Archives de January, 2013

L’engagement communautaire par et pour les arts

Le 30 janvier 2013

La participation culturelle et l’engagement du public envers les arts sont des thèmes populaires ces jours-ci auprès du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts de l’Ontario et de nombreux intervenants actifs, entre autres, dans le domaine de la médiation culturelle (cliquez ici pour vous rafraîchir la mémoire). Mais voici qu’une «nouvelle » variation de ces concepts s’infiltre peu à peu dans le milieu des arts nord-américain, soit celui de l’engagement communautaire par et pour les arts. Cette thèse est promue par Doug Borwick (photo), enseignant, blogueur, auteur (Building Communities, Not Audiences), consultant et administrateur américain dans le domaine des arts. M. Borwick était de passage à Toronto plus tôt en janvier pour y livrer une communication lors d’une rencontre d’intervenants du milieu de la danse en Ontario. Voici les faits saillants de son allocution qu’il a bien accepté de partager avec moi (et je l’en remercie) :

  • Pourquoi le public n’apprécie-t-il pas les arts à leur juste valeur ? Une partie de la réponse provient de la déconnexion historique entre le public et les arts. Les arts ont cessé d’être l’expression d’une communauté pour devenir un produit de consommation privé. La notion de «l’artiste héroïque» est apparue, celle-ci voulant que l’artiste soit au service de sa muse plutôt que de sa communauté.
  • Nous savons que les arts ont un impact sur l’économie, l’éducation, de même que sur la qualité de nos vies personnelles et collectives. Il faut donc démontrer la valeur des arts en se rendant digne d’intérêt. Nous devons tisser des liens plus étroits avec les communautés dans lesquelles nous travaillons. Ces rapports doivent êtres établis avec les communautés ou les organismes desservis.
  • Exception faite des mordus, les arts ne sont pas une partie importante de la vie des gens. S’ils l’étaient, le financement, la consommation, la pertinence et la visibilité des arts ne seraient pas un problème. La communauté artistique peut décrier les situations qui prévalent ailleurs pour expliquer ces défis (absence des arts en éducation, intérêt du public pour l’anodin, la société de consommation ou les téléphones intelligents), cela ne sert à rien. Il n’existe pas de force extérieure capable de modifier les perceptions des gens. Tout changement doit être initié par le monde des arts lui-même. Il faut investir une partie de notre temps à démontrer au public comment nos produits peuvent contribuer à son bonheur. Mais pour y parvenir, il faut d’abord connaître ses publics, sa ou ses communautés. Il faut trouver des façons de créer des partenariats avec des gens ou des organismes.
  • Les communautés vont s’intéresser aux choses qui ont une valeur pour elles. Mais ces «choses» doivent être pertinentes à leurs yeux. Les arts gagneront en importance en se rendant importants. Il faut entreprendre des démarches pour devenir pertinent, en communiquant avec des gens qui se trouvent à l’extérieur de nos cercles d’influence réguliers et qui sont en mesure de jouer le rôle de médiateurs culturels. Il faut écouter ce que les gens ont à nous dire et en tirer des leçons. Plutôt que de demander à la municipalité de nous appuyer, pourquoi ne pas lui demander ce que nous pouvons faire pour elle ? Comment pouvons-nous desservir les intérêts de nos communautés ?      
  • Écoutez. Apprenez. Tissez des liens. Travaillez ensemble. Trouvez des réponses à vos précoccupations communes.    
  • Le développement durable des arts est lié à leur capacité d’être perçus et vus comme des partenaires des communautés où ils sont établis.  
  • Les communautés ne sont pas au service des arts. Les arts sont là pour desservir leurs communautés. 

