Archives de November, 2012

Marketing des arts : 50 gazouillis à découvrir

Le 29 novembre 2012

Je vous ai parlé à quelques reprises de la récente conférence du National Arts Marketing Project aux États-Unis, rencontre qui rassemblait des personnes expertes dans la mise en marché des arts. Les organisateurs de l’événement ont publié une compilation des 50 meilleurs gazouillis (tweets) diffusés au cours de l’événement. Vous pouvez y accéder en cliquant ici. Il y a de nombreux messages intéressants à y découvrir. Pour ma part, je retiens les suivants :  

  • Établissez des collaborations en fonction de vos intérêts.
  • L’artistique et la mise en marché doivent se parler.
  • Les organismes artistiques se fient-ils aux stéréotypes qu’ils ont créés pour démontrer l’importance de leur travail ? Peuvent-ils s’élever au-delà de ceux-ci pour devenir plus accessibles ?  
  • Préparez vos outils promotionnels comme s’ils s’adressaient à une seule personne.
  • 66 % à 80 % des nouveaux spectateurs ne renouvellent pas leur expérience une deuxième fois. Il faut les inciter à revenir. 
  • L’innovation découle de petites expériences.
  • « Affichez-le et ils viendront » n’est pas une stratégie de mise en marché.
  • Permettez aux gens de se familiariser avec votre lieu de diffusion.
  • Vous voulez joindre de plus jeunes publics ? Allez à leur rencontre. Ils veulent communiquer directement avec vous.

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Denis J. Bertrand

 

Tendances démographiques et assistances aux arts de la scène

Le 27 novembre 2012

L’Association canadienne des organismes artistiques (CAPACOA) a affiché une présentation (en anglais) sur les tendances démographiques canadiennes et leur impact sur l’assistance aux arts de la scène sur son site Web voué à la diffusion des arts. Je vous recommande fortement d’en prendre connaissance. Elle comprend aussi des données particulières pour le Québec.    

En voici les faits saillants :

  • La population canadienne vieillit. Les personnes âgées de 65 ans et plus représentaient 8 % de la population en 1971. Ce pourcentage a grimpé à 15 % en 2011 et atteindra 23 % en 2031. L’âge moyen de la population passera donc de 26 ans en 1971 à 43 ou 46 ans en 2031 (il se situe présentement à 41 ans). 
  • En 60 ans (1971-2031), la population canadienne aura presque doublé, passant de 22 millions à 42 millions de personnes.
  • Le vieillissement représente un défi certain pour les organismes artistiques. Si l’âge moyen de votre public se situe dans la soixantaine et que la population locale n’augmente pas, votre situation peut être préoccupante. Ailleurs, si la population augmente, votre défi est plutôt de conserver ce public constitué de personnes très actives. Consultez le profil de votre communauté sur le site Web de Statistique Canada pour en savoir davantage sur les tendances qui prévalent chez vous.
  • L’immigration est la principale source d’augmentation de la population au Canada. Jadis en provenance de l’Europe, les nouveaux Canadiens arrivent maintenant de l’Asie, de l’Afrique, de l’Amérique centale et du Sud, de même que des Caraïbes.      
  • L’offre artistique canadienne courante est basée largement sur le modèle européen, pendant que la population se diversifie. 
  • 75 % de la population adulte canadienne a assisté à une prestation des arts de la scène en 2011. 
  • Les Canadiennes et les Canadiens de tout âge participent aux arts, y compris les jeunes. La présence de ces derniers est peut-être moins notable parce qu’ils sont moins nombreux.  
  • La musique classique attire un public plus vieillissant que les autres disciplines des arts de la scène. C’est aussi en vieillissant qu’on s’intéresse davantage au théâtre. La musique en général demeure populaire auprès des jeunes publics.
  • Au Québec, la génération du babyboom consomme les arts tout au long de sa vie.
  • Les jeunes de 25 ans et moins s’identifient davantage que leurs aînés aux retombées associées à une expérience artistique vécue  en direct : le plaisir, la créativité, la découverte, la socialisation, les occasions de s’exprimer et de contempler le passé, le présent et l’avenir. 
  • Compte tenu de ces tendances démographiques, les organismes artistiques doivent se poser certaines questions : quel impact ces changements auront-ils sur nous si nous continuons d’attirer le même public ? Comment nous assurer que ce public vieillissant continue de nous fréquenter ? Comment assurer la pertinence de notre organisme auprès d’un plus grand nombre de gens ? Quelles marchés voulons-nous desservir ? Quelles collaborations devons-nous mettre en place pour renforcer nos rapports avec nos publics ?     

