Archives de la catégorie e ‘Services’

Le développement de publics : une priorité du Conseil des arts de l’Ontario

Le 30 octobre 2014

J’ai assisté hier à une rencontre entre les dirigeants du Conseil des arts de l’Ontario (CAO) et des membres des communautés artistiques du Grand Sudbury. Il y était question du nouveau Plan d’action 2014-2020 de l’organisme.

Le deuxième volet du Plan, intitulé Favoriser la participation du public aux arts et l’appréciation des arts, comprend un objectif qui a pour titre Appuyer la participation du public aux arts. On peut y lire ce qui suit:

Les artistes et les organismes artistiques doivent développer et approfondir davantage leurs relations avec leur public en ayant recours à des moyens novateurs – particulièrement au vu de l’évolution démographique (le vieillissement de la population et la diversité culturelle croissante, par exemple) et des nouveaux moyens qu’utilisent les gens, surtout les jeunes, pour s’impliquer dans les arts.

Ainsi, le CAO appuiera «les activités qui permettent d’accroître, d’élargir et de diversifier la participation aux arts et les auditoires des arts, visiteurs, spectateurs, auditeurs et lecteurs compris.»

Cet engagement est d’autant plus important que le Conseil a annoncé que tous les organismes qui reçoivent des fonds de projets ou de fonctionnement subiront automatiquement une diminution de 5 % de leurs subventions dès l’an prochain. Aucune entité ne sera épargnée. Cette réduction s’explique par le fait que le budget du CAO n’a pas augmenté depuis 6 ans et que le nombre de demandes qu’on lui adresse a crû de 53 %. Comme l’a affirmé la directrice des subventions, Carolyn Vesely, «95 % est le nouveau 100 %».

Autre indication que le Conseil prend le développement de publics au sérieux: il a restauré le financement du programme Compas, qui avait été réduit de 50 % il y a quelques années. Ainsi, les organismes intéressés pourrront faire appel aux services d’experts comme ma collègue Diane Chevrette et moi pour développer des stratégies qui leur permettront de rejoindre, d’accroître et de fidéliser leurs clientèles.

La tentation sera grande chez certains organismes artistiques de réagir à cette annonce en coupant dans les budgets voués à l’artistique et au marketing. Mais comme l’a répété maintes fois le gestionnaire des arts Michael Kaiser, il est préférable que les entités aux prises avec un tel défi épargnent le développement artistique et la mise en marché, l’art étant leur raison d’être et le marketing la façon d’y intéresser le public. Il vaut mieux dans ces circonstances qu’elles songent à des façons d’accroître leurs revenus plutôt que de fragiliser leurs activités de base.

C’est dans ce contexte, entre autres, que le développement de publics prend toute son importance. Ce ne sont pas des personnes ou des entreprises qui ignorent votre existence qui vous aideront à combler votre manque à gagner, mais putôt celles qui connaissent et apprécient votre travail.

Diane et moi savons qu’il est possible d’établir des rapports avec vos clientèles courantes et potentielles qui vous seront profitables non seulement en termes de fréquentation ou de consommation, mais aussi pour accroître et diversifier vos revenus. Contactez-nous si vous voulez en savoir plus.

Enfin, les organismes qui reçoivent l’appui du Conseil des arts du Canada trouveront des similitudes entre son Plan stratégique 20111-2016 et le Plan d’action du CAO. Sachez que les autres conseils des arts et entités équivalentes au pays sont confrontés aux mêmes défis que leurs collègues fédéral et ontarien.

denis-bertrand-21-decembre-2011-12_cropped3

Denis J. Bertrand

 

À propos du renouvellement et du rajeunissement des publics

Le 28 octobre 2013

Le quotidien Le Devoir a publié un article samedi dernier (26 octobre 2013) sur les efforts déployés par l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) et l’Opéra de Montréal (OdeM) pour renouveler et, surtout, rajeunir leurs publics. On y apprend ce qui suit :

  • L’OSM a créé un Club de jeunes ambassadeurs (photo), pour les 34 ans et moins. Les membres se réunissent à 19 h pour un cocktail dînatoire, ont droit à une causerie avant-spectacle, assistent au concert et se réunissent après lors d’une soirée dansante.
  • L’OSM offre des concerts hors de son lieu traditionnel de diffusion (la Maison symphonique de Montréal), notamment dans des parcs, a créé son propre festival (la Virée classique) et présente des concerts fusion classique-pop (OSM éclaté).
  • L’OSM n’interdit pas à ses spectateurs de recourir aux médias sociaux pendant une performance et les encourage activement à communiquer ainsi à certaines occasions.
  • Parmi les nombreuses actions entreprises par l’OdeM pour rajeunir ses publics, notons ses happenings de 6 à 8 au cours desquels il les invite à découvrir l’univers des opéras qu’il présente, ses générales pour les adolescents et ses programmes éducatifs. Résultats : 25 % de ses abonnés (1 200 à 1 300 personnes) sont âgés de 18 à 30 ans.