Je suis certain qu’il y en a parmi vous qui sont troublés par de tels commentaires. «Qu’en est-il de l’art pour l’art, de l’intégrité du travail des artistes, de la création artistique sans contrainte, etc. ?» M. Borwick ne remet pas ces concepts en cause. Il suggère plutôt aux artistes et aux organismes artistiques de songer à la nature de leurs rapports avec leurs publics, leurs communautés. Ces rapports sont-ils à sens unique ou réciproques ? C’est à chaque artiste ou à chaque organisme d’établir un équilibre entre sa quête de l’excellence artistique et ses rapports avec la ou les communautés sur lesquelles il ou elle compte pour suvrivre et se développer. Dans un contexte où l’avenir du financement public pour les arts est incertain, s’en remettre à soi plutôt qu’à autrui pour surmonter de tels défis ne m’apparaît pas comme une proposition insensée. 

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Denis J. Bertrand

 

De bonnes idées en provenance du milieu de la musique classique

Le 25 janvier 2013

Je suis tombé ces derniers temps sur des articles et des réflexions qui portent sur des initiatives mises en place par des orchestres symphoniques et d’autres organismes du milieu de la musique classique pour joindre, avec succès, de nouveaux publics. En voici un survol :

  • Le Cleveland Orchestra permet aux 7 à 17 ans d’assister gratuitement à ses concerts si chacun d’eux est accompagné d’un adulte qui paie le prix régulier. Il a aussi créé un programme destiné aux étudiants du secondaire et du postsecondaire qui leur permet de participer à des spectacles pour 10 $ et gratuitement à des répétitions de l’orchestre et à des ateliers de maîtres. De plus, l’organisation a recruté des ambassadeurs parmi sa clientèle étudiante chargés de la promouvoir dans les écoles et sur les campus. Pour en savoir plus, cliquez ici et ici.  
  • Ma collègue Shoshana Fanizza partage son point de vue sur les approches que les orchestres et les compagnies d’opéras devraient mettre en place pour joindre de nouveaux publics, notamment en démontrant que leurs disciplines artistiques évoluent, qu’elles ne sont pas figées dans le temps et qu’elles innovent. Par exemple, peut-on présenter les œuvres de Beethoven et de Mozart en tenant compte des sensibilités et des intérêts des publics modernes ? Elle affirme que les organismes artistiques actifs dans ces disciplines remportent plus de succès lorsqu’ils modifient leurs approches au lieu de s’en tenir aux modes de présentation traditionnels (ex., en réduisant les coûts des billets, en invitant les gens à s’habiller confortablement plutôt qu’en tenues de soirée, etc.).
  • Les arts classiques sont-ils morts ? Voici une discussion intéressante sur le sujet qui rappelle aux lectrices et aux lecteurs que les artistes actifs dans le milieu des arts classiques doivent desservir deux maîtres : les producteurs et les diffuseurs d’une part et le public d’autre part. Le secret du succès reposerait-il sur la démonstration de la pertinence des œuvres classiques pour les publics modernes ?    

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Denis J. Bertrand

 

Comment disséquer une oeuvre pour la présenter au public

Le 23 janvier 2013

La compagnie de danse californienne Doug Varone and Dancers a décidé de «disséquer» ses nouvelles chorégraphies pour en démontrer les rouages et initier ainsi le public au monde quotidien de la danse. Selon le chorégraphe à l’origine de cette idée, Doug Varone, «si vous n’appartenez pas à une discipline artistique, vous n’êtes pas nécessairement familiers avec ce qui s’y passe.»

La dissection de l’œuvre pour le public comprend les étapes suivantes :

  • Le choix d’une chorégraphie.
  • Une présentation de la source d’inspiration.
  • Une introduction au concept artistique qui sous-tend l’œuvre.
  • Puisqu’il est question de danse, on parle aussi de musique.
  • On démontre, étape par étape, comment l’œuvre a été chorégraphiée, sans costume ni éclairage. 
  • L’œuvre est «reconstruite» et exécutée avec tous les artifices.
  • Une discussion s’engage ensuite entre les artistes et le public.   

Pour en savoir plus, cliquez ici. Voilà approche qui peut être reprise par toutes les disciplines artistiques.