Je remercie Frédéric Julien, de CAPACOA, de m’avoir avisé de la mise en ligne de cette présentation.

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Denis J. Bertrand

 

Le public a-t-il réellement besoin de vous ?

Le 23 novembre 2012

Voici une excellente réflexion sur la nécessité de diversifier vos publics, en provenance du National Arts Marketing Project aux États-Unis. Selon l’auteur du billet, Adam Thurman (photo), le besoin pour les organismes (et entreprises) artistiques de joindre de nouveaux publics est devenu essentiel afin de desservir l’ensemble des composantes de notre société. Il affirme que ces publics plus jeunes, plus diversifiés et mieux nantis que vous aimeriez joindre se débrouillent présentement très bien sans vous lorsqu’ils veulent se divertir. Il est faux de prétendre qu’ils ont besoin de vous. C’est plutôt vous qui avez besoin d’eux (et de leurs revenus disponibles). M. Thurman recommande donc aux organismes de faire preuve d’humilité, de sincérité et de professionnalisme. Ils doivent se doter d’un bon plan de développement de publics et s’engager à le mettre en œuvre aussi longtemps que nécessare afin de joindre les clientèles désirées. Il en revient aux organismes (et aux entreprises) de trouver des solutions à la non-participation des publics qu’ils convoitent. 

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Denis J. Bertrand

 

Comment se préparer aux compressions budgétaires des gouvernements et des conseils des arts

Le 22 novembre 2012

Le gouvernement du Québec a déposé son nouveau budget cette semaine. Les médias ont parlé d’une augmentation des allocations du ministère de la Culture pour couvrir des engagments pris par le gouvernement précédent (ici, ici et ici), mais en réalité son budget n’augmente pas. Il continue de plafonner. Cela signifie que les crédits alloués au Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) devraient demeurer à peu près les mêmes cette année que ceux de l’an dernier, comnme c’est le cas au Conseil des arts du Canada (CAC) et au Conseil des arts de l’Ontario (CAO). Chez ces deux dernières instances, les messages sont clairs : non seulement les budgets n’augmentent pas, mais il est peu probable qu’ils puissent être majorés à l’avenir. Il faudrait une amélioration importante de l’économie pour même y songer. Entre temps, tous les conseils des arts (et leurs équivalences) sont aux prises avec un nombre croissant de demandes de financement en provenance de leurs clients établis, de nouveaux organismes et de nouveaux artistes qui entrent dans le milieu. Ces derniers sont d’avis qu’ils méritent eux aussi d’être appuyés. Déjà, on parle ici et là de l’imposition de compressions de base à l’ensemble des organismes (et peut-être aux artistes). Des réductions d’octrois supplémentaires seraient possibles en fonction des défis qu’éprouvent certains organismes au chapitre de l’efficacité artistique et administrative. Les fonds ainsi libérés serviraient à corriger des «injustices historiques» et à soutenir de nouveaux venus. Chose certaine, les conseils des arts se parlent. Ils sont libres d’agir à leur guise, mais ils s’intéressent certainement aux solutions mises de l’avant par leurs pairs pour gérer leurs plafonnements de budgets et les attentes de leurs milieux respectifs.

Que peut faire le milieu artistique pour se préparer à ce qui semble inévitable ? Oui, des interventions politiques peuvent être envisagées, mais je ne crois pas qu’elles seront efficaces. Il vaut mieux entreprendre des actions à votre portée pour vous adapter aux conditions courantes :

  • Le moment est venu de faire preuve de transparence et de souplesse. Évitez de fonctionner en vase clos, de vous adresser constamment aux mêmes personnes. Parlez publiquement, avec enthousiasme, de vos projets en cours. Ne regardez pas vers l’arrière en vous remémorant le bon vieux temps. Adaptez-vous au contexte courant. Saisissez les occasions qui se présentent à vous pour vous faire mieux connaître. 
  • Prêtez attention à votre environnement. Engagez-vous envers la communauté ou les communautés (y compris artistiques) que vous desservez. N’attendez pas que les gens vous sollicitent. Prenez l’initiative.
  • Ouvrez-vous à la diversité. Est-ce toujours le même public qui est dans votre salle, à votre événement ou qui consomme vos produits ? Le temps est venu d’en joindre de nouveaux.
  • Continuez de prendre des risques artistiques. Vos adeptes vous aiment justement pour ça.  
  • Investissez-vous dans la participation culturelle. Jetez des ponts entre vous et le public. Tissez des liens entre vous et les autres praticiens des arts professionnels et amateurs actifs dans votre discipline.   
  • Partagez vos connaissances et votre savoir. Ne présumez pas que le public comprend intuitivement les codes ou les pratiques associés à votre discipline. Instruisez-le en utilisant des approches ludiques.
  • Procédez au besoin à une révision de votre programmation, surtout si vos assistances plafonnent ou diminuent. Il n’y a aucune honte à demander au public ce qu’il pense de votre travail et à solliciter ses suggestions. Après tout, il est votre premier bailleur de fonds.      
  • Explorez de nouvelles avenues de financement. S’il y a encore des options gouvernementales qui vous sont ouvertes, tant mieux. Sinon, il est temps d’innover.    

