

  1. Invitez-les à souscrire à votre liste de diffusion. Ayez en place du personnel avec des formulaires (sur papier ou en ligne) pour obtenir leurs coordonnées.
  2. Remettez-leur un exemplaire de votre bulletin et suggérez-leur de s’y abonner. Prenez les abonnements sur place.
  3. Proposez-leur d’adhérer à votre organisme. Énumérez les avantages qui se rattachent à un tel geste. Facilitez leur adhésion en proposant des paiements mensuels.
  4. Invitez-les à se joindre à votre communauté en ligne (Facebook, Twitter, etc.). Organisez un concours ou un tirage réservé à vos nouveaux « amis », « abonnés », etc. 
  5. Proposez-leur de souscrire à votre programme de fidélisation.
  6. Distribuez un objet souvenir qui vous rappellera à leur mémoire au cours des jours et des semaines à venir.            

Vous pouvez promouvoir ces options verbalement en début d’activité, dans votre programme, par l’entremise de votre site Web et de vos médias sociaux. Mais pour avoir du succès, il faut être proactif et prendre les moyens de faciliter la tâche aux gens. Ne vous attendez pas à ce qu’ils entreprennent des démarches pour se joindre à vous à partir du confort de leur foyer ou de leur travail. D’autres réalités les y attendent. Il est donc  important de profiter des occasions où vous les cotoyez pour établir des rapports qui s’étendront au-delà d’une visite ou d’un achat. 

Pour en savoir plus, cliquez ici.

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Denis J. Bertrand

 

Nouvelles statistiques canadiennes : assistances à la hausse ; moyennes à la baisse

Le 19 septembre 2012

La nouvelle enquête annuelle sur les arts de la scène de Statistique Canada pour 2010 contient des données intéressantes en matière de développement des publics. On y lit que :

  • Les ventes de billets aux guichets étaient presque le double des ventes d’abonnements au Canada cette année-là (157 $ millions et 81 $ millions respectivement).     
  • Le tableau 7 de l’enquête révèle que les taux d’assistance ont augmenté de 2008 à 2010, passant de 13,6 millions à 13,9 millions. Par contre, l’assistance moyenne par représententation a chuté en deux ans de 318 à 302 personnes.

Ces données indiquent que la vente d’abonnements demeure un défi dans le contexte courant et qu’il ya lieu pour les organismes artistiques de revoir leurs approches à cet égard. Puis, il est possible que les gens diversifient leur consommation des arts, ce qui pourrait expliquer la légère diminution des assistances moyennes. 

Je remercie Hill Stratégie Recherches pour la diffusion de cette information. 

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Denis J. Bertrand

 

La Brigade volante du Conseil des Arts du Canada survivra-t-elle à son évaluation ?

Le 18 septembre 2012

J’ai participé la fin de semaine dernière (14 et 15 septembre 2012) à l’assemblée générale annuelle des Consultants canadiens en arts, une association professionnelle d’experts-conseils actifs dans le milieu des arts et de la culture. J’en suis membre. Nous avons reçu à cette occasion des représentantes du Conseil des Arts du Canada (CAC). Elles sont venues nous parler de la révision de la Brigade volante, un programme qui permettait, jusqu’à tout récemment, aux organismes artistiques d’avoir recours aux sevices de consultants comme moi pour améliorer leur rendement organisationnel dans une variété de domaines.

Selon un document qui nous a été remis par les représentantes du CAC, l’évaluation du programme est en cours depuis un an et devrait se prolonger pendant quelque temps encore. Il est normal qu’une entité comme le CAC évalue ses programmes. Dans le cas de la Brigade volante, je sens que l’exercice est étroitement lié aux réalités financières auxquelles le CAC est confronté : le gouvernement fédéral n’a pas réduit son budget, mais il ne l’a pas augmenté non plus. Pendant ce temps, un nombre toujours croissant d’artistes et d’organismes artistiques cognent à la porte du Conseil pour obtenir un premier octroi, tandis que ses «clients» réguliers aimeraient bien bénéficier d’une augmentation des leurs. Il est évident dans un tel contexte qu’un programme comme la Brigade volante détonne dans le paysage des programmes disponibles.

Même si une recherche qualitative a démontré, semble-t-il, la valeur de la Brigade, il est clair que le CAC veut en changer la nature. Ainsi, il envisagerait de créer des occasions pour encourager la «résolution collective de problèmes», «le partage de connaissances et de savoir», de même que «l’apprentissage entre pairs». Il n’est pas question, à ce point-ci, de soutenir la formation ou le développement organisationnel individuels.