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Denis J. Bertrand

 

Pour joindre les communautés culturelles, il faut d’abord apprendre à les connaître

Le 16 janvier 2013

Parmi les publics que les organismes artistiques et culturels nord-américains aimeraient joindre davantage, il y a les communautés culturelles. Elles sont largement absentes des lieux de diffusion traditionnels, parfois pour des raisons qui échappent au contrôle des pourvoyeurs d’activités et de produits artistiques. Par exemple, bien des membres plus récents des communautés culturelles songent d’abord à leur survie et à leur intégration à notre société avant de se préoccuper d’arts et de culture. Mais une fois que ces personnes sont établies, pourquoi ne les voit-on pas en plus grand nombre aux événements qui intéressent d’autres segments de la population ? C’est à cette question que répond le danseur afro-américain Roger Lee (photo) dans ce billet. Je le cite :

J’en conclus que l’absence d’une programmation et de contenu artistique pertinents éloignent les publics issus de communautés multiculturelles des lieux de diffusion courants de la danse aux États-Unis. Même le marketing le plus branché et les campagnes sur les médias sociaux ne peuvent se substituer au manque de contenu artistique pertinent. (…) Une programmation pertinente est essentielle pour joindre les publics de cultures diverses. Que peuvent faire la direction artistique et la gestion des programmes de danse ? Pourquoi ne pas se renseigner sur les intérêts de leurs clientèles potentielles et insérer dans leur saison une programmation qui répond aux goûts de celles-ci ? Ils verraient ainsi l’allure que peut prendre une programmation destinée aux communautés multiculturelles.   

Si les communautés culturelles sont dans votre mire (et elles devraient l’être car l’augmentation de la population au Canada et au Québec provient et proviendra de l’immigration), je vous encourage fortement à lire le billet de M. Lee du début à la fin. 

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Denis J. Bertrand

 

“Viens, consomme, puis dégage.”

Le 15 janvier 2013

Le titre de cette chronique provient d’un texte rédigé par le dramaturge Olivier Choinière et présenté par celui-ci lors d’un événement organisé, en novembre 2012, par l’Action terroriste socialement acceptable (ATSA) autour du thème de La place publique. Il décrit assez bien l’expérience réservée à bien des gens qui prennent part à une activité artistique professionnelle.

Dans un article publié aujourd’hui dans les pages du quotidien Le Devoir,  le chroniqueur de théâtre Alexandre Cadieux nous présente l’expérience Que vaut ta présence ? en cours au Théâtre aux Écuries de Montréal. Les spectatrices et les spectateurs sont invités à fixer eux-mêmes le prix de leurs billets pour assister à une représentation de Richard III (photo).      

L’expérience, c’est de s’arrêter pour réfléchir à cette présence et concrètement à sa valeur et puis bousculer un peu nos habitudes qui tendent à nous faire considérer un spectacle comme un quelconque autre produit à consommer. Plutôt que de voir la «pièce», le «show», le «spectacle» comme un «produit culturel», peut-on plutôt considérer notre venue au théâtre comme un rendez-vous, une rencontre, une expérience humaine…  

Il est bien d’interroger le public à cet effet, mais cette réflexion doit d’abord s’amorcer chez les pourvoyeurs de ces «produits». Comme le mentionne M. Cadieux, «l’offre dépasse (et de beaucoup) la demande dans le secteur culturel». Les gens choisissent d’investir dans un événement ou un  produit en fonction de «leurs goûts personnels, de la notoritété des artistes, des critiques ou du bouche-à-oreille favorables». D’autres facteurs entrent aussi en ligne de compte (le coût, l’accessibilité et l’investissement de temps requis, entre autres), mais il est important de se rappeler que les organismes et les entreprises artistiques peuvent exercer une influence sur presque tous ces facteurs. Cela commence par offrir aux gens une expérience mémorable qui va à l’encontre du titre qui coiffe ce billet.    