Chacune de ces approches a pour but de faciliter votre adaptation, transformation, transition d’une réalité à laquelle vous aimeriez vous accrocher à celle qui est en train de se mettre en place pour les années à venir (et qui existe depuis quelque temps déjà). C’est en agissant qu’on trouve des solutions. Elles tombent que très rarement du ciel. 

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Denis J. Bertrand

 

8 suggestions pour humaniser votre organisme, votre entreprise ou votre travail artistique

Le 16 novembre 2012

Le National Arts Marketing Project vient de publier un petit ouvrage numérique qui vous propose huit façons d’humaniser votre organisme, votre entreprise ou votre travail artistique. Je me suis permis d’y mettre mon grain de sel : 

  1. Soyez transparents. Amenez les gens dans vos coulisses. C’est en apprenant à mieux vous connaître qu’ils vous fréquenteront davantage.  
  2. Partagez vos erreurs (et les leçons que vous en avez tirées). Intégrez-les au récit de votre organisme, de votre entreprise ou de votre travail.
  3. Permettez à vos artistes (et à vos employés) de s’exprimer librement. Ces personnes possèdent leurs propres réseaux. Elles peuvent vous aider à joindre de nouvelles clientèles.   
  4. Établissez des liens avec des gens influents. Ils ont accès à des réseaux importants et peuvent vous soutenir de plus d’une façon. 
  5. Racontez une histoire (celle de votre organisme, de votre entreprise, de votre travail) empreinte d’émotions. Intégrez-y votre lieu de diffusion, de création ou de travail et parlez de son apport à ce que vous faites.
  6. Parlez de l’origine et de l’évolution de votre organisme, entreprise ou travail. Vos interlocutrices et vos interlocuteurs l’ignorent sans doute. Soulignez votre apport à votre communauté.  
  7. Mettez de l’avant ce qui vous rend unique et digne d’intérêt.
  8. Trouvez votre voix sur les médias sociax. Personnalisez votre approche et les informations que vous y diffusez. Initiez et soutenez des conversations.

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Denis J. Bertrand

 

Retour sur la conférence du National Arts Marketing Project

Le 15 novembre 2012

Je vous ai parlé plus tôt cette semaine de la récente conférence du National Arts Marketing Project, un événement qui réunissait de nombreux experts américains en marketing des arts. Ma collègue Shoshana Fanizza (photo) y assistait. Elle a rédigé un billet sur ce qu’elle y a appris. Voici quelques observations qui me semblent tout particulièrement intéressantes :     

  • Partagez votre passion. C’est contagieux !
  • Amusez-vous ! Vos publics veulent en faire autant.
  • Parlez et écrivez moins. Illustrez, plutôt (à l’aide de photos, de capsules vidéo) !
  • Intéressez-vous aux motivations qui animent vos clients et tirez-en des leçons.
  • Créez des programmes ou des activités avec des groupes communautaires. C’est ainsi qu’ils apprendront à vous connaître.
  • À propos des médias sociaux : dotez-vous d’une vocation sociale et vous saurez comment utiliser les médias sociaux ; diffusez des informations qui intéressent vos clientèles.
  • Ne dites plus « Oui, mais… ». Dites plutôt «Oui, et… ».
  • Les desserts sont parfois plus faciles à avaler que les légumes.
  • Vos publics sont-ils représentatifs de la communauté que vous desservez ?
  • Parlez aux gens que vous ne connaissez pas.
  • Les gens magasinent et comparent les prix. S’il existe un écart important entre votre prix le plus élevé et le plus bas, les gens choisissent toujours le plus bas.  
  • Les bas prix ne sont pas un gage de succès.  
  • Vos publics veulent s’entretenir avec vous. Soyez présents à plus d’un endoit, sur plus d’une plateforme.
  • Faites appel à des objets – promotionnels, accessoires, décors – qui encouragent la socialisation et les conversations entre les gens.  