Mes collègues des Consultants canadiens en arts et moi avons réagi aux orientations proposées par nos interlocutrices. Ainsi, il nous semble que les enjeux qui ont mené à la création de la Brigade volante il y a quinze ans sont toujours présents auprès des organismes artistiques, tels que les hauts taux de roulement du personnel, le défi de préserver la mémoire institutionnelle, le recrutement d’employés compétents, la diversification des revenus, la productivité accrue avec moins de ressources, l’obligation de rendre compte de son efficacité artistique et administrative, l’utilisation des nouvelles technologies, le développement de publics, etc. Nous nous sommes questionnés sur la volonté des organismes artistiques, telle que perçue par le CAC, de s’ouvrir et de partager publiquement leurs défis et leurs solutions avec leurs pairs. La notion de «partage de connaissances et de savoir» est une chose, mais qu’en est-il de la mise en œuvre des «solutions» qui en émanera ? Nous avons donc proposé que la nouvelle Brigade volante (peu importe son appellation éventuelle) comprenne trois volets auxquels les organismes pourraient faire appel à leur guise :   

  1. L’apprentissage partagé : par l’entremise d’ateliers, de webinaires, du partage d’informations, à l’aide ou non des nouvelles technologies de communication, etc.    
  2. Mentorat avec des pairs ou des experts-conseils : en appui au développement professionnel.
  3. Le recours à des consultants pour du travail personnalisé ou confidentiel : pour un regard averti, objectif et externe sur le fonctionnement d’un organisme artistique, pour répondre à des défis particuliers, etc.      

J’espère de tout cœur que le CAC tiendra compte de nos suggestions. Il est évident que l’avenir de la Brigade volante constitue un enjeu pour les experts-conseils dans le domaine des arts et de la culture. Nous savons que plusieurs organismes artistiques y ont recours pour nous embaucher. Ce fut mon cas à quelques reprises. Mais au-delà de nos considérations personnelles, nous croyons qu’un programme comme la Brigade volante est essentiel à la santé et au bien-être du milieu artistique.

Comme toujours, vos commentaires sont les bienvenus. 

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Denis J. Bertrand

 

Vos valeurs vous permettent de créer et de renforcer vos liens avec le public

Le 13 septembre 2012

J’ai mentionné à quelques reprises sur ce blogue l’importance pour les organismes artistiques de sortir des sentiers battus pour joindre de nouveaux publics. Oui, les offres spéciales, les rabais, les annonces, les communiqués et les médias sociaux doivent occuper une place dans vos stratégies selon les circonstances, mais rien ne remplace le contact direct avec le public pour le convaincre de l’importance de votre travail. Ainsi, créez, sollicitez et profitez d’occasions pour amorcer un dialogue avec les gens. Pas besoin de vous adresser aux multitudes. Quelques personnes à la fois suffisent. Évitez de leur parler en utilisant le jargon du métier (à moins qu’il s’agisse de vos pairs, évidemment) ou de leur transmettre vos arguments de vente traditionnels (« Mon show, mon produit, mon événement est extraordinaire ! On travaille fort ! On mérite votre appui ! Beau, bon, pas cher ! », etc.) ou comme si vous vous adressiez à des fonctionnaires. Les rapports entre les individus s’établissent en fonction d’intérêts communs, de valeurs communes. Il devrait en être de même pour votre organisme et vos publics. Parlez donc de votre mission, de votre raison d’être et des valeurs corporatives, personnelles et artistiques qui guident vos actions. Liez celles-ci à des préoccupations sociales, culturelles, éducatives, économiques ou autres avec lesquelles vos interlocutrices et vos interlocuteurs sont familiers. Démontrez comment vous contribuer à votre entourage, à votre communauté. Les gens se reconnaîtront dans vos propos et seront plus enclins à vous soutenir.