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Denis J. Bertrand

 

Quelques suggestions pour votre prochaine campagne d’abonnements

Le 11 janvier 2013

Je fais quotidiennement de la recherche sur le développement de publics pour les arts afin d’être au courant des tendances et des nouveautés dans le domaine. Ces connaissances me permettent d’offrir une variété de solutions à mes clients en fonction de leurs réalités, d’alimenter ce blogue, de même que mes présentations et mes conférences. Je puise mes renseignements auprès de nombreuses sources actives dans le milieu des arts et de la culture, du marketing, des réseux sociaux et même de la politique. C’est ainsi que je suis tombé sur cet article portant sur la plus récente campagne présidentielle américaine. J’y ai puisé les suggestions suivantes pour votre prochaine campagne d’abonnements.

  • Profitez de l’hiver pour recueillir les témoignanges de clients ou d’abonnés satisfaits. Il peut même s’agir de personnes dont les vies ont été touchées de façon particulière par votre travail, un de vos produits ou un de vos événements. Ces citations pourront être intégrées à votre matériel promotionnel imprimé ou enregistrées pour une diffusion en ligne lors du lancement de votre campagne. C’est ce qu’on appelle du marketing pair-à-pair, soit le partage d’informations entre des personnes qui ont certaines caractéristiques ou certains intérêts en commun.      
  • Prenez un peu de temps ces jours-ci pour déterminer comment vous vous présenterez à vos abonnés et à vos clients potentiels au cours de la campagne. Songez à vos attributs courants et à ce qui vous distingue de vos concurrents. Racontez une histoire sympathique à votre propos, acessible à tous.    
  • Outre vos abonnés ou vos clients courants que vous solliciterez de nouveau, identifiez d’autres personnes, groupes ou entreprises susceptibles de s’intéresser à ce que vous vous avez à offrir. Procédez à cet exercice avec vos collègues de travail, les membres de votre conseil d’administration, vos bénévoles, vos partenaires et vos amis. Dressez une liste de ces personnes, groupes ou entreprises en identifiant au besoin des personnes-ressources qui peuvent vous fournir de plus amples renseignements sur le fonctionnement d’un organisme, d’une collectivité ou d’une entreprise en particulier.
  • Définissez quelle sera votre offre à vos clients et vos abonnés courants, de même qu’à vos clients potentiels. Si vos offres actuelles ne remportent pas les succès escomptés, changez-les. Vous ne savez pas comment les modifier ? Consultez des membres des clientèles que vous visez. Ces personnes auront des recommandations à vous formuler. 
  • Mettez sur pied un comité de championnes et de champions familiers avec vos abonnés et vos clients courants, de même que vos cibles potentielles. Ces personnes auront le mandat de vous promouvoir auprès des gens qu’elles côtoient socialement et professionnellement. Offrez-leur une formation appropriée. Établissez des objectifs en leur compagnie. À vous de déterminer si vous désirez que vos championnes et vos champions vendent des abonnements en votre nom. Il serait sans doute préférable qu’ils vous réfèrent simplement les clients intéressés et que vous vous occupiez des suivis nécessaires.
  • Mettez en place des mécanismes de concertation pour vos championnes et vos champions afin qu’ils puissent communiquer entre eux, partager leurs bons coups et s’encourager mutuellement. Il peut s’agir de recontres ponctuelles ou de les réunir au sein d’un groupe que vous aurez créé (et que vous animerez) sur Facebook.  
  • Vos championnes et vos champions peuvent poursuivre leurs efforts au cours de l’été. Les gens sont souvent plus détendus pendant cette période et ouverts à des propositions, comparativement au stress qu’ils ressentent lors de la rentrée automnale. 

Ces suggestions peuvent s’intégrer à vos approches établies ou en remplacer quelques composantes. En somme, misez davanatge sur des contacts directs auprès de vos clientèles cibles que sur une campagne générique qui vise tout le monde et personne à la fois. 

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Denis J. Bertrand         

 

Des approches promotionnelles controversées

Le 10 janvier 2013

L’auteure-compositrice-interprète Annick Jean et le ténor Marc Hervieux (photos ci-dessus) ont défrayé les manchettes artistiques au cours des dernières 48 heures à cause de leur participation ou réaction à des campagnes promotionnelles.