Voilà autant d’exemples d’organismes artistiques qui ont fait preuve d’innovation et d’une capacité d’adaptation, y compris en programmation, pour renouveler leurs publics. De telles actions sont à la portée de tout organisme, producteur ou diffuseur, peu importe son budget.

Vous verrez, en lisant l’article, que j’ai offert quelques conseils en matière de renouvellement et de rajeunissement des publics. Je remercie Stéphane Baillargeon pour cette entrevue.

denis-bertrand-21-decembre-2011-12_cropped11

Denis J. Bertrand

 

J’élargis mes horizons professionnels

Le 19 septembre 2013

Chères lectrices et chers lecteurs,

Je rédige des billets pour ce blogue voué au développement de publics pour les arts depuis cinq ans maintenant. C’est une tâche que j’adore. J’aime faire de la recherche et partager mes trouvailles avec vous, en espérant qu’elles vous sont utiles.

Si je suis si passionné par mon domaine, c’est parce que je suis d’abord et avant tout un amant et un consommateur des arts. Je vais souvent au théâtre et au cinéma. Je visite des galeries d’art. Je suis un grand lecteur (vive les polars, la science-fiction et les bédés !). J’adore le jazz et quand l’occasion se présente, j’assiste à des concerts de musique variés.

Cela m’attriste toujours d’assister à une performance formidable livrée devant une foule qui pourrait être plus nombreuse.  

Je tente donc de gagner ma vie à titre d’expert-conseil en développement de publics pour les arts. Mais force est de constater que les occasions qui se présentent à moi à cet égard ne sont pas aussi fréquentes que je le souhaiterais. Un nombre croissant d’organismes artistiques recrutent des agents de développement. De plus, mes clients potentiels sollicitent des subventions pour m’embaucher. Je dépends de leur capacité d’accéder aux fonds requis. 

Le milieu des arts étant une source incertaine de revenus, j’ai choisi d’élargir mes horizons et de me lancer en parallèle dans le développement de publics pour les sports. Ce secteur a besoin lui aussi de joindre et de fidéliser ses supporters. Ma collègue Diane Chevrette et moi avons déjà décroché un premier contrat dans le monde du sport universitaire et nous continuerons d’exploiter cette veine.

Pourquoi vous dis-je tout ça ? Simplement parce que vous verrez apparaître sur ce blogue des billets occasionnels qui porteront sur le développement de publics pour les sports. Les similitudes entre les arts et les sports sont nombreuses, vous n’y perdrez pas au change. Et si vous connaissez des institutions, des associations ou des organisations sportives qui pourraient avoir besoin d’un coup de main, n’hésitez pas à m’en faire part ou à me référer à qui de droit. 

Par ailleurs, les sports ne sont pas le seul nouveau domaine que je poursuis. Je me lance aussi dans la production vidéo corporative en compagnie de ma collègue Mélanie Tremblay. Voici d’ailleurs une des cinq capsules que nous avons produites cet été pour le 25e anniversaire de Cinéfest Sudbury. Nous pouvons vous aider à raconter votre histoire en images (la vidéo est un excellent outil de développement de publics, soit dit en passant). Il vous suffit de me joindre pour en savoir plus.    

Merci !

denis-bertrand-21-decembre-2011-12_cropped11

 

 

 

 

 

 

Denis J. Bertrand

 

Comment valoriser les arts dans votre entourage

Le 18 juin 2013

L’organisme Americans for the Arts a tenu récemment sa conférence annuelle où il a été beaucoup question de valorisation des arts. Ma collègue experte en développement de publics, Shoshana Fanizza, a colligé quelques-uns des gazouillis les plus intéressants rédigés par les délégués. En voici un aperçu :

  • Pourquoi les arts sont-ils un secret si bien gardé? (Réponse : se peut-il que les gens actifs dans les arts ne parlent qu’aux initiés?)
  • Les organismes artistiques doivent tenir compte des changements sociodémographiques dans leurs milieux. Ils sont entourés de gens qui font partie de la même société qu’eux.
  • Les organismes peuvent avoir recours aux nouvelles technologies pour raconter leurs histoires respectives. Il faut partager celles-ci avec de nouveaux publics. Personnalisez vos histoires. Ajoutez des détails auxquels vos interlocuteurs peuvent s’associer. Si vous êtes incapables de raconter vos histoires, trouvez des porte-parole qui s’en occuperont. Racontez de vraies histoires.
  • N’attendez pas que les gens viennent vers vous, allez plutôt à leur rencontre.
  • Donnez un sens à ce que vous faites et partagez-le.
  • Arrimez vos projets aux aspirations collectives de votre communauté.
  • Les jeunes publics ne sont pas constitués uniquement de consommateurs. Ce sont aussi des créateurs de contenus.
  • Partagez vos rêves.
  • Voyez si vos produits peuvent s’arrimer à d’autres événements.