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Denis J. Bertrand

 

Connaissez-vous votre clientèle ?

 

Le 14 novembre 2012

Dans le contexte actuel où la concurrence est très forte, il est essentiel de bien connaître sa clientèle.

On fait souvent référence à la gestion de la relation client, une discipline qui mise sur le processus relationnel entre vous et vos consommateurs. Ce principe vous incite à considérer tous les éléments de l’identité de vos clients pour constituer une base de connaissances sur ceux-ci. Le but étant de personnaliser vos approches envers vos consommateurs pour mieux répondre à leurs attentes. Maintenir cette relation de « confiance » avec vos acheteurs surpasse l’objectif d’une simple vente et vise la profitabilité qui résultera de cette relation qui perdure.

Beaucoup d’organismes culturels, faute de ressources, n’appliquent pas ce genre de gestion qui paraît lourde. Croyant que l’ensemble de la gestion de la relation client nécessite forcément de nouvelles infrastructures (technologie, ressources, etc.), des modifications importantes aux processus en place, des stratégies personnalisées ou une nouvelle gestion des ressources, les organisations s’abstiennent de s’engager en maintenant le statu quo « business as usual ».

Toutefois, mentionnons que des approches relationnelles viennent non seulement optimiser la rentabilité de l’entreprise, mais aussi augmenter la satisfaction du client et améliorer l’image de l’entreprise. Il est donc tout de même souhaité d’entreprendre certaines actions concrètes en ce sens pour minimalement reconnaître vos meilleurs clients : ceux qui vous sont fidèles par des achats multiples et des abonnements, ceux qui vous supportent par des dons et ceux qui vous appuient en étant d’excellents ambassadeurs, afin d’ajuster vos approches envers eux.

Connaissez-vous ces « bons clients »? Possédez-vous une base de données centralisée de vos clients permettant d’aisément reconnaître ceux qui répondent à des critères spécifiques? Est-ce que l’équipe des ventes reconnaît un donateur ou un abonné au moment de ses achats de produits connexes pour adapter son discours envers ces personnes? À l’inverse, l’équipe affectée à la sollicitation de dons a-t-elle les ressources nécessaires pour évaluer le total des achats de produits/services offerts par l’organisme en dehors du don demandé? Est-ce que les messages véhiculés par l’ensemble du personnel qui transige avec ces « bons clients » sont cohérents entre eux? Faites-vous exception à certaines politiques plus strictes pour ces meilleurs consommateurs? Sachez que toutes ces formes de reconnaissance sont grandement appréciées par vos adeptes!

Dans un premier temps, il s’agit parfois simplement d’intégrer quelques indicateurs aux dossiers clients qui signalent et qualifient l’apport de chacun à votre organisme. Rapidement identifiables par ces repères visuels, vos « bons clients » seront mieux servis par vos employés qui reconnaîtront naturellement la valeur de ceux-ci au sein de votre organisation.

De plus, une analyse de votre base de données clients permettra de déterminer votre taux de rétention de la clientèle d’une saison ou d’un événement à l’autre. Bien que le nombre de clients puisse paraître stable ou en hausse, il est possible que votre taux d’attrition soit plus supérieur que souhaité. Vous assumez donc des coûts élevés et des efforts soutenus relatifs au recrutement de nouvelles clientèles palliant la perte de clients, alors qu’il serait plus facile et moins coûteux de fidéliser vos clientèles acquises.

Connaissez-vous votre taux d’attrition? Est-il élevé? Quels éléments justifient cette perte de clients? Qu’est-ce qui a motivé cette diminution? Parfois, il suffit d’une simple intervention pour les regagner. Avez-vous une stratégie pour reconquérir ces clients égarés?

Vous déployez beaucoup d’énergie à vendre vos produits et services. Maximisez donc le retour sur l’investissement marketing avec la mise en place de quelques éléments simples vous permettant d’améliorer vos rapports avec votre public. Cette approche plus relationnelle viendra augmenter la portée de votre force de vente et vous bénéficierez indubitablement d’une fidélisation accrue de votre clientèle.