Dans le cas de Mme Jean, il s’agit de la campagne de promotion de son nouvel album Schizophrène qui doit être lancé à la fin du mois de février. Des journalistes ont mal réagi à la réception de notes anonymes similaires à celles envoyées par des kidnappeurs (du moins, au cinéma), qu’ils ont perçu comme des menaces personnelles. Aucun indice n’accompagnait ces notes quant à leur origine ou leur raison d’être. Je ne suis pas un grand fervent de ces campagnes qui emploient des annonces-amorces (teasers) souvent incompré-hensibles aux personnes qui se trouvent à l’extérieur du cercle de leurs créateurs. Ces accroches peuvent soulever un peu d’intérêt, mais leur impact est souvent de courte durée ou négligeable, surtout si elles ne sont pas accompagnées d’une indication quant à leur origine. Pour être efficace, la notion de jeu que les accompagne doit être partagée à la fois par les créateurs et les personnes auxquelles elles sont destinées (le Huffington Post Québec partage mon opinion). 

Pendant ce temps, M. Hervieux a choisi de ne pas chanter pendant les répétitions d’une nouvelle production de l’Opéra de Montréal pour protester contre l’emploi de mannequins, plutôt que d’artistes, par l’Opéra pour promouvoir ses spectacles (l’image à laquelle le ténor s’est objectée coiffe ce paragraphe). Je sympathise avec le point de vue de M. Hervieux. J’encourage souvent mes clients à mettre les artistes de l’avant pour que le public apprenne à les connaître. Mais l’Opéra de Montréal, comme plusieurs autres organismes des arts de la scène, a des défis à relever pour accroître et, dans ce cas-ci, rajeunir son public (et donc pour payer le cachet du ténor). Le recours à des images «esthétiques» (merci Frédéric Julien !) pour pomouvoir «l’esprit» d’un spectacle est une pratique courante dans le milieu des arts. L’Opéra de Montréal a décidé d’ajuster son approche pour répondre aux doléances de M. Hervieux. Je respecte cette décision car l’Opéra a déployé de nombreux efforts pour joindre de nouveaux adeptes ces dernières années. Par contre, j’espère qu’il n’abandonnera pas pour autant son approche «pré-Hervieux» qui a remporté tant de succès.

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Denis J. Bertrand

 

L’importance des recommandations personnelles

Le 9 janvier 2013

Il n’y a pas de surprise dans cette étude menée auprès de visiteurs de galeries d’art britanniques. Elle porte, entre autres, sur les raisons qui motivent les gens à fréquenter ces lieux. On y apprend notamment que « la principale source d’information au sujet d’une galerie était une recommandation personnelle (23 % des visiteurs, ce qui était beaucoup plus élevé que toutes les autres sources d’information) ». De plus, « au moins 95 % des visiteurs ont indiqué qu’ils sont beaucoup et très enclins à recommander une visite à une galerie à leurs amis ou famille ».   

Il s’agit d’une autre autre illustration de l’importance de la promotion bouche-à-oreille pour joindre de nouveaux publics. Vous pouvez contribuer à une promotion qui vous est favorable en engageant un dialogue avec vos clients et en apprenant à mieux les connaître, en leur offrant un produit ou une expérience mémorable et en les encourageant à passer le mot, lorsqu’ils sont satisfaits, dans leur entourage.  Et s’ils sont insatisfaits ? À vous de déterminer si vous êtes en mesure de prendre des actions pour corriger la situation ou leurs impressions. Le bouche-à-oreille peut être un outil à double tranchant.

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Denis J. Bertrand

 

L’Internet à la rescousse !

