Comment surmonter les craintes des non-consommateurs d’arts et de culture

Le 8 octobre 2012

Il existe des obstacles bien «physiques» à la participation d’un plus grand nombre de gens aux arts et à la culture : manque de ressources financières, difficultés de déplacement, inaccessibilité des lieux de diffusion, etc. Il y a aussi le manque de temps, que je perçois davantage comme une manifestation d’un manque d’intérêt envers l’activité ou le produit proposé (on trouve toujours du temps pour ce qui nous plaît). Mais il existe aussi des obstacles «psychologiques», notamment la peur du nouveau, de l’inconnu ou du rejet, de même que les souvenirs d’expériences antérieures déplaisantes. Ce sont là des appréhensions que nous pouvons tous ressentir à l’égard d’une variété de choses et de circonstances. 

Gestionnaire des arts avec un intérêt marqué pour le développement des publics, Sara Leonard propose trois approches que les organismes artistiques peuvent employer pour joindre ces personnes qui éprouvent des sentiments mitigés envers les arts :

  1. Apprenez d’abord à bien connaître vos publics, de même que les publics susceptibles de s’intéresser à ce que vous faites. Familiarisez-vous avec leurs intérêts et leurs valeurs. Déterminez ce que vous avez en commun. 
  2. Dotez-vous d’une personnalité organisationnelle. Les gens vont s’identifier à vous et vos collègues avant de se soucier de votre mission corporative. Énoncez et partagez vos propres valeurs et préférences. Ce faisant, vous forgerez des rapports avec vos interlocutrices et vos interlocuteurs. 
  3. Vous ne pouvez pas plaire à tout le monde. Acceptez-le. Concept difficile à avaler puisque les organismes veulent plaire au plus grand nombre de gens possible, mais il en va ainsi lorsqu’on établit des rapports avec autrui. Si vous articulez et partagez vos valeurs correctement, vous courez la chance de convaincre plus de gens qui se reconnaîtront en vous et en votre organisme.   

C’est en vous apprivoisant mutuellement que vous dissiperez les craintes des non-consommateurs. 

Comme l’a si bien dit Antoine de Saint-Exupéry dans Le Petit Prince, «si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde… »

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Denis J. Bertrand

 

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