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Diane Chevrette, experte-conseil, fidélisation des publics

 

6 suggestions d’experts américains en marketing des arts pour joindre de nouveaux publics

Le 13 novembre 2012

Des experts américains en marketing des arts se sont réunis la fin de semaine dernière à l’occasion d’une conférence organisée par le National Arts Marketing Project. Je tâcherai de vous informer des conclusions de cet événement lorsqu’elles seront disponibles. Entre temps, quelques collègues ont livré leurs suggestions en matière de développement de publics dans un pré-papier portant sur la rencontre :

  • Les gens ne se contentent plus de s’asseoir sagement dans un théâtre ou de visiter tranquillement un musée. Ils s’attendent à ce que les organismes artistiques leur offrent des activités ou des produits irrisistibles et significatifs qui répondent aux attentes d’un public moderne. 
  • Les organismes artistiques peuvent s’allier à des groupes communautaires pour créer et offrir des activités communes qui soulèvent l’intérêt de nouveaux publics.
  • Il faut surmonter la méfiance des individus envers les institutions et les organismes. Les gens font d’abord confiance à d’autres personnes. Voilà un avantage que possèdent les organismes artistiques puisqu’ils carburent à la créativité des artistes et des personnes actives dans le secteur culturel.     
  • Au lieu de dire aux gens qu’ils doivent éteindre leurs téléphones cellulaires, pourquoi ne pas créer des événements où les médias sociaux sont les bienvenus ?
  • Songez à l’organisation d’événements propices à la socialisation : de plus courte durée, présentés dans une atmosphère décontractée avec bouffe à l’appui !    
  • Essayez de nouvelles approches !

J’adhère à ces suggestions. Innover est important, surtout si les moyens que vous employez couramment ne rapportent pas les résultats escomptés. Et si tout ce que j’entends en provenance des conseils des arts en matière de compressions budgétaires se réalise, vous aurez bientôt besoin d’explorer de nouvelles avenues pour accroître vos publics et vos revenus (si ce n’est déjà fait, évidemment) !  

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Denis J. Bertrand

 

La danse et l’art contemporains vont de pair

Le 8 novembre 2012

Le décloisonnement de la culture est une des grandes tendances en développement de publics ces jours-ci. Il s’agit essentiellement de tenir des activités ou d’offrir des performances artistiques dans des endroits publics inusités, à l’extérieur des lieux traditionnels de diffusion. Cela permet aux artistes, producteurs et diffuseurs de joindre de nouveaux adeptes où ceux-ci se trouvent naturellement. Les interventions de l’Opéra de Montréal au Marché Jean-Talon en sont un exemple classique

Mais voici que des compagnies de danse et des musées d’art contemportains américains ont ajouté un nouvel élément à cette tendance : des musées font appel à des compagnies de danse pour produire des œuvres originales inspirées d’expositions ou pour créer des performances qu’ils présentent dans leurs galeries et aires publiques. Ces prestations sont suivies normalement d’échanges entre les artistes et les personnes présentes.  

Ce faisant, les compagnies et les musées acceptent de partager leurs clientèles respectives et d’introduire chacune d’elles à de nouvelles disciplines artistiques, soit la danse ou les arts contemporains.

Pour en apprendre davantage, cliquez ici, ici et ici.

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Denis J. Bertrand

 

L’importance de cibler et de joindre ses clientèles

Le 7 novembre 2012

La réélection du président américain Barack Obama (photo) hier soir démontre qu’il est avantageux de bien cibler ses clientèles et de mettre en place les moyens pour les joindre. Ainsi, Obama doit son second mandat aux hispanophones, aux femmes, aux jeunes et aux Afro-Américains, comme en témoigne cet article. Son équipe électorale s’est assurée de leur participation, plutôt que de tenter de convaincre des personnes peu intéressées aux politiques du président (les hommes blancs et les aînés en particulier) de voter pour lui.

Dans le milieu des arts, on a tendance à croire que nos activités, spectacles ou produits s’adressent à tout le monde. Ce n’est pas vrai. Analysez vos activités, produits ou saisons et identifiez les publics les plus susceptibles de s’y intéresser en fonction de leurs préférences personnelles, intérêts professionnels, engagements sociaux ou autres motivations. Puis, contactez-les directement. Engagez le dialogue. Créez des liens entre votre offre et leurs intérêts.

Vous ne deviendrez peut-être pas président des États-Unis, mais vous parviendrez à convaincre plus de gens de vous accorder de leur temps et de leur argent. 

Pour en apprendre davantage sur les stratégies électorales d’Obama, je vous recommande la lecture de cet ouvrage rédigé par son directeur de campagnes (2008 et 2012). 

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Denis J. Bertrand