Le 7 janvier 2013

Une nouvelle recherche sur l’impact de l’Internet et des technologies numériques sur les efforts des organismes artistiques pour joindre de nouveaux publics et accroître leur autonomie financière a été rendue publique récemment aux États-Unis. Quelque 1 200 organimses y ont pris part. Ils y révèlent ce qui suit :

  • 83 % disent que le recours à ces nouvelles technologies leur a permis de diversifier leurs clientèles ;
  • 81 % affirment qu’elles constituent des outils de promotion très importants ;
  • 78 %  déclarent qu’elles sont très importantes pour augmenter la participation du public à leurs activités. 

Par contre, peu d’organismes utilisent l’Internet à des fins «éducatives», pour initier le public à leur milieu de travail ou à leur approche artistique, par exemple. Leur utilisation de l’Internet et des technologies numériques se limite surtout à la promotion et au financement. Pourquoi ? Les organismes manquent de temps et de ressources pour en faire davantage. Pour en apprendre plus sur le contenu de cette recherche, cliquez ici, ici et ici.

Si vous vivez une situation semblable, je vous invite à planifier l’intégration de ces nouvelles technologies (et des médias sociaux en particulier) dans vos activités, au même titre que vous les faites déjà pour vos relations de presse. Songez à des moments où vous pouvez les insérer dans votre quotidien ou dans votre processus de création. Ainsi, ils vous paraîtront moins comme un supplément de travail et davantage comme des occasions de communiquer avec vos publics.     

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Denis J. Bertrand

 

Suggestion de résolution pour 2013

Le 3 janvier 2013

Bonne année à vous tous ! Je suis heureux de vous retrouver après quelques jours de congé. Depuis mon arrivée au bureau ce matin, j’épluche les courriels reçus et ceux que je me suis expédiés au cours de la période des fêtes. En effet, malgré le congé, j’ai poursuivi mes recherches en développement de publics pour les arts. Si vous me suivez sur les médias sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn, Google+), vous aurez vu les trouvailles intéressantes que j’y ai affichées. N’ayez crainte, je reprendrai les plus importantes d’entre elles sur ce blogue prochainement. 

Entre temps, comme l’exige la tradition, je vous offre ma suggestion de résolution pour ce nouvel an : 

  • Adoptez une approche relationnelle plus humaine et plus chaleureuse avec vos publics en 2013 :  peu importe où vous vous trouvez au pays et même si vous croyez être le seul organisme artistique de votre genre dans votre communauté, sachez que les gens ont l’embarras du choix pour se divertir. Ils peuvent rester confortablement à la maison, se rendre au restaurant, chez un de vos concurrents ou au centre d’achats, prendre une marche, etc. Comme l’ont indiqué mes collègues de Conseils Marketing, dans une économie mondiale et un univers branché, « la différence entre deux produits va de plus en plus se faire via l’émotion véhiculée et non pas par le produit en lui-même. Pour cela, il faut mettre de l’humain dans vos produits, dans votre communication. » C’est en personnalisant votre approche que vous capterez et conserverez l’attention du public. Pour y parvenir, il vous suffit de prendre le temps de parler à vos clients, ces personnes qui achètent vos produits, participent à votre événement ou fréquentent votre lieu de diffusion. Rencontrez-les personnellement ou correspondez directement avec eux. Serrez-leur la pince. Saluez-les. Amorcez une conversation avec eux. Demandez à vos collègues de travail, aux membres de votre conseil d’administration et à vos bénévoles d’en faire autant. Vous apprendrez ainsi à connaître les gens qui ont choisi d’investir temps et argent chez-vous. Songez à bonifier l’expérience que vous leur offrez en tenant compte de leurs commentaires et de leurs suggestions. Ils en prendront note et vous en seront reconnaissants. En retour, ils passeront le mot pour vous dans leur entourage.

Voilà ! Ce n’est pas plus compliqué que cela. Votre familiarité accrue avec vos clients vous permettra de mieux les desservir et de cibler de nouvelles clientèles potentielles. Alors, allez-y ! Franchissez ce premier pas. Les prochaines étapes s’imposeront d’elles-mêmes.

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Denis J. Bertrand