Rien de bien nouveau dans tout ça, mais certaines évidences méritent d’être répétées.

Denis J. Bertrand

denis-bertrand-21-decembre-2011-12_cropped11

 

Survol de ma conférence au Sommet des villes créatives 2013

Le 3 juin 2013

J’étais conférencier la semaine dernière au Sommet des villes créatives 2013 qui se déroulait à Ottawa. Ma conférence avait pour titre Engagement du public envers les arts : comment resserrer les liens entre les arts et les communautés. J’y ai abordé les défis courants du milieu des arts et de la culture, l’évolution du marketing des arts et du développement des publics, l’engagement du public envers les arts, de même que les rapports entre les municipalités et les arts.

En voici un suvol :

  • Les défis : le public a un accès accru aux arts grâce aux nouvelles technologies, notamment à la maison (Illico, Netflix, Internet, etc.). Tout comme la population canadienne vieillit, il en va de même pour les consommatrices et les consommateurs d’art. Dans ce contexte, les organismes artistiques doivent assurer un roulement et un certain rajeunissement de leurs publics. Par ailleurs, la croissance de la population canadienne passe et passera d’abord par l’immigration. Pour les organismes artistiques actifs dans des arts de souche européenne (théâtre, musique classique, opéra, danse, etc.), le défi sera d’être pertinent auprès de nouveaux citoyens qui ne possèdent pas nécessairement les mêmes références culturelles. S’ajoutent à cette énumération des défis bien connus : une offre qui surpasse la demande, le plafonnement ou la réduction du financement public, le plafonnement de l’assistance et un gouvernement fédéral qui méprise les arts (ici et ici, entre autres).
  • Marketing des arts et développement des publics : puisque l’offre excède la demande, les organismes artistiques et les artistes doivent se démarquer de la concurrence. Ils y parviendront en cultivant des rapports étroits avec leurs publics, en faisant preuve de transparence (en parlant publiquement de leurs projets en cours, par exemple), en allant à la rencontre des gens, en racontant des histoires intéressantes à leur propos (pour «s’humaniser» davantage auprès de leurs interlocuteurs), en offrant une expérience mémorable (dès que les gens appellent pour acheter un produit ou franchissent le seuil du lieu de diffusion) et en remerciant leurs publics de leur appui. 
  • L’engagement du pubic envers les arts : «nouvelle» approche préconisée par le Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts de l’Ontario, mais qui nous parvient de l’Europe, de l’Australie et des États-Unis en particulier, elle met l’accent sur la création de la demande pour les arts, notamment par la participation, la cocréation, l’apprentissage, la médiation, l’observation et la fréquentation. Elle veut accroître la participation des citoyennes et des citoyens aux arts et, ce faisant, augmenter l’appui public et la consommation des arts. Il y a une certaine résistance dans le milieu artistique envers cette approche, mais chose certaine, elle est incontournable.  
  • Rapports municipalités⁄arts : les municipalités et les organismes artistiques ont des défis et des intérêts en commun, notamment en matière de diversification de revenus, de gestion des changements sociodémographiques et de l’amélioration de la qualité de vie de la population. Pourquoi ne pas entreprendre un dialogue sur ces sujets ou d’autres à titre de partenaires plutôt que de subventionneurs⁄subventionnés? C’est en apprenant à se connaître davantage et en collaborant que les relations entres les administrations municipales et les organismes artistiques s’amélioreront.

Voilà donc ce modeste survol de ma présentation. Comme toujours, vos questions ou vos commentaires sont les bienvenus.

denis-bertrand-21-decembre-2011-12_cropped11

 

 

 

 

 

 

Denis J. Bertrand

 

Conférences et formations à l’horizon

Le 18 avril 2013

J’entreprends une série d’engagements à titre de conférencier et de formateur pour des événements qui auront lieu d’ici le mois de juin prochain. Voici ce qui se présente à l’horizon pour l’instant :    

C’est avec plaisir que Diane et moi pouvons agir à titre de formateurs ou de conférenciers pour votre événement, surtout pour y aborder tout ce qui a trait au développement et à la fidélisation de publics. Contactez-moi : denis@dbertrand.com.

denis-bertrand-21-decembre-2011-12_cropped

 

 

 

 

 

 

Denis J. Bertrand

 

Ma première chronique pour la Conférence canadienne des arts

Le 24 mai 2012

Je rédige une chronique mensuelle sur le développement de public pour les arts pour Le Magazine, le bulletin électronqiue de la Conférence canadienne des arts. Vous pouvez y accéder en cliquant ici

denis-bertrand-21-decembre-2011-12_cropped3

 

 

 

 

 

 

Denis J. Bertrand

 

Un printemps chargé

Le 5 avril 2012

Je parle rarement de ce qui m’occupe au-delà de la rédaction de ce blogue, mais quand les nouvelles sont bonnes, c’est agréable de les partager.