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Denis J. Bertrand

 

Comment rendre les “temples” de arts et de la culture accessibles à tous

Le 12 septembre 2012

J’ai rediffusé par l’entremise des médias sociaux deux articles (ici et ici) sur l’aménagement de nouveaux locaux destinés aux familles, aux écoles et aux organismes communautaires au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM ; photo). Il s’agit d’une initiative importante de la part du MBAM pour joindre des publics qui ne se présenteraient peut-être pas au musée d’eux-mêmes. En effet, il y a des gens qui sont intimidés par des formes d’art et des disciplines avec lesquelles ils sont peu familiers. Ils ne les fréquentent donc pas. Il en va de même avec les lieux de diffusion artistique modernes qui paraissent imposants avec leur béton, leur étendue et leur design. Il y a justement une réflexion en cours dans le milieu artistique américain sur la vocation de ces édifices ou de ces « temples » qui ont été érigés au cours des 50 à 60 dernières années. Dans notre souci de présenter les arts sous les meilleures conditions possibles, avons-nous créé avec les deniers publics des lieux inaccessibles à certains segments de la population ? Y aurait-il lieu de revoir la vocation de ces endroits pour les rendre plus accueillants, plus sociables ? Le président du National Endowment for the Arts (l’équivalent du Conseil des Arts du Canada aux États-Unis), Rocco Landesman, affirme ce qui suit : 

Les organismes artistiques devraient ressembler à des cellules vivantes avec des membranes perméables qui structurent et protègent les arts, tout en permettant aux arts d’être présents dans la communauté et à cette dernière d’être présentes aux arts. Il y a des organismes artistiques qui fonctionnent selon le modèle traditionnel des églises qu’on peut visiter à des heures préétablies en semaine pour y observer et vivre des expériences préréglées. Les meilleurs organismes — de même que les meilleures églises — ont rejeté ce modèle. Nous parlons maintenant d’endroits qui sont toujours ouverts et en mesure de répondre à de nombreux besoins. Les jours des arts confinés à des tours d’ivoire sont dépassés.

(Source : avant-propos de l’ouvrage Building Communities, Not Audiences: The Future of the Arts in the U.S. ; je suis en train de le lire et vous en parlerai bientôt.)

C’est pourquoi le geste du MBAM mérite notre attention. En s’adaptant et en répondant aux besoins de publics plus diversifiés, le musée augmentera son achanladage, convertira de nouveaux adeptes aux arts et comptera sur un nombre accru de supporters.

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Denis J. Bertrand

 

Le bouche-à-oreille est une source “fiable” d’informations

Le 11 septembre 2012

La firme de recherche américaine Nielsen a dévoilé le printemps dernier les résultats d’une étude sur l’impact des nouvelles technologies (et des médias sociaux en particulier) sur les habitudes de consommation des gens dans 56 pays, dont le Canada. Quelque 28 000 personnes ont répondu au sondage en ligne de la firme. Il appert que :

  • 92 % des répondants se fient aux recommandations de personnes qu’ils connaissent ;
  • 70 % d’entre eux font confiance aux commentaires affichés en ligne ;   
  • 58 % se fient aux articles de journaux et au contenu de sites Web ;
  • Seuls 42 % à 47 % des répondants portent une attention particulière aux annonces dans les médias (journaux, magazines, télé, radio) et aux affiches. 

Pour les organismes artistiques, de telles données signifient qu’ils ont intérêt à s’investir davantage dans la création de rapports plus étroits avec leurs publics et de nourrir des échanges en ligne avec leurs abonnés et amis. Ils doivent aussi offrir des expériences artistiques et sociales dont les gens voudront parler dans leur entourage et recommander à autrui.  

Pour savoir comment créer un bouche-à-oreille efficace, je vous recommande la lecure de l’ouvrage Le capital conversationnel, de Bertrand Cesvet, Tony Babinski et Eric Alper.

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Denis J. Bertrand

 

La sagesse de Keith Richards

Le 10 septembre 2012

Je suis en train de lire Life, l’autobiographie du guitariste, auteur-compositeur-interprète et cofondateur des Rolling Stones, Keith Richards. J’y ai trouvé cette réflexion intéressante :   

Qu’est-ce qui pousse à écrire des chansons ? D’une certaine façon, on a envie de se glisser dans le cœur des gens, de s’y installer ou au moins de le faire résonner, et c’est là que les gens s’avèrent un instrument plus puissant que celui dont vous jouez. Ça devient presque une obsession, ce besoin d’émouvoir les autres. Écrire une chanson dont on se souvienne et qui touche profondément, ça établit une connexion, un courant, un lien avec chacun de nous. Un coup de cœur, oui. Parfois, je me dis qu’écrire des chansons, c’est comme tendre au maximum les cordes sensibles de chacun sans aller jusqu’à la crise cardiaque.   

M. Richards parle de son métier, mais je suis certain que d’autres artistes, peu importe leurs disciplines, peuvent se reconnaître dans ses propos.

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Denis J. Bertrand