J’agirai à titre de conférencier à trois reprises au cours des deux prochains mois auprès :

Entre temps, je travaille avec Diane à la préparation de stratégies de développement et de fidélisation des publics pour des compagnies de théâtre et des diffuseus des arts de la scène de l’Ontario et du Québec.

Heureux d’un printemps qui m’chauffe la couenne ! (dixit Paul Piché)

Denis J. Bertrand

 

Je participerai à Contact ontarois 2012

Le 8 décembre 2011

C’est avec plaisir que je vous annonce que je serai présent à Contact ontarois 2012, le marché des arts de la scène organisé par Réseau Ontario. L’événement aura lieu du 11 au 14 janvier 2012, à Ottawa. Je participerai à une table-ronde qui aura pour thème Le développement de public, c’est l’affaire de tous !. De plus, j’animerai un atelier intitulé Les nouvelles technologies et la promotion des programmations artistiques, destiné aux diffuseurs spécialisés et pluridisciplinaires. Ces deux activités se dérouleront le jeudi 12 janvier. Je vous invite à venir m’y rencontrer !      

Denis J. Bertrand

 

Comment se passe votre début de saison ?

Le 11 novembre 2011

La saison artistique 2011-2012 est en marche depuis quelques semaines déjà et l’heure est aux premiers bilans. Par exemple, avez-vous atteint vos objectifs de ventes d’abonnements, de forfaits, de billets ou de produits (livres, CD, etc.) ? Vos taux d’assistance sont-ils à la hausse, à la baisse ou plafonnent-ils ? Vos ventes en général se portent-elles bien ou y aurait-il place à de l’amélioration ? Êtes-vous déçus des résultats obtenus malgré vos meilleurs efforts ?

Sachez qu’il y a des solutions à vos défis. 

diane-3

Ma collègue Diane Chevrette (photo) et moi sommes en mesure de les trouver en votre compagnie. Diane est consultante en marketing direct et relationnel pour le milieu culturel, ainsi qu’en mise en place ou révision des opérations de billetterie. Elle possède plus de vingt ans d’expérience dans le domaine et compte parmi ses clients la Salle Albert-Rousseau (Québec) et le Cirque du Soleil. Pour ma part, j’oeuvre dans le domaine des arts, des communications et du marketing depuis plus de 30 ans, dont une dizaine d’entre elles vouées tout particulièrement au développement de public. J’ai produit des stratégies en la matière pour des clients tels que le Théâtre du Nouvel-Ontario (Sudbury), le Théâtre du Rideau Vert (Montréal), le Centaur Theatre (Montréal), La Nouvelle Scène et ses compagnies résidantes (Ottawa), Dusk Dances (Toronto) et le Festival littéraire Frye (Moncton).

Nos connaissances en développement de public pour les arts nous permettent de vous proposer une variété de stratégies taillées sur mesure pour joindre et fidéliser vos publics acquis et potentiels. Par exemple, nous pouvons :

  • Procéder à une analyse de vos ventes.
  • Dresser un portrait de votre clientèle actuelle.
  • Analyser votre prochaine saison ou la prochaine édition de votre événement afin d’identifier les nouveaux publics susceptibles de s’y intéresser.
  • Recommander les approches et les outils requis pour communiquer avec vos clients les plus fidèles et les gens que vous aimeriez accueillir chez vous.
  • Développer des programmes de fidélisation qui assureront le retour de votre public acquis et des nouveaux venus.
  • Vous appuyer, au besoin, avec la mise en oeuvre de votre plan de développement et de fidélisation de public.

Nous pouvons discuter de vos défis sans aucune obligation de votre part. Parlons et voyons si nous pouvons travailler ensemble. Nous pourrons ensuite vous soumettre, si vous le désirez, un devis pour nos services. Pour nous joindre, il suffit de cliquer ici ou de composer le 514.946.3466.

Sachez que nous pouvons animer aussi des ateliers pragmatiques sur le développement et la fidélisation du public.

Andy Warhol affirmait :

On dit que le temps change les choses, mais en fait le temps ne fait que passer et nous devons changer les choses nous-mêmes.

Nous vous invitons donc à faire un geste pour explorer les nouvelles avenues qui s’offrent à vous pour votre saison en cours ou pour 2012-2013. Au plaisir !

P.-S. Si vous êtes pleinement satisfaits de votre rendement, félicitations ! Par contre, si vous connaissez des pairs qui pourraient profiter de nos services, n’hésitez pas à leur acheminer un lien vers ce billet. Merci !

Denis J. Bertrand